Motions relatives à la loi LRU votées dans les sections du CNU (au 18 février)
Motions relatives à la loi LRU votées dans les sections du CNU |
Sessions 2008 de qualifications aux fonctions de MCF et de PR : du 14 janvier au 29 février
Motions transmises par nos élu(e)s SNESUP au CNU, à la date du 18 février 2008
Section 5 : Sciences économiques
Motion relative aux PEDR et aux comités de sélection
La section 05 a pris connaissance du projet de décret relatif aux comités
de sélection.
Le CNU est une instance nationale et collégiale d’évaluation
des enseignants-chercheurs. Ses sections sont composées à parité
de personnels de rang A et B, pairs de la discipline, en majorité élus.
Chaque discipline trouve sa spécificité dans la place relative
qu’elle occupe dans la structuration en sections du CNU.
La section 05 proclame son attachement à ce que l’ensemble de ces
caractères soient réunis dans les processus d’évaluation.
Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit
la confiance de la communauté universitaire dans le CNU.
Nous souhaitons que le projet de décret prenne en compte les points suivants
:
- une référence explicite aux sections du CNU dans la constitution
des comités de sélection ;
- que les membres internes des comités de sélections soient choisis
au sein d’un vivier de pairs élus,
- que la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des
personnels de rang B soit respectée.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements.
La section 05 se préoccupe du caractère trop local de cette forme
d’évaluation des carrières et des projets de recherche.
Elle revendique que l’attribution des PEDR soit supervisée par
le CNU.
Enfin, la section 05 souhaite que la gestion locale que la loi LRU réserve
aux carrières s’accompagne d’une évaluation des enseignants-chercheurs
par le CNU.
Rennes, le 7 février 2008, 35 voix pour, 8 abstentions
Section 8 : Langues et littératures anciennes
CNU 8e section, séance de qualification, 28/30 janvier 2008 :
Dans la perspective de la formation des Comités de sélection et
de la présence en leur sein d’une proportion de spécialistes
de la discipline concernée par les postes mis au concours, la 8e section
du CNU considère comme indispensable à la qualité scientifique
des recrutements que la définition des disciplines corresponde aux délimitations
des sections du CNU – et par exemple que pour un poste de langues anciennes
classiques, seuls des enseignants chercheurs relevant de la 8e section puissent
être considérés comme spécialistes.
Section 9 : Langue et littérature françaises
La 9ème section du CNU proteste contre les modalités de recrutement des enseignants-chercheurs prévues par la LRU. Elle estime indispensable que les comités de sélection soient composés sur des bases strictement disciplinaires, entendues au sens du CNU. Elle proteste aussi contre l'attribution locale des PEDR et réaffirme son attachement au CAPES et à l'agrégation, concours nationaux.
Voté à l’unanimité.
Section 10 : Littératures comparées
La 10e section du CNU, réunie le 4 février, a adopté la motion de la CP-CNU proclamant son attachement à la représentation paritaire et disciplinaire de membres élus dans les processus d'évaluation et demandant que le PEDR soient attribuées par le CNU. La motion de la CP-CNU a été adoptée par 23 pour et une abstention :
La 10e section du CNU a pris connaissance du projet de décret relatif aux comités de sélection tel qu’il a été présenté pour avis au CTP du 29 janvier 2008.
Le CNU est une instance nationale et collégiale de l’évaluation des enseignants-chercheurs. Ses sections sont composées à parité de personnels de rang A et B, pairs de la discipline, en majorité élus. Chaque discipline trouve sa spécificité dans la place relative qu’elle occupe dans la structuration en sections du CNU.
La 10e section du CNU proclame son attachement à ce que l’ensemble de ces caractères soient réunis dans les processus d’évaluation. Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit la confiance de la communauté universitaire en le CNU.
A la lecture du projet de décret relatif aux comités de sélection,
elle est notamment préoccupée par les points suivants :
- la référence aux sections du CNU dans la constitution des comités
de sélection disparaît, laissant la place à une définition
trop vague des disciplines ;
- la constitution des comités de sélection est laissée
à l’appréciation de la direction des établissements,
au détriment de l’expertise de pairs qui, seuls, ont une connaissance
fine des exigences et des spécificités de leur discipline ;
- la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des personnels
de rang B n’est plus nécessaire.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements. La 10e section du CNU s’alarme du caractère trop local de cette forme d’évaluation des carrières et des projets de recherche. Elle revendique que les PEDR soient attribuées par le CNU.
Enfin, la 10e section du CNU, inquiète de la place de la gestion locale que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une évaluation récurrente des enseignants-chercheurs sur une période de quatre ans soit prise en charge au niveau national par le CNU.
Section 11 : Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes
La section 11 du CNU, réunie en session plénière le 8
février 2008, après avoir pris connaissance des comptes rendus
- de la rencontre du 17 décembre 2007 entre madame la ministre de l'Enseignement
supérieur et de la recherche et les bureaux des CNU
- de l'AG de la CP-CNU du 15 janvier 2008 ;
- et de la réunion du CTPU du 4 au 6 février 2008
- se félicite des évolutions constatées dans la composition
et le fonctionnement des comités de sélection (notamment parité
collèges A et B, principe de deux rapports par candidat, augmentation
de la taille des comités de sélection, possibilité d'élection
des comités, proposition de classement par le comité de sélection.)
