UNIVERSITÉ DE BORDEAUX – Recul de la participation aux élections aux conseils centraux

Publié le 19 février 2026

Les élections aux conseils centraux de l’université de Bordeaux (UB) qui se sont déroulées en décembre ont vu un net recul de la participation, et des listes Pour une université démocratique et solidaire, soutenues par la FSU et la CGT. Absente auparavant, la CFDT présentait des listes dans les collèges E-EC.

Dans le collège A, la participation est passée de 69 % (2021, introduction du vote électronique) à 59 % cette année. La liste « présidentielle » (M. Tuñon de Lara 2017, D. Lewis 2021-2025) est stable, autour de 71 %. Nous perdons 11 points (16,7 %) et près de la moitié de nos voix, et un siège au profit de la liste CFDT (12,5 %). Dans le collège B, le taux de participation, qui était de 60 % il y a quatre ans, est retombé à 46 %, quasiment au niveau de 2017, avant le vote électronique. La liste présidentielle se tasse un peu (47,9 %), nous perdons 15 points (34,5 %) et près de la moitié de nos voix, et un siège au profit de la CFDT (17,6 %). Dans le collège C (Biatss), la participation est stable, la CGT perd 1 point et le SNPTES près de 6, la CFDT gagne 2,5 points et la liste Collectif Biatss en gagne 4, et passe en tête dans le collège C.

Une lettre intersyndicale (CFDT, CGT, SNPTES et FSU) a été envoyée à la commission électorale pour protester contre le détournement opéré par ce Collectif Biatss, qui affichait sur son bulletin de vote une longue liste de soutiens individuels, dont des chefs de service.

La sensation vient du collège D (usagers). La participation est stable (près de 9 %), la liste Inter’Assos chute de 49 % à 32 %, talonnée par Le Poing levé, qui bondit de 4 %, à plus de 31 %. L’UNEF est à 21 % (10 % en 2021, mais 30 % en 2017) et l’UNI recule de 16 %, à moins de 10 %.

Nous perdons donc pas mal de plumes, et nous sommes probablement les premiers touchés par le recul de participation, surtout dans le collège B. Nous avons rencontré des difficultés dans le processus de constitution des listes, une certaine fatigue et une perte de mordant qui reflètent la morosité ambiante dans l’ESR.

Bénéficiaire de l’opération Campus, appuyée sur son Idex et lauréate de nombreux appels à projets – mais au prix d’une pression sur tous les services –, l’UB a pu jusqu’ici sembler limiter la casse. Après avoir tenté de jouer le jeu de l’autonomie et même des COMP, elle entre à son tour dans le dur budgétaire : déficit, coupes dans les emplois statutaires, menaces sur les antennes locales.

À nous de relancer la dynamique syndicale, notamment auprès des jeunes collègues. C’est l’enjeu des semaines et mois qui viennent.

La section SNESUP-FSU de l’université de Bordeaux

* L’université de Bordeaux résulte de la fusion des universités Bordeaux-I (sciences et technologies), Bordeaux-II (santé et SHS) et Bordeaux-IV (droit, éco, gestion).