8 Mars – Changer les mentalités, changer les lois
Publié le 19 février 2026
Le 8-Mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, grève féministe dans l’enseignement supérieur et la recherche et partout ailleurs !
Cette journée est une étape de lutte décisive pour construire une société réellement démocratique, d’égalité et de justice sociale. C’est aussi un temps fort de solidarité internationale où le mouvement social féministe doit imposer un véritable rapport de force pour faire entendre ses exigences.
Le SNESUP-FSU réaffirme son engagement et sa solidarité avec toutes les femmes et les peuples qui se soulèvent pour l’égalité, la démocratie et la justice sociale et avec toutes celles qui, dans de nombreux pays du monde, subissent de plein fouet les conséquences des guerres et des politiques conservatrices et réactionnaires.
En France, les services publics, où les femmes sont à la fois massivement salariées et principales usagères, subissent des coupes, suppressions de postes, fermetures de classes, de lits, de structures de proximité. Outre la persistance des inégalités économiques, les violences sexistes et sexuelles au travail restent nombreuses et encore trop souvent impunies. S’y ajoutent également des attaques directes contre les pensions et contre les droits des agentes telles que la décote salariale de 10 % en cas de congé maladie ordinaire, y compris pour les femmes enceintes, et le projet de diminution des jours pour enfant malade. Cette politique constitue une violence sociale ciblée contre les femmes, déjà surreprésentées dans les emplois les plus précaires, à temps partiel imposé, avec des carrières discontinues et des pensions amputées.
Dans l’enseignement supérieur et la recherche, les chiffres montrent que les inégalités persistent également. Les écarts de rémunération peuvent en effet atteindre plus de 10 % chez les enseignant·es-chercheur·ses contractuel·les et les responsabilités restent confisquées par les hommes.
Parallèlement, deux chantiers majeurs sont ouverts qui peuvent devenir des leviers pour lutter contre les inégalités : la renégociation des accords d’égalité professionnelle dans la fonction publique et la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale. Avec la FSU, le SNESUP refuse qu’ils soient transformés en vitrines sans contenu et exige une application effective et contraignante du principe « à travail de valeur égale, salaire égal », ainsi que des plans d’action dotés de moyens et d’obligations de résultat. Il porte l’exigence d’égalité au travail et dans toute la société pour les femmes d’ici et d’ailleurs, pour les agentes, actives ou retraitées, et les usagères des services publics.
Le SNESUP-FSU appelle à construire et à opposer une réponse collective et globale à ces inégalités et à s’engager massivement à l’occasion du 8-Mars dans la grève féministe et dans les mobilisations. n
Dossier coordonné par ANNE ROGER
SOMMAIRE :
Des inégalités persistantes dans l’enseignement supérieur et la recherche, par RAYMOND GRÜBER, pp.10-11
L’index d’égalité professionnelle : quantifier pour abolir les inégalités ? par VINCENT-ARNAUD CHAPPE, p.12
Compter, oui, mais comment ? par HÉLÈNE GISPERT, p.13
« Nous portons l’exigence d’une véritable loi-cadre, contraignante et normative » par SIGRID GÉRARDIN ET ANNE ROGER, pp.14-15
Accord sur l’égalité professionnelle : arracher des avancées par l’action collective, par ANNE ROGER, p.16
Le sexisme n’a pas disparu, au contraire, par TRISTAN HAUTE, p.17
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