;
- demande que la procédure d'élection des comités soit
la règle, de même que l'établissement par ces comités
d'un classement, parmi les candidats, sur chaque poste à pourvoir ;
- jugeant que le CNU est le seul garant d'une procédure équitable,
indépendante de tout contexte local, s'élève contre l'attribution
exclusivement locale des PEDR et soutient la demande de la CP-CNU d'une gestion
transparente, nationale et disciplinaire, au moins de la moitié des PEDR
par les sections compétentes du CNU ;-
- rappelle son attachement aux procédures nationales d'évaluation
: qualification par le CNU pour l'enseignement supérieur ; concours nationaux,
CAPES et Agrégation pour l'enseignement du second degré ;
- rappelle son attachement au statut de la fonction publique, seul à
même de garantir une liberté de la recherche, et demande donc que
soit limité et encadré le recours à des agents contractuels
pour exercer des fonctions d'enseignants-chercheurs ;
- apprécie l'évolution des procédures d'évaluation
des laboratoires et des équipes de recherche vers plus de collégialité
et de transparence, mais souhaite que le CNU soit étroitement associé
à la conception, au déroulement et à l'évolution
de celles-ci.
Adoptée à l'unanimité par un vote à bulletin secret.
Section 12
Motion relative aux PEDR et aux comités de sélection
La 12ème section du CNU a pris connaissance du projet de décret
relatif aux comités de sélection. Le CNU est une instance nationale
et collégiale de l’évaluation des enseignants-chercheurs.
Ses sections sont composées à parité de personnels de rang
A et B, pairs de la discipline, en majorité élus. Chaque discipline
trouve sa spécificité dans la place relative qu’elle occupe
dans la structuration en sections du CNU.
La 12ème section du CNU proclame son attachement à ce que l’ensemble
de ces caractères soient réunis dans les processus d’évaluation.
Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit
la confiance de la communauté universitaire en le CNU.
A la lecture du projet de décret relatif aux comités de sélection,
elle est notamment préoccupée par les points suivants :
- la référence aux sections du CNU dans la constitution des comités
de sélection disparaît, laissant la place à une définition
trop vague des disciplines ;
- la constitution des comités de sélection est laissée
à l’appréciation de la direction des établissements,
au détriment de l’expertise de pairs qui, seuls, ont une connaissance
fine des exigences et des spécificités de leur discipline ;
- la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des personnels
de rang B n’est plus nécessaire.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements.
La 12ème section du CNU s’alarme du caractère trop local
de cette forme d’évaluation des carrières et des projets
de recherche. Elle revendique que les PEDR soient attribuées par le CNU.
Enfin, la 12ème section du CNU, inquiète de la place de la gestion
locale que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une
évaluation récurrente des enseignants-chercheurs sur une période
de quatre ans soit prise en charge au niveau national par le CNU.
Paris, le 5 février 2008, voté à l’unanimité
des 34 présents
Section 14 : Langues et littératures romanes : espagnol, italien, ...
Motion votée le 04 février 2008 par la 14ème section du
CNU
La 14ème section du CNU, réunie en session plénière,
a pris connaissance des comptes rendus de la rencontre du 17/12/2007 entre Madame
la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et les
bureaux des sections CNU ainsi que de l’AG CP-CNU du 15/01/2008 et elle
partage les inquiétudes manifestées par les sections 26 et 27
du CNU.
Elle s’inquiète au sujet des modifications des carrières
et des statuts des enseignants chercheurs dans le cadre de l’entrée
en vigueur de la loi du 10 août 2007 (loi LRU).
Les fonctions, la composition et le mode de désignation des comités
de sélection mettent en cause les principes de représentativité
et de collégialité des commissions de spécialistes.
La 14ème section demande le respect des principes suivants :
- l’élection des membres des comités dits de sélection
pour une durée de quatre ans
- la parité A/B pour l’élection des Maîtres de Conférence
- la délimitation disciplinaire des comités de sélection
- la souveraineté des comités pour classer les candidats
- le maintien de la qualification des dossiers comme condition indispensable
pour le recrutement au sein d’un CNU composé à deux tiers
d’élus
La section soutient en outre la demande de la CP-CNU d’une gestion transparente
nationale et disciplinaire de 50% des attributions des PEDR par les sections
CNU, demandée par la CP-CNU.
La 14ème section du CNU s’oppose à toute mesure susceptible
d’affaiblir le service public et de nuire à l’équitable
évaluation des candidats au plan national. En raison de sa composition
(membres élus et membres nommés) le CNU constitue une instance
équilibrée et compétente en matière de promotions
et de recrutement des enseignants chercheurs. Il peut et doit jouer un rôle
national essentiel.
Texte voté à l’unanimité des présents moins
une abstention.
Section 18 : Architecture (ses théories et ses pratiques), arts appliqués, arts plastiques...
Motion de la 18e section du CNU votée à l’unanimité
Les membres de la 18e section du CNU, réunis ce 6 février 2008,
déclarent leur profond attachement au principe de collégialité
de décisions prises, sur la base de critères nationaux, par des
pairs à parité de rang A et de rang B majoritairement élus,
et sur des bases disciplinaires.
En ce sens, ils expriment leur désaccord avec la composition et les modalités
de mise en place des comités de sélection à l’intérieur
des établissements du supérieur.
Ils demandent :
- que ces comités de sélection soient constitués par des
pairs élus, dans le respect des champs disciplinaires liés aux
sections du CNU, et pour parité de rang A et de rang B pour le recrutement
des MCF
- que l’étude des dossiers soit faite par deux rapporteurs, sur
la base de rapports écrits, avec proposition d’un classement à
l’issue de la procédure d’audition des candidats.
Ils demandent que l’attribution des PEDR relève majoritairement
des sections du CNU pour éviter les dérives clientélistes
locales.
