UNIVERSITÉ PARIS-I PANTHÉON-SORBONNE – Des droits d’inscription presque multipliés par 10
À l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, l’automne 2025 a été marqué par une mobilisation contre l’application effective des droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires (projet discuté depuis octobre et suivi d’un vote du CA le 1er décembre). Dès la rentrée universitaire 2026-2027, ces étudiants devront s’acquitter de droits nettement plus élevés, atteignant 2 895 euros pour une licence et 3 941 euros pour un master, contre 178 euros et 254 euros auparavant : une multiplication par près de 10 (CVEC comprise) selon le niveau d’études.
Cette décision, prise dans un contexte de fortes contraintes budgétaires pour les universités françaises, est présentée par la présidence, qui démarre son second mandat, comme une nécessité pour rééquilibrer les comptes de l’université. Mais l’annonce de cette hausse a provoqué une mobilisation significative, d’abord chez les étudiant·es, puis plus largement. Une grande partie de la communauté universitaire a exprimé son opposition à cette mesure discriminatoire. En parallèle des blocages du CA, d’AG et de rassemblements, un collectif d’enseignant·es-chercheur·ses et de personnel a publié une lettre ouverte dénonçant l’impact social et académique de la hausse, notamment sur les étudiant·es déjà précaires.
À la suite d’une assemblée générale de doctorant·es en décembre dernier, des collègues de différentes UFR (géographie, langues) ont annoncé entamer une action de rétention de notes, comme cela avait déjà été le cas dans des luttes passées et victorieuses à Paris-I, et entendent maintenir la pression sur la présidence, qui renie, avec cette augmentation, ses engagements, exprimés lors de son premier mandat.
Les sections SNESUP-FSU de l’université Paris-I