Rapport d’activité : le compte n’y est pas !
Rapport d’activité : le compte n’y est pas !
- par Jean-Marie Canu, Jean-Luc Godet, Isabelle Krzywkowski, Jean Malifaud, élus ÉÉ au secrétariat national au congrès de 2007
Reconnaissons d’emblée que la direction du SNESUP a su au cours des dernières semaines rester en phase avec le mouvement contre les réformes Pécresse-Darcos. Même si l’on a senti ici ou là des réticences, elle a été capable de s’insérer dans la coordination des universités, de la respecter et de travailler avec les forces vives du mouvement, au-delà de la nécessaire démarche intersyndicale ou de l’habituelle adresse aux instances universitaires. La radicalité et le caractère massif et unitaire des revendications des collègues n’y sont sans doute pas pour rien. Pour la confirmation de cette orientation, un bilan critique de la lutte contre la loi LRU doit être collectivement tiré.
Un tel retour sur les erreurs tactiques et stratégiques du SNESUP n’apparaît pourtant pas dans le Rapport d’activité. Lors de cette lutte en 2007, fallait-il en juillet commencer par organiser des Assises avec la CPU, pourtant notoirement favorable à la LRU ? Hélas pendant l’automne, l’erreur a perduré. La direction nationale s’est davantage souciée de ménager ses hypothétiques alliés dans les instances universitaires que de conduire le mouvement. Elle n’a pas su construire la grève, ni même y appeler, semblant limiter ses objectifs à de bons résultats électoraux dans les nouveaux CA.
Or, nous payons aujourd’hui les conséquences de la LRU... À cet égard, tout en relevant l’apport décisif de ses militants, nous ne pouvons évaluer positivement le bilan de la direction du syndicat et son rapport d’activité.