UNIVERSITÉ DE BRETAGNE OCCIDENTALE – Des nouvelles de l’Ouest : l’INSPÉ attaqué

Publié le 30 janvier 2026

À l’université de Brest, la rentrée 2025 s’est faite sous le signe du bras de fer budgétaire avec le rectorat : campagne d’emploi, accréditations de la licence professorat des écoles (LPE), du master enseignement et éducation (M2E), doublés pour ces derniers points d’un manque criant de concertation. La mainmise du rectorat sur les décisions qui engagent l’avenir de l’université semble sans limite, puisque le budget est l’unique baromètre, et le seul outil de pilotage finalement. Ainsi, le contrôle des capacités d’accueil des formations LPE et MEE a entraîné la fermeture du site de l’INSPÉ de Quimper et une réduction de voilure drastique de l’activité de tous les sites de l’INSPÉ, et certainement d’autres à venir. Que l’on soit d’accord ou pas avec la LPE, la carte bretonne de cette formation qui se veut vecteur d’ascenseur social apparaît lacunaire. Mais on comprend mieux les intentions du rectorat, qui refuse l’ouverture d’une LPE à Vannes portée par l’INSPÉ de Bretagne tout en autorisant son ouverture par l’UCO (Université catholique de l’Ouest). La trahison, par ce gouvernement et l’État, de l’enseignement supérieur public se poursuit donc.

Par ailleurs, l’année 2025 s’est terminée dans la tristesse avec la disparition de René Olier, secrétaire de la section sciences de l’université de Bretagne occidentale pendant plus de quinze ans et jusqu’à sa retraite, en 2010. Il était resté en contact avec la section, nous rejoignant à l’occasion d’un pot et surtout, toujours, dans les manifestations, grand marcheur qu’il était. Il a accueilli un grand nombre d’entre nous au SNESUP-FSU, nous amenant tranquillement à participer à la vie démocratique de notre université, nous montrant par l’exemple comment faire, avec son sérieux tenace et sans esbroufe. Croiser le fer avec nos adversaires au moment du basculement de la LRU était très important, nécessaire, et il a su le faire avec courage, et aussi une certaine jubilation ! De nombreux collègues, syndiqués ou non, ont fait part de leur émotion à sa disparition, nous avons souhaité écrire ces quelques lignes d’hommage modeste mais sincère à notre camarade.

Frédérique Plantevin, pour le bureau de la section SNESUP-FSU de l’université de Bretagne occidentale