Motion du département de sciences sociales - IHSS- de l'université Paris Cité

Publié le 12 octobre 2026

Paris, le 9 octobre 2026

"Les membres du département de sciences sociales de l'université Paris Cité, réunis-es en conseil de département le 9 octobre 2026, ont adopté à l'unanimité la motion suivante.
Solidarité avec la mobilisation lycéenne et étudiante - Nous exprimons notre solidarité avec le mouvement des lycéens-nes, engagé depuis près de trois semaines et avec la mobilisation étudiante qui l'a rejoint. Nous soutenons l'ensemble des revendications sociales, antifascistes et écologistes portées par les lycéens-nes et les étudiants-es.
Contre la répression et la criminalisation de la jeunesse - Nous dénonçons la répression policière violente en cours, ainsi que la criminalisation de la jeunesse (près de 7 000 gardes à vue, dont 4 400 concernent des mineurs-es). Nous dénonçons également le recours à des armes mutilantes, qui vise à réduire cette jeunesse au silence.
Pour des moyens à la hauteur des missions de l'université - Nous dénonçons le manque structurel de moyens dans les universités, la dégradation de nos conditions de travail, le manque de personnels, ainsi que les effets désastreux des plateformes Parcoursup et MonMaster. Nous nous opposons en outre à la mesure discriminatoire des frais d'inscription différenciés (2 900 € en licence et près de 3 900 € en master) imposés aux étudiants-es étrangers-es non ressortissants-es de l'Union européenne, mesure issue de la stratégie, honteusement nommée « Bienvenue en France ».
Contre la fermeture des universités et le passage en distanciel  - Nous nous opposons à la fermeture des universités et au passage des cours en distanciel. Ces dispositifs constituent une manière d'empêcher les étudiants-es de se mobiliser ; ils creusent les inégalités entre étudiants-es et accélèrent le délitement des liens sociaux dans nos espaces de travail et d'étude. Nous condamnons de même la sécurisation des campus, la fermeture des bâtiments et les contrôles mis en place à leur entrée.
Nous demandons la levée de ces mesures policières, le retour de l'université à sa mission d'enseignement et recherche pour toutes et tous, et donc la réouverture des établissements.
Enfin, nous appelons nos collègues à s'associer à la mobilisation et à manifester leur soutien au mouvement lycéen et étudiant en cours."