Ils s’inquiètent d’un possible dessaisissement du CNU de
la gestion des carrières des enseignants-chercheurs qui accentuerait
le risque de dérives clientélistes et introduirait des déséquilibres
forts entre les disciplines à l’intérieur des établissements,
et par surcroît entre les établissements eux-mêmes. Ils demandent
le maintien d'une gestion majoritairement nationale des carrières des
enseignants-chercheurs, par le CNU.
Ils marquent leur opposition au démantèlement du statut d’enseignant-chercheur,
par le recrutement de contractuels qui risquent d’accentuer la précarité,
par la modulation des services et la distribution opaque de primes.
La 18e section du CNU marque son opposition à la loi LRU et ses conséquences
néfastes, et demande qu’une consultation de l’ensemble de
la communauté universitaire soit faite pour permettre l’élaboration
d’une loi qui vise le développement d’un service public d’enseignement
supérieur et de recherche ambitieux et démocratique.
Section 19
Motion relative aux PEDR et aux comités de sélection
La 19e section du CNU a pris connaissance du projet de décret relatif
aux comités de sélection tel qu’il a été présenté
pour avis au CTP du 29 janvier 2008.
Le CNU est une instance nationale et collégiale de l’évaluation
des enseignants-chercheurs. Ses sections sont composées à parité
de personnels de rang A et B, pairs de la discipline, en majorité élus.
Chaque discipline trouve sa spécificité dans la place relative
qu’elle occupe dans la structuration en sections du CNU.
La 19e section du CNU proclame son attachement à ce que l’ensemble
de ces caractères soient réunis dans les processus d’évaluation.
Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit
la confiance de la communauté universitaire en le CNU.
A la lecture du projet de décret relatif aux comités de sélection,
elle est notamment préoccupée par les points suivants :
- la référence aux sections du CNU dans la constitution des comités
de sélection disparaît, laissant la place à une définition
trop vague des disciplines ;
- la constitution des comités de sélection est laissée
à l’appréciation de la direction des établissements,
au détriment de l’expertise de pairs qui, seuls, ont une connaissance
fine des exigences et des spécificités de leur discipline ;
- la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des personnels
de rang B n’est plus nécessaire.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements.
La 19e section du CNU s’alarme du caractère trop local de cette
forme d’évaluation des carrières et des projets de recherche.
Elle revendique que les PEDR soient attribuées par le CNU.
Enfin, la 19e section du CNU, inquiète de la place de la gestion locale
que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une
évaluation récurrente des enseignants-chercheurs sur une période
de quatre ans soit prise en charge au niveau national par le CNU.
Paris, le 30 janvier 2008
Section 20 : Anthropologie biologique, ethnologie, préhistoire?
Motion 1 : Motion relative aux PEDR et aux comités de sélection
La 20° section réunie en plénière ce jour s'associe pleinement à la motion de la CP CNU. Elle a pris connaissance du projet de décret relatif aux comités de sélection.
Le CNU est une instance nationale et collégiale de l’évaluation des enseignants-chercheurs. Ses sections sont composées à parité de personnels de rang A et B, pairs de la discipline, en majorité élus. Chaque discipline trouve sa spécificité dans la place relative qu’elle occupe dans la structuration en sections du CNU.
La 20ème section du CNU proclame son attachement à ce que l’ensemble de ces caractères soient réunis dans les processus d’évaluation. Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit la confiance de la communauté universitaire en le CNU.
A la lecture du projet de décret relatif aux comités de sélection,
elle est notamment préoccupée par les points suivants :
- la référence aux sections du CNU dans la constitution des comités
de sélection disparaît, laissant la place à une définition
trop vague des disciplines ;
- la constitution des comités de sélection est laissée
à l’appréciation de la direction des établissements,
au détriment de l’expertise de pairs qui, seuls, ont une connaissance
fine des exigences et des spécificités de leur discipline ;
- la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des personnels
de rang B n’est plus nécessaire.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements. La 20ème section du CNU s’alarme du caractère trop local de cette forme d’évaluation des carrières et des projets de recherche. Elle revendique que les PEDR soient attribuées par le CNU.
Enfin, la 20ème section du CNU, inquiète de la place de la gestion locale que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une évaluation récurrente des enseignants-chercheurs sur une période de quatre ans soit prise en charge au niveau national par le CNU.
Paris, le 7 février 2008
Motion 2 : A l’heure des débats de société
sur « l’identité nationale », l’identité
européenne et l’identité humaine où la contribution
de nos trois disciplines (ethnologie, préhistoire, anthropologie biologique)
est essentielle, la 20e section du CNU réunie en session plénière
ce jour exprime ses vives inquiétudes sur le devenir de nos disciplines
ainsi que sur les carrières et les statuts des enseignants-chercheurs
dans le cadre de l’entrée en vigueur de la loi du 10 août
2008 (Loi LRU).
L’article 19 de la loi LRU permet aux présidents d’Université
de recruter des agents contractuels en CDI pour assurer des fonctions d’enseignant-chercheur
(nouvel article L954-3 du code de l’éducation). La section est
opposée à la précarisation croissante des enseignants-chercheurs
et des chercheurs, générée par le recrutement de contractuels
et/ou vacataires. Elle rappelle que seuls les emplois statutaires de la fonction
publique sont en mesure d’assurer la qualité du service public
d’enseignement supérieur et de recherche. La 20e section réitère
par conséquent la demande de maintien et de création massive de
postes statutaires.
Paris, le 7 février 2008, motion votée à l’unanimité
Section 21 : Histoire, civilisation, archéologie, et art des mondes anciens et ...
