UNIVERSITÉ PARIS-NANTERRE – L’automne des mécontentements
Alors que le campus de Nanterre ressemble de plus en plus à un centre de loisirs et de moins en moins à une université de service public, le personnel est accablé en cette rentrée par les foucades d’une gouvernance autoritaire.
Depuis le printemps dernier, il y a eu pas moins de trois mouvements de grève sectoriels (à La Contemporaine, à l’agence comptable et au service des inscriptions) et une grève générale pour protester contre le refus de la présidence d’honorer ses engagements concernant le régime indemnitaire des Biatss (Rifseep).
Mais la grande affaire de la rentrée, au-delà de l’adoption d’un nouveau référentiel d’équivalences horaires faisant des heures d’enseignement à distance et des tâches administratives effectuées par les enseignant·es un travail de plus en plus gratuit, c’est bien entendu la signature contrainte d’un plan de retour à l’équilibre financier qui met en musique la fin programmée de notre université. Le gel quasi intégral des recrutements pendant cinq ans pour satisfaire les ratios de masse salariale va amputer notre université d’un quart de ses supports d’enseignant·es-chercheur·ses. Les conditions de travail déjà difficiles des titulaires restant·es ne pourront que s’aggraver et l’augmentation des charges d’enseignement ne pourra se faire qu’au détriment de la recherche et du suivi des étudiant·es.
Les syndicats de la FSU présents sur le campus (SNESUP, SNASUB, SNCS) sont bien décidés à faire entendre une voix alternative à l’occasion des élections professionnelles. Confrontés à une présidence autoritaire, qui assume son rôle de syndic de faillite, nous continuerons, envers et contre tout, à défendre les droits du personnel et des étudiant·es.
La section SNESUP-FSU de l’université Paris-Nanterre