Texte sur le cycle licence

Publié le 10 avril 2011

Texte amendé adopté par le congrès de Nanterre - 2011 par : 61 pour, 0 contre, 21 abstentions, 3 NPPPV

Le congrès reprend à son compte les principes et propositions du document « Les propositions du SNESUP pour le cycle licence ».

Évaluation des connaissances

Le SNESUP rappelle que l'existence d'une seconde session est un facteur de la réussite en licence, notamment pour les étudiants salariés. Cependant, sous la forme d'une simple répétition de la 1ère session, elle est d'une efficacité très décevante. Pour qu'elle devienne véritablement une seconde chance pour les étudiants en difficulté, elle doit être conçue comme un acte pédagogique à part entière. Cela suppose notamment que les étudiants aient le choix de se présenter ou non en 2ème session sans être pénalisés (en cas d'absence) et que les équipes pédagogiques s'attèlent à l'élaboration de modalités d'évaluation spécifiques.

Concernant le contrôle continu intégral, le SNESUP s'oppose à sa généralisation imposée à toutes les formations.

De façon plus générale, la commission a évoqué plusieurs questions relatives à l'évaluation des connaissances, dont celle du contrôle continu, et propose que le congrès confie au secteur formation la mission d'approfondir ces questions.

Le paysage des formations du post-bac

La commission a évoqué plusieurs questions relatives au "paysage" des formations post-bac et leurs nécessaires évolutions : l'existence et la place des CPGE, l'existence de formations sélectives à l'intérieur et à l'extérieur des universités, la place et le rôle des IUT et des BTS, notamment dans l'accueil des bacheliers technologiques et professionnels, les conséquences de la réforme du lycée...

Dans le cadre de sa réflexion sur les formations post-bac, le SNESUP propose que l'élaboration des passerelles entre les différentes formations du post-bac soit systématisée tout à la fois pour faciliter les réorientations en cours de cursus et pour permettre les poursuites d'études de tous les diplômés. Ces passerelles ne doivent pas remettre en cause les missions et les crédits des filières professionnelles courtes permettant la poursuite d'études des bacheliers professionnels et technologiques.

La plupart de ces questions demande un approfondissement de notre réflexion via le travail du secteur formation.

Maillage territorial

Pour contrer une partie des effets négatifs de la restructuration imposée du paysage universitaire, afin de préserver et d'amplifier l'accès de tous à l'Université, le congrès du SNESUP mandate le secteur Formation, en lien avec le collectif FDE, et le secteur Recherche, pour réfléchir et proposer des actions permettant de prendre en compte le rôle primordial et particulier des sites universitaires de formation (IUFM, IUT, IFSI, ...) afin de préserver et développer le maillage territorial de l'enseignement supérieur et de la recherche. A ce propos, le SNESUP rappelle que l'élaboration d'une carte nationale des formations supérieures est inscrite dans le code de l'éducation. Cette obligation doit être respectée en se basant sur une réflexion sur les besoins sociaux et doit permettre l'accès de tous à l'ensemble des formations universitaires.

Cycle technologique

Dans le cadre de la réussite en licence et la diversification des parcours pour y parvenir, le congrès du SNESUP mandate le secteur formation pour approfondir sa réflexion sur un cycle technologique universitaire au niveau licence et au delà, s'appuyant sur l'expérience des IUT. Pour ce faire, il le mandate pour dialoguer avec tous les partenaires, dont, en premier lieu le SNES et le SNUEP.

Amendements proposés

Sur les compétences

Le SNESUP refuse l'instauration en cours de Licence de mécanismes de tri et d'orientation s'appuyant sur une notion de compétence au service des besoins des entreprises.

(adopté par 61 pour, 1 contre, 18 abstentions, 2 NPPPV)

Sur les filières d'excellence

Le SNESUP est opposé à la mise en place de voies d'excellence sélectives à l'intérieur des universités, qui romprait le principe d'égalité entre les étudiants. Il refuse à ce titre la mise en place de CPGE intégrées.

(rejeté par 45 contre, 10 abstentions, 25 pour, 2 NPPPV)