Motion votée par la 21e section du CNU à l’unanimité
moins 3 abstentions.
La 21e section du CNU, réunie en assemblée plénière
le 30 janvier 2008, s’associe aux motions votées par la SOPHAU
et la SHMESP au sujet de la LRU et demande instamment dans le cadre de la mission
qui lui est confiée :
1) qu’aucun recrutement des enseignants-chercheurs ne se fasse sans qualification
préalable du CNU
2) que la notion de discipline évoquée dans la loi et le décret
d’application pour le choix des membres des comités de sélection
soit définie par référence aux sections du CNU
3) que soit respecté au sein des comités de sélection le
principe de la parité des corps d’enseignants-chercheurs ainsi
que le principe du recrutement par des pairs élus
4) que l’attribution de la moitié des PEDR soit confiée
au CNU.
Section 22 : Histoire et civilisations : histoire des mondes modernes...
Motion votée à l’unanimité par la 22e section du
CNU
La 22e section du CNU (histoire moderne et contemporaine, histoire de l’art
moderne et contemporain, histoire de la musique), réunie en assemblée
plénière le 8 février 2008, réaffirme son attachement
à l’existence de critères disciplinaires nationaux dans
l’évaluation des aptitudes à entrer dans l’enseignement
supérieur. Elle s’associe à la motion votée le 31
janvier par la 21ème section du CNU au sujet de la loi LRU et demande
instamment, dans le cadre de la mission qui lui est confiée :
1) qu’aucun recrutement des enseignants-chercheurs ne se fasse sans qualification
préalable du CNU
2) que la notion de discipline évoquée dans la loi et le décret
d’application pour le choix des membres des comités de sélection
soit définie par référence aux sections du CNU.
3) que soit respecté au sein des comités de sélection le
principe de la parité des corps d’enseignants-chercheurs et de
chercheurs ainsi que le principe du recrutement par des pairs élus
5) que l’attribution de la moitié des PEDR soit confiée
à des instances nationales d’évaluation représentatives.
Section 23
La 23 eme section du CNU réunie en session plénière a
débattu des Comptes-rendus de la rencontre du 17/12/2007 entre Madame
la Ministre de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche et les
bureaux des sections CNU ainsi que de l’AG de la CP-CNU du 15/01/2008.
La section rappelle ses vives inquiétudes concernant les carrières
et les statuts des enseignants-chercheurs dans le cadre de l’entrée
en vigueur de la loi du 10 août 2007 (Loi LRU)
Les fonctions, la composition et le mode de désignation des comités
de sélection rompent brutalement avec les principes de représentativité,
de collégialité et d’évaluation par les pairs qui
fondaient les commissions de spécialistes. La 23 eme section proteste
notamment contre :
• L’absence de toute élection des membres des comités
• L’abandon de la parité A/B pour le recrutement des Maîtres
de Conférences
• L’absence de délimitation disciplinaire des comités
de sélection
• Le transfert de la compétence de jury de concours au CA restreint
chargé seul d’établir un classement
• L’attribution exclusivement locale des primes d’Encadrement
Doctoral et de Recherche contrevient au principe d’évaluation par
les pairs de la discipline.
•
La 23 eme section du CNU soutient la demande de la CP-CNU d’une gestion
transparente nationale et disciplinaire de 50% des attributions de PEDR par
les sections CNU.
L’article 19 de la loi LRU permet aux présidents de recruter des
agents contractuels en CDI pour assurer des fonctions d’enseignant-chercheur
(nouvel article L954-3 du code de l’éducation).
La 23 eme section du CNU s’oppose à cet abandon du statut de la
fonction publique. Elle demande au moins que la qualification CNU soit une condition
nécessaire pour les candidats à un tel recrutement.
Motion votée à la majorité : 4 abstentions – 21 personnes
pour
Section 24 : Aménagement de l'espace, urbanisme
La 24e section du CNU a pris connaissance du projet de décret relatif aux comités de sélection tel qu’il a été présenté pour avis au CTP du 29 janvier 2008.
Le CNU est une instance nationale et collégiale de l’évaluation des enseignants-chercheurs. Ses sections sont composées à parité de personnels de rang A et B, pairs de la discipline, en majorité élus. Chaque discipline trouve sa spécificité dans la place relative qu’elle occupe dans la structuration en sections du CNU.
La 24e section du CNU proclame son attachement à ce que l’ensemble de ces caractères soient réunis dans les processus d’évaluation. Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit la confiance de la communauté universitaire en le CNU.
A la lecture du projet de décret relatif aux comités de sélection,
elle est notamment préoccupée par les points suivants :
- la référence aux sections du CNU dans la constitution des comités
de sélection disparaît, laissant la place à une définition
trop vague des disciplines ;
- la constitution des comités de sélection est laissée
à l’appréciation de la direction des établissements,
au détriment de l’expertise de pairs qui, seuls, ont une connaissance
fine des exigences et des spécificités de leur discipline ;
- la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des personnels
de rang B n’est plus nécessaire.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements. La 24e section du CNU s’alarme du caractère trop local de cette forme d’évaluation des carrières et des projets de recherche. Elle revendique que les PEDR soient attribuées par le CNU.
Enfin, la 24e section du CNU, inquiète de la place de la gestion locale
que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une
évaluation récurrente des enseignants-chercheurs sur une période
de quatre ans soit prise en charge au niveau national par le CNU.
Section 25 : Mathématiques
Motion de la 25ème section du CNU, votée le 5 février 2008
La 25ème section du CNU réunie en session plénière
a débattu des comptes-rendus de la rencontre du 17/12/2007 entre Madame
la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et les
bureaux des sections CNU, ainsi que de l’A.G. de la CP-CNU du 15/01/2008.
