UNIVERSITÉ TOULOUSE JEAN-JAURÈS – Fin de règne désastreux
À moins d’un an de la fin du second mandat à la présidence de l’université Toulouse Jean-Jaurès (UT2J) d’Emmanuelle Garnier – élue grâce au soutien du SGEN-CFDT –, le bilan est catastrophique. Notre université fait les frais d’une gouvernance autoritaire, opaque et dépourvue de toute vision et ambition politique, alors que l’UT2J compte et rayonne au niveau national, tant en formation qu’en recherche en sciences humaines et sociales, lettres, langues et arts. L’UT2J n’occupe qu’un strapontin en tant qu’établissement associé et ne dispose que d’une voix sur 41 au conseil d’administration de l’établissement public expérimental dénommé « université de Toulouse ».
Par ailleurs, la présidente de l’UT2J présentait encore la situation financière de l’établissement comme non préoccupante en juin 2025, puis basculait tout à coup dans un discours catastrophiste avec la mise sous tutelle du rectorat comme chiffon rouge ultime à partir de septembre de la même année. Cette quasi-faillite justifiant une campagne d’emploi réduite de 50 % des postes, sans concertation avec les composantes, et un cadrage de l’élaboration de la future offre de formation 2027-2032 purement financier et comptable, faisant fi de la cohérence et de la qualité pédagogiques. Sans compter l’explosion des situations de souffrance au travail, non prises en charge par la présidence et conduisant à la mise en danger de nombreux·ses collègues enseignant·es-chercheur·ses, enseignant·es, ou administratif·ves ou assimilé·es.
Le SNESUP-FSU travaille à la construction d’une proposition d’alternance fondée sur un projet collectif ambitieux et réaliste permettant de restaurer la démocratie universitaire et le bien-être au travail, et de redonner sens à nos métiers.
Clarisse Barthe, secrétaire de la section SNESUP-FSU de l’université Toulouse Jean-Jaurès