ENS LOUIS-LUMIÈRE – Une mise en conformité obtenue de haute lutte grâce au SNESUP-FSU

Publié le 2 septembre 2026

La pédagogie est l’art de la répétition, mais au sein des instances, en premier lieu au sein du CSA consacré au dialogue social, l’exercice est contre-productif. À titre d’exemples, réclamer ce que les représentant·es du personnel doivent obtenir et évaluer de droit ; demander la mise en conformité avec les textes réglementaires, et que les procès-verbaux des réunions soient fidèles aux débats ; en un mot, obtenir la base relève d’un véritable steeple-chase avec toutes les tensions et l’épuisement mental et physique qu’une telle situation génère.

À l’ENS Louis-Lumière (Seine-Saint-Denis), dernier exemple en date d’une longue série : dans une école nationale d’enseignement supérieur publique, de surcroît centenaire, il a fallu déployer une somme de moyens pour mettre en conformité une note de cadrage relative au règlement des heures d’enseignement. Face à la version abracadabrantesque imposée de manière soudaine (31 mars), sans consultation aucune des représentants du personnel, en pleine finalisation des nouvelles maquettes pédagogiques, et alors que la charge d’examens et celle liée à l’encadrement et aux soutenances des mémoires de master 2 étaient maximales, il a fallu inscrire en urgence ce point à l’ordre du jour du CSA d’avril (16 avril). Il a fallu expliquer, répéter, insister, réunir un CPTA extraordinaire (5 mai) – organe équivalent au conseil académique dans les universités –, organiser un CSA également extraordinaire (26 mai), et surtout demander l’arbitrage du ministère au plus haut niveau de la direction générale des ressources humaines (lettre-réponse du 6 mai), grâce au SNESUP-FSU, pour obtenir une évidence : des dispositions respectueuses des textes, en premier lieu qui tiennent compte des différents statuts du personnel enseignant.

Certes, l’ENS Louis-Lumière (148 étudiant·es en moyenne) est un établissement qui compte actuellement plus d’une trentaine de membres de personnel administratif et technique, et moins d’une trentaine d’enseignant·es titulaires, dont plusieurs assument des charges administratives telles que l’élaboration des emplois du temps et la saisie de factures. Les enseignements sont fondés en large partie sur la pratique en lien avec des cursus professionnalisants, lesquels forment également à et par la recherche. Le recours à de nombreux·ses professionnel·les extérieur·es comme vacataires, lesquel·les favorisent l’insertion professionnelle des étudiant·es, est courant. Mais invoquer la singularité et la petite taille de l’école comme excuse serait illusoire.

La section SNESUP-FSU de l’ENS Louis-Lumière