La section rappelle ses vives inquiétudes concernant les carrières
et les statuts des enseignants-chercheurs dans le cadre de l’entrée
en vigueur de la loi du 10 août 2007 (loi L.R.U).
Les fonctions, la composition et le mode de désignation des comités
de sélection rompent avec les principes de représentativité,
de collégialité et d’évaluation par les pairs qui
fondaient les commissions de spécialistes. La 25ème section proteste
notamment contre :
- l’absence de toute élection des membres des comités ;
- l’abandon de la parité A/B pour le recrutement des Maîtres
de Conférence ;
- l’absence de délimitation disciplinaire des comités ;
- les transferts de compétence de jury de concours au CA restreint, chargé
seul d’établir un classement.
L’attribution exclusivement locale des P.E.D.R. contrevient au principe d’évaluation par les pairs de la discipline. La 25ème section du CNU soutient la demande de la CP-CNU d’une gestion nationale transparente et disciplinaire de 50% des attributions de P.E.D.R. par les sections CNU.
L’article 19 de la loi L.R.U. permet aux présidents de recruter des agents contractuels en C.D.I. pour assurer des fonctions d’enseignant-chercheur (nouvel article L.954-3 du Code de l’Education). La 25ème section du CNU s’oppose à cet abandon du statut de la Fonction Publique. Elle demande au moins que la qualification CNU soit une condition nécessaire pour les candidats à un tel recrutement.
Enfin, la 25ème section, inquiète de la place de la gestion locale que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une évaluation des enseignants-chercheurs soit prise en charge au niveau national, par un comité de pairs, constitué en toute transparence.
Section 26 : Mathématiques appliquées et applications des mathématiques
Motion de la 26e section du CNU, votée le 29 janvier 2008
La 26e section du CNU réunie en session plénière a débattu
des comptes-rendus de la rencontre du 17/12/2007 entre Madame la Ministre de
L’Enseignement Supérieur et de la Recherche et les bureaux des
sections CNU, ainsi que de l’A.G. de la CP-CNU du 15/01/2008. La section
rappelle ses vives inquiétudes concernant les carrières et les
statuts des enseignants-chercheurs dans le cadre de l’entrée en
vigueur de la loi du 10 août 2007 (loi L.R.U.).
Les fonctions, la composition et le mode de désignation des comités
de sélection rompent brutalement avec les principes de représentativité,
de collégialité et d’évaluation par les pairs qui
fondaient les commissions de spécialistes. La 26e section proteste notamment
contre :
– l’absence de toute élection des membres des comités
;
– l’abandon de la parité A/B pour le recrutement des Maîtres
de Conférences ;
– l’absence de délimitation disciplinaire des comités
de sélection ;
– le transfert de la compétence de jury de concours au C.A. restreint,
chargé seul d’établir un classement.
L’attribution exclusivement locale des primes E.D.R. contrevient au principe
d’évaluation par les pairs de la discipline. La 26esection du CNU
soutient la demande de la CP-CNU d’une gestion nationale transparente
et disciplinaire de 50% des attributions de P.E.D.R. par les sections CNU.
L’article 19 de la loi L.R.U. permet aux présidents de recruter
des agents contractuels en C.D.I. pour assurer des fonctions d’enseignant-chercheur
(nouvel article L.954-3 du Code de l’Éducation). La 26e section
du CNU s’oppose à cet abandon du statut de la Fonction Publique.
Elle demande au moins que la qualification CNU soit une condition nécessaire
pour les candidats à un tel recrutement.
43 présents : 39 pour, 1 abstention, 0 contre, 3 ne prenant pas part au vote.
Section 27 : Informatique
Le CNU 27 réuni ce jour, exprime son désaccord avec les modalités
de mise en place des comités de sélection.
Il propose, qu'afin d'en garantir la qualité, l'impartialité et
la légitimité, les procédures de recrutement s'appuient
sur les principes suivants :
- composition des comités :
• majorité de membres choisis dans un ensemble pérenne de
membres élus relevant des sections CNU concernées.
• parité entre les collèges A et B
- fonctionnement des comités :
• régi par des modalités communes à l'ensemble des
établissements,
• quorum représentatif des enseignants-chercheurs rattachés
à l'établissement,
• classement des candidats retenus par ordre de préférence,
• souveraineté des décisions finales.
Les membres du CNU 27 réunis ce jour expriment leur profond désaccord
avec les modalités d'attribution uniquement locales des PEDR.
Ils demandent que cette attribution soit nationale réponde à des
critères transparents, et relève des sections du CNU.
Section 28 : Milieux denses et matériaux
Motion de la section 28 du CNU réunie en session plénière
le 6 février 2008
La 28ième section du CNU réunie en session plénière
le 6 février 2008 rappelle ses vives inquiétudes concernant les
modalités de recrutement et les carrières des enseignants-chercheurs
dans le cadre de la loi LRU.
Les fonctions, la composition et le mode de désignation des comités
de sélection rompent brutalement avec les principes de représentativité
et d’évaluation par les pairs qui fondaient les commissions de
spécialistes.
La 28ième section s’élève en particulier contre :
- l’absence de toute élection des membres du comité
- l’absence de délimitation disciplinaire des comités de
sélection
- l’absence de classement des candidats par ce comité de sélection
et propose :
- que les membres du comité soient en partie élus sur la base
des champs disciplinaires
- que le comité de sélection effectue un classement des candidats
-
Elle rappelle son attachement à la parité collège A / collège
B pour le recrutement des maîtres de conférences.
