Pas de Zizanies face au mépris !
Pas de Zizanies face au mépris !
- par Henri Amadéi - Émancipation
Nous défendons les personnels et usagers, l’intérêt général et une conception de l’Université, de l’école et de la recherche publiques dans une société de liberté. Les contre-réformes inquiètent personnels et usagers : sans concertation, mise sous tutelle politique et économique, gestion managériale, négation de la formation professionnelle des enseignant(e)s, des missions de service public, précarisations, régimes indemnitaires discrétionnaires (BIATOSS), démantèlements (CNRS...) au profit d’agences de moyens, accentuation des inégalités au service d’une conception idéologique visant à instaurer un marché de la recherche et de l’éducation. Tous les niveaux du service public d’éducation et de recherche sont agressés ou liquidés. Celles et ceux qui ne se soumettront pas à cette logique seront mis au pas : précarisation, répression (désobéisseures...).
L’Université doit et peut être bien plus qu’un facteur économique et une source de profits. Lieu de recherche et d’enseignement, de la curiosité et de tous les savoirs, critiques et libres, non-inféodés. Se donner les moyens de réfléchir librement n’est pas un luxe, mais la condition même d’une démocratie.
Ce n’est pas le retrait ponctuel de projets de réformes que nous demandons, mais une nouvelle loi abrogeant la LRU, une vraie formation professionnelle des enseignant(e)s, un vrai service public. Les BIATOSS, chercheur(e)s, doctorant(e)s, enseignant(e)s, étudiant(e)s... mobilisés adhèrent à différents syndicats et associations. Par nature, ce mouvement, ces coordinations (d’universités, d’étudiant(e)s, de la FDE...) dépassent les positionnements. Certains adhèrent ou adhéreront à un syndicat, mais la victoire résultera de l’union sans exclusives, non des divisions syndicales. Discutons et proposons sans imposer. Seule une organisation syndicale en phase avec l’ensemble du mouvement social des universités... peut être un interlocuteur reconnu par tou(te)s.