Nanterre 2011 Contribution individuelle Marie-France Carnus, Bernard Deknuydt, Georges Hugot (Émancipation)
CONCERTATION et CONCESSION ... SPIRALE DE DESTRUCTION!
De la « Maternelle à l'Université », dans les Collèges et Lycées, la restructuration de l'Education Nationale se poursuit à marche forcée, sur le mode du processus de « BOLOGNE et LISBONNE » pour le plus grand bien des services aux ordres du CAPITALISME FINANCIER et de la « LIBRE CONCURRENCE »...
Les tendances AS/EE /UA du Snesup-Fsu co-dirigent une stratégie mortifère à l'aune des votes des Syndiqué(e)s. .. Sous les Diktats des Ministres qui n'ont de cesse, jour après jour, d'imposer leurs objectifs réactionnaires par - devers des lois et réformes qui nous conduisent tout droit à la catastrophe et à la destruction de l'ensemble du système Laïc, Républicain et Citoyen de l' Education ...
Depuis plus d'une décennie, l'Education, ses domaines universitaires et celui de la recherche subissent de plein fouet les lois et aménagements des contingentements financiers (LOLF, LOPRI, ANR, AERES, LRU, Budget global et Fondations, RGPP, PPP...), ne sont que les parties émergées d'un vaste ensemble qui ne veut pas dire son nom ...La destruction et la mise à niveau comme valeurs ajoutée .... De tous les services Publics !
C'est bien à partir de ces constats et de l'annonce d'autres encore plus dangereux, qu'un manque évident de perspectives et d'impréparation syndicale campe en rase campagne en face du cynisme gouvernemental ...
Dès lors une exigence critique de tous les secteurs de l'enseignement et de la recherche doit émerger dans nos syndicats. Des leçons doivent être tirées et nous devons dans l'urgence...Plus que jamais dans un « TOUS ENSEMBLE », ne plus espérer ni temporiser, mais faire abroger par tous les moyens cette loi inique de la « LRU » .
Son maintien serait désastreux...
Les Universités et les organismes de la Recherche subiront massivement les conséquences de la mise en place de la Loi... Et les aménagements drastiques des fusions restructurations parachèveront la mise en « coupe réglée » des postes et des moyens, le cadrage des pouvoirs universitaires et l'abandon de toute « collégialité « au bénéfice des Président ( e)s, le désengagement financier de l'Etat au profit d'une « LIBRE CONCURRENCE » .
Pour ne pas avoir relayé les luttes étudiantes et enseignantes dès 2002 contre une première « vague » de réformes, ni celles des étudiants et enseignants STAPS, ni celles contre la « LRU » en 2007 ... Sans oublier les nombreux refus et fins de non-recevoir aux « appels » et sollicitations demandés par les « coordinations » à l'automne 2007 et 2008 -2009 durant le mouvement social, les directions syndicales, plutôt que d'étendre le mouvement ont choisi délibérément de « camper » sur les positions prudentes d'un «jeu Académique», dans le renouvellement des instances et conseils imposé par une loi .... Alors que nous avions mandat de nous opposer, par tous les moyens, au projet de cette loi « LRU » et d'en obtenir son ABROGATION ! (CA de juin et juillet 2007).
Nous avons dû attendre fin 2008... Janvier 2009 pour voir se dessiner un combat UNITAIRE, une « RIPOSTE » massive et le réveil de toutes les consciences Universitaires. Depuis les Universités, organismes de Recherche, IUFM, INRP, IUT, personnels et étudiants doivent faire face aux nombreuses tentatives et projets de réformes en totale cohérence avec les objectifs scandaleux que la LOI.
Cette « loi » applicable dans toutes les universités n'a pas rencontré l'opposition syndicale unanime qu'elle aurait dû susciter. Bien au contraire, les élections aux différents conseils dans les Universités ont parfaitement éclairé les « collusions » et différences d'appréciations de notre syndicat au point d'avoir assisté passivement au ballet de listes majoritaires
« Pro-LRU » comptant bon nombre de syndiqués au Snesup !
Marie-France Carnus, Bernard Deknuydt, Georges Hugot