De plus, elle proteste vivement contre l’attribution exclusivement locale
des Primes d’Encadrement Doctoral et de Recherche, attribution qui contrevient
au principe d’évaluation par les pairs de la discipline.
Motion adoptée à l’unanimité.
Section 30 : Milieux dilués et optique
Adresse à Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche
La section 30 du CNU réunie le 5 février 2008
- exprime son désaccord avec les modalités de mise en place des
comités de sélection :
o absence d’élection des membres
o abandon de la parité A/B pour le recrutement des maîtres de conférence
o absence de référence aux sections disciplinaires
- exprime son désaccord avec la gestion exclusivement locale de l’attribution
des PEDR
- s’inquiète de mesures comme le plan licence qui vont devoir s’appliquer
sans poste supplémentaire et qui risquent de rompre l’équilibre
entre les diverses missions des enseignants-chercheurs en les confinant dans
le seul rôle d’enseignant.
- s’inquiète d’une dérive vers la constitution de
facto de collèges universitaires avec des enseignants déconnectés
de la recherche
- demande à ce que l’évaluation récurrente des enseignants
chercheurs soit effectuée par le CNU.
-
Motion adoptée à l’unanimité des membres de la section
30.
Section 31 : Chimie théorique, physique, analytique
La 31ème section du CNU a pris connaissance du projet de décret relatif aux comités de sélection.
Le CNU est une instance nationale et collégiale de l’évaluation des enseignants-chercheurs. Ses sections sont composées à parité de personnels de rang A et B, pairs de la discipline, en majorité élus. Chaque discipline trouve sa spécificité dans la place relative qu’elle occupe dans la structuration en sections du CNU.
La 31ème section du CNU proclame son attachement à ce que l’ensemble de ces caractères soient réunis dans les processus d’évaluation. Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit la confiance de la communauté universitaire en le CNU.
A la lecture du projet de décret relatif aux comités de sélection,
elle est notamment préoccupée par les points suivants :
- la référence aux sections du CNU dans la constitution des comités
de sélection disparaît, laissant la place à une définition
trop vague des disciplines ;
- la constitution des comités de sélection est laissée
à l’appréciation de la direction des établissements,
au détriment de l’expertise de pairs qui, seuls, ont une connaissance
fine des exigences et des spécificités de leur discipline ;
- la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des personnels
de rang B n’est plus nécessaire.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements. La XXème section du CNU s’alarme du caractère trop local de cette forme d’évaluation des carrières et des projets de recherche. Elle revendique que les PEDR soient attribuées au moins pour moitié par une instance nationale, par exemple le CNU
Enfin, la 31ème section du CNU, inquiète de la place de la gestion locale que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une évaluation récurrente des enseignants-chercheurs sur une période de quatre ans soit prise en charge au niveau national par le CNU.
Paris, le 1e février 2008
Section 35 : Structure et évolution de la terre et des autres planètes
Motion votée par la section 35 du CNU à l'adresse de Madame
la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Les membres de la Section 35 du CNU, réunis en session de qualification
du 29 au 31 janvier 2008, demandent que les points de la Loi de Liberté
et Responsabilité des Universités, loi du 10 août 2007,
concernant les commissions de recrutement et l’attribution de la PEDR
fassent l'objet d’aménagements, et s’inquiètent des
projets d'évaluation des enseignants-chercheurs au niveau des Universités.
1 - Commissions de recrutement:
Les membres du CNU 35ème section sont très attachés à
l’expression disciplinaire des dimensions du métier d'enseignant-chercheur
et aux statuts de Professeur des universités et de Maître de Conférences.
Ils demandent que les comités de sélection, créés
par la loi du 10 août 2007, s’appuient sur les principes qui régissaient
jusqu’ici l’élection des commissions de spécialistes:
(1) qu’ils soient paritaires (A et B) pour le recrutement des Maîtres
de Conférences; (2) que les personnes nommées dans ces commissions,
que ce soient les membres intérieurs ou extérieurs à l'établissement,
le soient exclusivement parmi les sections du CNU de la discipline en cause
ou de sections de thématiques voisines; et (3) que les représentants
de la discipline concernée soient consultés sur le choix des membres
extérieurs du comité de sélection.
2- Attribution de la PEDR:
L’article 954.2 de la loi du 10 août 2007 sur les libertés
et les responsabilités des universités prévoit que la Prime
d'Encadrement Doctoral et de recherche (PEDR) est attribuée par le Président
de l'Etablissement, après avis du Conseil Scientifique. Une très
large majorité des sections du CNU s'est prononcée, au printemps
2007 et lors de la rencontre avec Valérie Pécresse, Ministre de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le 17/12/2007, pour que
le CNU soit partie prenante de l’attribution de cette prime aux enseignants-chercheurs.
En effet, les universitaires se trouvent dans des conditions très variables
quant à l’exercice de leur activité de recherche. Le risque
est grand que l'attribution uniquement au niveau local, par les établissements,
prive de ces primes les enseignants-chercheurs de plus en plus nombreux pour
lesquels le lieu de rattachement administratif ne correspond pas au laboratoire
où ils exercent leurs activités de recherche. De plus, ce type
d'attribution laisse toute place au clientélisme, et laisse peu de place
aux sections disciplinaires minoritaires de la recherche universitaire au sein
des établissements pluridisciplinaires.
Les membres du CNU 35ème Section répètent leur attachement
au principe d’une évaluation nationale par les pairs, qui s’effectue
dans la transparence quant à ses critères et à ses résultats.
