MOTION du département d’histoire de l'Université Paris Nanterre
Le département d’histoire de l'Université Paris Nanterre, réuni en Assemblée Générale extraordinaire ce lundi 12 octobre 2026, s’associe à la motion votée le 9 octobre par le département de géographie.
Il apporte tout son soutien au mouvement des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s et s’alarme de la violence de la répression policière qu’il subit. Nous dénonçons également la dégradation générale du service public de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, des conditions d’étude et de travail : sous-investissement massif, sélection à l’entrée, manque de places, sous-encadrement chronique des étudiant-e-s, manque de personnel et précarisation généralisée des personnels. Nous demandons que notre Université soit dotée à la mesure de ses besoins pour assurer ses missions de service public et accueillir l’ensemble des usagers et des personnels dans des conditions correctes au niveau national comme à Nanterre où le manque de financement chronique a entraîné un changement de maquettes imposé dans le cadre du LMD5 qui dégrade encore davantage les conditions de travail des personnels. Nous appelons l’Assemblée nationale à voter un budget de l’ESR adapté aux besoins réels après des années de baisse. Nous sommes opposés au passage des enseignements en tout-distanciel pendant le mouvement, passage qui dégraderait encore les conditions d’étude et de travail et contribuerait à entretenir l’inquiétude chez les étudiant-e-s.
Nous demandons à la Présidence de l’Université de faciliter les échanges au sein de la communauté et de soutenir le mouvement en cours. En solidarité avec le personnel BIATSS, nous déplorons qu’on leur demande d’assurer la continuité du service public depuis chez eux dans des conditions précaires, sans disposer du matériel adéquat.
Motion adoptée par 30 votes sur 31 présents.