UNIVERSITÉ BOURGOGNE EUROPE – Réexamen du projet de schéma pluriannuel de stratégie immobilière
Le dernier conseil d’administration de l’université Bourgogne Europe (UBE) a procédé à un réexamen du projet de schéma pluriannuel de stratégie immobilière (SPSI) 2023-2027 de l’UBE, à la suite de la réception d’un avis défavorable du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace d’une part, et d’un avis également défavorable de la direction de l’immobilier de l’État (DIE) d’autre part.
Le diagnostic démontre de forts besoins de mise aux normes et de rénovation, avec 47 % des biens qui sont dans un état peu ou pas satisfaisant sur un parc dont plus de la moitié des bâtiments sont amiantés. À cela s’ajoutent des bâtiments fortement consommateurs du point de vue énergétique. La DIE souligne que le projet de l’établissement est contraire aux objectifs de réduction de surfaces de la politique immobilière de l’État et elle reproche également à l’établissement un taux d’occupation des surfaces d’enseignement trop faible (il est de 64 %, quand l’indicateur attendu est de 68 %).
L’établissement se voit enjoindre d’identifier également les sous-occupations de bureaux (calculer un ratio d’occupation), de poser un diagnostic sur les activités de recherche et de construire une stratégie permettant de « se resserrer ». L’établissement se voit également imposer de mutualiser les locaux avec d’autres opérateurs de l’État, services ou collectivités. La DIE reproche aussi à l’UBE de ne pas avoir analysé l’occupation des bibliothèques universitaires.
Le ministère, quant à lui, demande à l’établissement d’engager sans délai un nouveau SPSI davantage « optimisé », afin de garantir la soutenabilité de la stratégie immobilière de l’université. Les besoins de rénovation sont pourtant immenses : 85 bâtiments font l’objet de points d’attention relatifs aux installations électriques, 64 bâtiments présentent un risque lié à l’amiante, et 69 bâtiments un défaut d’accessibilité. Le défi de rénovation énergétique pour réduire la consommation énergétique et pour permettre une adaptation aux conditions climatiques devrait être une priorité de l’État.
Peggy Cénac, élue CA de l’université de Bourgogne, secrétaire de section, et Laurence Maurel