Elle entend que le CNU soit le garant d’une procédure nationale
permettant à chacun de voir son dossier jugé en toute équité,
indépendamment du contexte local. Nous demandons en conséquence
que le mode de répartition valide et équitable pour les avancements
de grade s’applique également à la PEDR – l’attribution
de la prime dépendant pour moitié des sections du CNU et pour
moitié des établissements.
L’existence d’un contingent national assurera ainsi qu’une
partie des primes soit attribuée sur la base de critères d'excellence
disciplinaires et nationaux, qui devront être transparents et définis
en collaboration entre les CNU, via la CP-CNU, et l’AERES.
3 - Evaluation des Enseignants-Chercheurs
Les membres du CNU 35ème section s'inquiètent également
des projets d'évaluation des enseignants-chercheurs au niveau des Universités.
S'ils sont favorables à l’évaluation, et pour les mêmes
raisons que pour l’attribution de la PEDR, ils demandent qu’elle
soit effectuée au niveau national et non local.
Le CNU, seule institution nationale paritaire et majoritairement élective
d'évaluation des carrières des enseignants-chercheurs depuis plus
de 30 ans, doit voir sa légitimité renforcée, et son rôle
réaffirmé, à l'heure des modifications du fonctionnement
de nos structures. Au risque de voir leur légitimité affaiblie,
nos instances ne doivent pas se passer de son expertise.
Adopté à l’unanimité des présents à
la session de qualification de la Section 35 du CNU
Section 36 : Terre solide : géodynamique des enveloppes supérieures,
...
Motion votée à l’unanimité par la section 36 du
CNU, le 11 Février 2008
A l’adresse de Madame la ministre de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche
La 36è section du CNU réunie en session plénière
exprime ses vives inquiétudes concernant les carrières et les
statuts des enseignants-chercheurs dans le cadre de l’entrée en
vigueur de la loi du 10 août 2007 (Loi LRU).
Bien que la section se félicite des évolutions significatives
apportées au projet de décret sur les comités de sélection,
lors de la CTPU du 4 février 2008, qui dorénavant :
• rétabli la parité A/B des comités de sélection
lors du recrutement des maîtres de conférences.
• impose l’établissement de deux rapports d’évaluation
écrits pour chaque candidat
• incite à constituer dans les établissements une partie
du comité de sélection sur des bases électives
•
La section 36 du CNU demande que les points suivants fassent l’objet d’aménagements
:
1. au sujet des comités de sélection
• de faire mention des sections du CNU dans la composition des comités
de sélection, pour en spécifier précisément leur
domaine d’évaluation et garantir ainsi la qualité et la
légitimité des recrutements d’enseignants-chercheurs à
l’Université.
• de garantir que les nominations (internes ou externes) au sein des comités
de sélection soient effectuées exclusivement parmi les membres
des sections du CNU de la discipline concernée.
• de maintenir l’obligation de qualification du CNU, quelle que
soit la nationalité du candidat et le type de contrat, pour se présenter
sur un poste d’enseignant-chercheur à l’Université.
Le critère de rapidité du recrutement ne doit en aucun cas prendre
le pas sur la qualité scientifique et pédagogique du candidat.
•
2. au sujet des primes d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR)
• de faire preuve de véritable innovation en proposant l’attribution
de la PEDR pour moitié aux CNU et pour moitié aux établissements.
Ce mode de répartition, valide pour les avancements de grade, doit également
s’appliquer à la PEDR. D’une part pour valoriser les activités
d’encadrement et de recherche spécifiques à chaque discipline,
évaluées de manière transparente par les pairs au niveau
national, sur des critères définis en collaboration par la CP-CNU
et l’AERES ; d’autre part pour impulser les politiques scientifiques
spécifiques de chaque établissement, fortes de leur diversité
sur le territoire national.
La section 36 du CNU s’inquiète également des projets d’évaluation de carrières d’enseignants-chercheurs par les établissements. Bien qu’elle ne s’oppose pas à une évaluation récurrente, celle des enseignants-chercheurs doit être effectuée au niveau national et le CNU est actuellement l’instance la mieux adaptée pour ce type d’évaluation.
Section 37 : Météorologie, océanographie physique et physique de ...
Motion votée par la section 37 du CNU à l'adresse de Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Les membres de la Section 37 du CNU, réunis en session de qualification
les 14 et 15 février 2008, ont pris connaissance des décrets d'application
de la Loi de Liberté et Responsabilité des Universités,
loi du 10 août 2007, en particulier ceux concernant les commissions de
recrutement et l’attribution de la PEDR. Les membres du CNU 37ème
section rappellent qu'ils sont très attachés à l’expression
disciplinaire des dimensions du métier d'enseignant-chercheur et aux
statuts de Professeur des universités et de Maître de Conférences.
1 - Commissions de recrutement
Les membres de la 37ème section demandent que les comités de sélection,
créés par la loi du 10 août 2007, s’appuient sur les
principes qui régissaient jusqu’ici l’élection des
commissions de spécialistes, à savoir: (1) qu’ils soient
paritaires (A et B) pour le recrutement des Maîtres de Conférences,
(2) que les personnes nommées dans ces commissions, que ce soient les
membres intérieurs ou extérieurs à l'établissement,
le soient parmi les sections du CNU de la discipline en cause ou de sections
de thématiques voisines, et (3) que les représentants de la discipline
concernée soient consultés sur le choix des membres extérieurs
du comité de sélection.
