Motion du département d'Histoire de l’Université Bourgogne Europe
Motion des enseignant·es du département d’histoire de l’Université Bourgogne Europe, 28 octobre 2026
Nous, enseignant·es du département d’histoire, exprimons notre soutien à la mobilisation lycéenne etétudiante en cours, dont les revendications rejoignent celles qui, de longue date, sont les nôtres : un service public d’enseignement de qualité, accessible à toutes et à tous, doté des moyens nécessaires à ses missions, avec un droit effectif de débattre et de manifester – sans craindre pour son intégrité physique.
Afin de ne pas entraver la mobilisation, nous décidons de suspendre les contrôles d’assiduité pendant toute la durée de celle-ci. La fermeture d’établissements ou le recours imposé à l’enseignement à distance ne peuvent en effet constituer des réponses généralisées au mouvement qui traverse actuellement les universités.
En outre, l’enseignement « en présentiel » reste pour nous la seule vraie manière de faire cours et de transmettre des savoirs vivants. Dans ces conditions, le recours à la visioconférence doit rester exceptionnel et à l’appréciation des enseignants-chercheurs qui, le cas échéant, préviendront en amont les étudiants concernés. Quant aux examens terminaux, ils seront eux aussi aménagés de manière à ne pas pénaliser les étudiant·es mobilisé·es.
Enfin, nous demandons que le campus reste ouvert, de même que l’ensemble des bâtiments, qui sont, pour les étudiant·es, un lieu d’enseignement autant que de débat démocratique, lequel débat devrait avoir lieu dans les meilleurs conditions qui soient avec plus de constance et de régularité.