UNIVERSITÉ DU HAVRE – Une dérive budgétaire difficile et… autoritaire

Publié le 1 octobre 2026

La tempête de la « dérégulation » de l’ESR souffle de plus en plus fort au Havre et fait céder un nombre de plus en plus important de digues de résistance construites depuis l’avènement de la loi LRU. Et avec la nouvelle accréditation des formations et laboratoires, actuellement en préparation dans un contexte budgétaire difficile, la « soutenabilité des formations », exigée par la tutelle, accentuera la dérive libérale. Quelques points des plus saillants de ces transformations :

  • une augmentation régulière et accrue du pourcentage de contractuel·les en CDI et CDD ;

  • l’ouverture du statut contractuel pour la catégorie « enseignant·es-chercheur·ses » (le président Reghem, 2012-2020, adhérent au SNESUP-FSU, avait rejeté la création d’emplois d’enseignant·es en CDI, le service public devant être assuré par des titulaires) ;

  • l’augmentation fulgurante du recrutement de contractuel·les sur des emplois faisant office de fonction support, qui apparaissent et disparaissent en fonction des financements ;

  • une demande en expansion des CPJ par les laboratoires ;

  • une dérive autoritaire avec une centralisation et un présidentialisme inédits au Havre ;

  • des menaces et intimidations proférées par certains membres de l’équipe présidentielle envers des élu·es aussi bien en CSA, au CAc, ou en CA, avec des attaques verbales directes ;

  • l’accompagnement zélé des propositions ministérielles avec la mise en place du COMP ;

  • le projet d’établissement expérimental incluant des établissements privés de la place du Havre dans la droite ligne des orientations politiques du maire du Havre et du président de la région Normandie ;

  • l’application du décret Édouard Philippe (droits d’inscription iniques pour les étudiant·es extracommunautaires) depuis maintenant deux ans qui provoque une augmentation conséquente et inédite du nombre d’étudiant·es en difficulté financière. Le nombre d’étudiant·es salarié·es a fortement augmenté, surtout pour les étudiant·es du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, sans oublier le travail non déclaré conduisant à l’exploitation de cette main-d’œuvre désespérée.

La section SNESUP-FSU de l’université du Havre