2- Attribution de la PEDR
L’article 954.2 de la loi du 10 août 2007 sur les libertés
et les responsabilités des universités prévoit que la Prime
d'Encadrement Doctoral et de recherche (PEDR) soit attribuée par le Président
de l'Etablissement, après avis du Conseil Scientifique. Une très
large majorité des sections du CNU s'est prononcée, au printemps
2007 et lors de la rencontre avec Valérie Pécresse, Ministre de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le 17/12/2007, pour que
le CNU soit partie prenante de l’attribution de cette prime.
Les membres du CNU 37ème Section répètent leur attachement
au principe d’une évaluation nationale par les pairs s’effectuant
dans la transparence quant à ses critères et à ses résultats.
Elle entend que le CNU soit le garant d’une procédure nationale
permettant à chacun de voir son dossier jugé en toute équité,
indépendamment du contexte local. Nous demandons en conséquence
que le mode actuel de répartition équitable pour les avancements
de grade et les congés de reconversion thématique et de recherche
(CRCT) s’applique également à la PEDR – l’attribution
de la prime dépendant pour moitié des sections du CNU et pour
moitié des établissements.
L’existence d’un contingent national assurerait ainsi qu’une
partie des primes soit attribuée sur la base de critères d'excellence
disciplinaires et nationaux, qui devront être transparents et définis
en collaboration entre les CNU, via la CP-CNU, et l’AERES.
3 - Evaluation des Enseignants-Chercheurs
Les membres du CNU 37ème section s'inquiètent également
des projets d'évaluation des enseignants-chercheurs au niveau des Universités.
S'ils sont favorables à l’évaluation, et pour les mêmes
raisons que pour l’attribution de la PEDR, ils demandent qu’elle
soit effectuée au niveau national et non local.
A l'heure des modifications du fonctionnement de nos structures, le CNU, seule
institution nationale paritaire et majoritairement élective d'évaluation
des carrières des enseignants-chercheurs depuis plus de 30 ans, doit
voir sa légitimité renforcée, et son rôle réaffirmé.
Adopté à l’unanimité des présents à
la session de qualification de la Section 37 du CNU
Section 62
Motion relative aux PEDR et aux comités de sélection
La 62e section du CNU a pris connaissance du projet de décret relatif
aux comités de sélection tel qu’il a été présenté
pour avis au CTP du 29 janvier 2008.
Le CNU est une instance nationale et collégiale de l’évaluation
des enseignants-chercheurs. Ses sections sont composées à parité
de personnels de rang A et B, pairs de la discipline, en majorité élus.
Chaque discipline trouve sa spécificité dans la place relative
qu’elle occupe dans la structuration en sections du CNU.
La 62e section du CNU proclame son attachement à ce que l’ensemble
de ces caractères soient réunis dans les processus d’évaluation.
Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit
la confiance de la communauté universitaire en le CNU.
A la lecture du projet de décret relatif aux comités de sélection,
elle est notamment préoccupée par les points suivants :
- la référence aux sections du CNU dans la constitution des comités
de sélection disparaît, laissant la place à une définition
trop vague des disciplines ;
- la constitution des comités de sélection est laissée
à l’appréciation de la direction des établissements,
au détriment de l’expertise de pairs qui, seuls, ont une connaissance
fine des exigences et des spécificités de leur discipline ;
- la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des personnels
de rang B n’est plus nécessaire.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements.
La 62e section du CNU s’alarme du caractère trop local de cette
forme d’évaluation des carrières et des projets de recherche.
Elle revendique que les PEDR soient attribuées par le CNU.
Enfin, la 62e section du CNU, inquiète de la place de la gestion locale
que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une
évaluation récurrente des enseignants-chercheurs sur une période
de quatre ans soit prise en charge au niveau national par le CNU.
Paris, le 30 janvier 2008. Vote à l’unanimité moins 1 abstention
Section 63 : Electronique, optronique et systèmes
Motion relative aux PEDR et aux comités de sélection votée à l’unanimité
La 63e section du CNU a pris connaissance du projet de décret relatif aux comités de sélection tel qu’il a été présenté pour avis au CTP du 29 janvier 2008.
Le CNU est une instance nationale et collégiale de l’évaluation des enseignants-chercheurs. Ses sections sont composées à parité de personnels de rang A et B, pairs de la discipline, en majorité élus. Chaque discipline trouve sa spécificité dans la place relative qu’elle occupe dans la structuration en sections du CNU.
La 63e section du CNU proclame son attachement à ce que l’ensemble de ces caractères soient réunis dans les processus d’évaluation. Elle affirme que c’est à cette seule condition que s’établit la confiance de la communauté universitaire en le CNU.
A la lecture du projet de décret relatif aux comités de sélection,
elle est notamment préoccupée par les points suivants :
- la référence aux sections du CNU dans la constitution des comités
de sélection disparaît, laissant la place à une définition
trop vague des disciplines ;
- la constitution des comités de sélection est laissée
à l’appréciation de la direction des établissements,
au détriment de l’expertise de pairs qui, seuls, ont une connaissance
fine des exigences et des spécificités de leur discipline ;
- la parité entre personnels de rang A et B pour le recrutement des personnels
de rang B n’est plus nécessaire.
En outre, la loi LRU transfère l’attribution des PEDR aux établissements. La 63e section du CNU s’alarme du caractère trop local de cette forme d’évaluation des carrières et des projets de recherche. Elle revendique que les PEDR soient attribuées par le CNU.
Enfin, la 63e section du CNU, inquiète de la place de la gestion locale que la loi LRU réserve aux carrières, réclame qu’une évaluation récurrente des enseignants-chercheurs sur une période de quatre ans soit prise en charge au niveau national par le CNU.
Section 64 : Biochimie et biologie moléculaire
La 64ème section du