Iran : les universités entretiennent le Koorsoo

Publié le 6 mars 2026

Koorsoo est le nom donné par les Iraniens à la petite flamme d’espoir qui persiste même dans l’obscurité. Dans un contexte d’effondrement économique, de crise monétaire, d’hyperinflation et d’explosion de la pauvreté, les mobilisations populaires contre la République islamique d’Iran ont donné lieu à une féroce répression, jusque dans les hôpitaux, les écoles et les universités, et à des violations massives et systématiques des droits humains et des libertés fondamentales. Malgré une répression spécifique particulièrement violente, les femmes occupent dans ce mouvement un rôle déterminant. Par-delà les revendications économiques, elles contestent une large atteinte aux libertés fondamentales et la ségrégation de genre imposée par le régime des mollahs.

Étudiant·es et universitaires sont à nouveau l’un des moteurs du mouvement actuel.
STRATÉGIE DE TERREUR

Débutées en décembre dernier au grand bazar de Téhéran, l’un des plus anciens marchés couverts du monde, les manifestations populaires ont rapidement gagné les universités. Même si les autorités ont ordonné un passage aux cours en ligne avant une fermeture pure et simple, étudiant·es et universitaires, qui entretiennent le Koorsoo depuis des décennies, sont à nouveau l’un des moteurs du mouvement actuel, alors même que, dans une stratégie assumée de terreur, nombre d’entre elles et eux sont arrêté·es, lourdement condamné·es, et certain·es exécuté·es à l’issue de procédures expéditives. Le SNESUP-FSU se tient aux côtés des universitaires iraniens dans leur constante résistance contre tout enfermement intellectuel.

Avec nombre d’organisations syndicales françaises*, la FSU appelle à la fin de la répression contre les mobilisations sociales, syndicales et citoyennes, à la liberté d’organisation et de manifestation, à la libération de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits fondamentaux, au respect par l’État iranien de ses engagements internationaux en matière de droits humains et de libertés syndicales à l’arrêt immédiat des exécutions et à l’abolition de la peine de mort. Elle apporte son soutien à l’ensemble de la société civile iranienne dans sa mobilisation pour la justice sociale et les libertés fondamentales.

* Communiqué intersyndical, « Iran : les organisations syndicales françaises solidaires des Iraniennes et des Iraniens », 13 janvier 2026.