Motion du Laboratoire TETRAS en soutien au mouvement social lycéen et étudiant

Publié le 1 novembre 2026

Les membres du TETRAS, chercheur·ses, enseignant·es-chercheur·ses, personnels d'appui à la recherche, doctorant·es et post-doctorant·es, tiennent à exprimer leur plein soutien au mouvement social actuellement porté par la jeunesse lycéenne et étudiante.

Avec eux, nous dénonçons : le sous-financement chronique de l'éducation et de l'enseignement supérieur et de la recherche se traduisant par un déficit d’accompagnement pédagogique évident ; la précarisation des doctorant·es sur qui reposent de plus en plus d’injonctions contradictoires et qui voient l'accès aux métiers de l'enseignement supérieur et de la recherche se resserrer toujours davantage ; la dégradation des conditions d’enseignement et d’étude ; ainsi que la mise en place de dispositifs augmentant les inégalités d’accès aux formations post-baccalauréat (Parcours Sup, droits d’inscription pour les étudiant·es dits extra-communautaires).

Avec eux·elles, nous nous opposons fermement aux réductions budgétaires prévues par le projet de loi de finances pour 2027, aux gels de postes dans l'enseignement, la recherche et les métiers d'appui. Nous exigeons au contraire que les charges déléguées par l’État aux universités soient enfin compensées et que des créations de postes et des moyens à la hauteur des besoins soient réalisées.

Avec les protestataires (lycéens, étudiants, Gilets jaunes, citoyens indépendants), nous soulignons notre profonde opposition à la répression inouïe et extrême de ce mouvement social de très grande ampleur et fédérateur. Nous dénonçons aussi le recours de plus en plus systématique à l'intervention des forces de l'ordre sur les campus/dans les lycées et l’usage systématique de fermetures administratives nous privant des conditions nécessaires à la réflexion sur nos modalités de lutte. L’enseignement distanciel dont la pandémie COVID 19 nous a appris combien il creusait les inégalités d’accès à l’enseignement et privait les collectifs de toute vitalité ne saurait être une réponse politique acceptable.

Nous demandons donc la réouverture des universités, lorsque la menace imminente ou avérée de trouble à l'ordre public, à la sécurité des biens ou à la sécurité des personnes n'est pas établie, afin que nos lieux de travail redeviennent des espaces de discussion et de délibération sur le mouvement en cours.

Motion votée à l'unanimité moins une abstention.