UNIVERSITÉ CLAUDE-BERNARD LYON 1 – Les étudiant·es de Staps mobilisé·es pour leur avenir

Publié le 9 avril 2026

Les inscriptions sont en cours sur la plateforme Mon Master pour l’année 2026-2027 et les étudiant·es découvrent les inégalités territoriales, disciplinaires et économiques, en matière de poursuite d’études et de préparation au concours. Là où des L3 non lauréat·es du concours auront accès à la rentrée à une nouvelle préparation diplômante dans le cadre du master éducation et enseignement (M2E), le nouveau master destiné notamment à accueillir les lauréat·es de L3, d’autres n’auront accès qu’à des préparations de type « DU » ou préparations au concours autofinancées, voire à rien…

En Staps, plus de 1 800 étudiant·es sont concerné·es tant la pression et la concurrence avec les M1 sont fortes. Vingt-deux centres Inspé sur 33 ouvrent des places à la rentrée 2026 en M2E pour les L3 non lauréat·es du Capeps. À Lyon-I, la présidence refuse de le faire, prétextant un désaccord des autres universités lyonnaises et une volonté d’avoir une politique commune de site. Cent trente étudiant·es de Staps de L3 sont ainsi sans possibilité de poursuite d’études.

Réuni·es en AG avec leurs enseignant·es, le 10 mars, les 150 étudiant·es de licence Staps se sont ensuite rassemblé·es devant les bâtiments de la présidence de Lyon-I pour faire entendre leurs demandes : des places dans le master M2E et le refus d’être inscrit·es dans des formations non diplômantes pendant que d’autres seront en master pour préparer à nouveau le concours. Ils et elles refusent également les inégalités entre filières – à Lyon-I, 120 places sont ouvertes pour les étudiant·es non lauréat·es du CRPE (professorat des écoles) pendant que les étudiant·es de Staps ou ceux qui se préparent à d’autres concours de second degré se voient interdit·es d’accès en master. Ils·elles dénoncent aussi les inégalités en termes de droits d’inscription, puisque nombre de formations privées (Ifepsa Angers, Ileps, Rennes, etc.) proposeront des places avec un coût au-delà de 5 000 euros par an pour les étudiant·es.

À la suite de leur mobilisation, une délégation de cinq personnes a été reçue par la présidence pour discuter des différentes solutions. La balle est désormais dans le camp de la présidence. Les étudiant·es se coordonnent parallèlement avec les autres étudiant·es de Staps dans le reste de la France pour préparer une réponse nationale.

La section SNESUP-FSU de l’université Lyon-I