Texte sur la formation des enseignants
Texte adopté par le congrès de Nanterre - 2011 à l'unanimité moins 3 abstentions.
Rôle, missions et structure des IUFM
Le SNESUP réaffirme le rôle irremplaçable des IUFM comme structures dédiées à la formation initiale et continue des enseignants et à la recherche, notamment en éducation. Leur périmètre de missions doit être élargi à la formation initiale et continue des enseignants du supérieur en relation avec les CIES et, là où ils existent, les Services Universitaires de Pédagogie. Les IUFM doivent disposer d'une autonomie de moyens et de gestion sous un statut d'établissement d'enseignement supérieur et de recherche, dont la forme juridique reste à préciser. Leur ressort territorial étant l'académie, il convient que ce statut d'établissement revête un caractère inter-universitaire chaque fois que plusieurs universités coexistent dans l'académie.
Dans l'immédiat, pour éviter toute dérive concurrentielle, chaque formation publique aux métiers de l'enseignement doit associer l'IUFM, sous forme de cohabilitations entre établissements publics. Le congrès confie au secteur formation, au collectif formation des enseignants et au secteur services publics la mission d'approfondir cette question. Des propositions concrètes et opérationnelle doivent être présentées au prochain congrès d'études.
Aide financière aux étudiants et pre recrutement
Des dispositifs spécifiques d'aide financière aux étudiants se destinant aux métiers de l'enseignement doivent être mis en place de façon urgente. Il s'agit là d'une mesure indispensable pour lutter contre la ségrégation sociale accentuée par l'allongement des études et redynamiser l'attractivité des métiers de l'enseignement.
Le congrès confie au secteur formation et au collectif formation des enseignants la mission d'examiner les différentes possibilités (allocations d'études, pre-recrutement...) et les conditions de leur mise en oeuvre. Les propositions concrètes et opérationnelle doivent être présentées au prochain congrès d'études.
Dans l'immédiat, la situation des étudiants qui la même année sont titulaires d'un master préparant aux métiers de l'enseignement et non reçus aux concours, pose des problèmes majeurs s'ils souhaitent les présenter à nouveau. Des solutions doivent être trouvées et négociées avec le MESR avant la rentrée prochaine. Il s'agit de régulariser la situation administrative des étudiants et leur permettre de conserver leur droit à bourse, tout en assurant aux établissement les moyens financiers nécessaires, sans faire appel à des bricolage sur les inscriptions.
Les admissibles non reçus et titulaires d'un master doivent pouvoir conserver un an le bénéfice de leur admissibilité. Cette question doit être rapidement négociée avec le MEN.
Formation comme processus continu
Le SNESUP rappelle que la formation des enseignants est un processus continu qui commence en licence et se poursuit tout au long de l'exercice du métier. Différents dispositifs de sensibilisation et / ou de pre professionnalisation aux métiers de l'enseignement doivent être proposés dans les cursus de licence. Les premières années de prise de fonction doivent donner lieu à un service d'enseignement allégé assorti de compléments formations aux métiers. Dans le premier et le second degré, le service des fonctionnaires stagiaires doit comporter un tiers d'enseignement et deux tiers de formation et être assorti d'une rémunération correspondant à l'indice de départ de leur catégorie.
Concours de recrutement
Concernant la place du concours, le SNESUP réaffirme que la situation actuelle (épreuves d'admissibilité au cours du 1er semestre de M2 et d'admission en fin de M2) est la plus dommageable qui soit. Dans l'immédiat le SNESUP demande que la place des épreuves d'admissibilité soit impérativement revue, cependant il ne s'est pas dégagé de position unanime dans la commission sur la place de l'admissibilité à proposer. Plus largement, une réflexion conduisant à des propositions précises doit être poursuivie sur la nature, les modalités et le calendrier des concours, associée à la réflexion sur les dispositifs d'accompagnement financiers. Le congrès confie au secteur formation et au collectif formation des enseignants la mission d'approfondir ces questions. Les propositions doivent être présentées au prochain congrès d'études.