UNIVERSITÉ DE LIMOGES – Fatigue, incompréhension et découragement montent à l’université de Limoges
Malgré 20 vice-présidents pour 17 000 étudiants, moults chargés de mission et conseillers, les problèmes persistent sur le terrain. L’absence de feuille de route claire dans des processus cruciaux, comme la campagne d’emploi, génère flou et incompréhensions.
L’Inspé est malmené par la réforme en cours, avec de multiples tractations sur les futurs recrutements des professionnels des premier et second degrés. Certains services souffrent de la non-pérennisation de postes promis, de managements inefficaces ou autoritaires. D’autres composantes manquent de salles adaptées pour les examens, obligeant à multiplier salles et surveillants et parfois à déroger au cadre réglementaire. La multiplication des demandes d’adaptation individuelle des étudiants prolonge les sessions, surchargeant les collègues. Les directions de mémoire, sous-payées, sont plus lourdes face à des étudiants moins autonomes et plus stressés.
Il y a moins de collègues titulaires pour faire tourner les responsabilités. On observe un découragement et un épuisement généralisés des responsables de formation, de département et de service. Les injonctions à réaliser des tâches administratives de plus en plus lourdes (fiches FBF, Qualiopi, communication sur les formations, suivis d’étudiants en situation particulière, personnalisation des parcours, etc.) et le turn-over des services supports accentuent la charge mentale. Les déclarations de risques psychosociaux se multiplient. S’ajoute à cela le COMP, une usine à gaz infernale, qui fait entrer l’université de Limoges dans une logique adéquationniste et de régionalisation de l’ESR.
Finalement, l’ensemble de ces éléments se traduit par des pressions constantes sur le personnel. Ce qui manque aujourd’hui est une méthode claire et des priorités répondant aux urgences de terrain. Il faut moins de communication descendante ou promotionnelle, plus de coconstruction structurée et surtout des actions concrètes et des moyens à la hauteur des missions, pour redonner du sens et de la confiance.
La section SNESUP-FSU de l’université de Limoges