INSPÉ DE TOULOUSE – Moratoire sur l’application du quota de 50 %, l’Inspé de Toulouse suspend ses travaux
Le personnel de l’INSPÉ – enseignant·es-chercheur·ses, enseignant·es, Biatss et personnel relevant des corps du 1er et du 2d degré – porte collectivement, depuis des décennies, une formation universitaire exigeante des futur·es enseignant·es et personnel d’éducation, aujourd’hui inscrite dans un continuum licence-master-formation continue. Ce continuum repose notamment sur une coopération partenariale historiquement ancrée entre l’Inspé, les universités du site et les services académiques.
Nous apprenons que les services du rectorat de Toulouse exigent désormais une application immédiate du quota de « 50 % d’heures assurées par des professeur·es des premier et second degrés » dès la rentrée 2026. Or, une mise en oeuvre brutale, traitée comme un impératif arithmétique pour chaque site et chaque parcours, produit mécaniquement des effets contre-productifs déjà identifiés : désorganisation des formations, fragilisation des sites, pertes de compétences, avec pour conséquence déjà perceptible la montée des risques psychosociaux.
Par ailleurs, une formation de qualité nécessite une cohérence des enseignements et des équipes, soutenue par la recherche, ce qu’une intégration précipitée et non préparée de nouveaux collègues, qui eux·elles-mêmes devront êtres remplacé·es dans leurs établissements d’origine, ne permettra pas.
Au-delà, cela aggravera la violence institutionnelle déjà induite par la réforme qui engendrera un redéploiement forcé dans un contexte de tensions de service.
Le personnel de l’Inspé constitué en AG mi-février 2026 a voté par conséquence pour une demande de moratoire avec, comme conséquence, la suspension des travaux autour des nouvelles maquettes LPE et M2E.
Depuis cette demande, de nouvelles discussions viennent d’être engagées entre l’intersyndicale et les différent·es acteur·rices institutionnel·les.
La section SNESUP-FSU de l’Inspé de Toulouse