Ils veulent casser le retraites ! mettons les en échec !

Publié le : 13/04/2010


Congrès du SNESUP-FSU (28 mars 2003)

ILS VEULENT CASSER LES RETRAITES ! METTONS-LES EN ÉCHEC


D'ici la fin avril, le gouvernement aura dévoilé ses projets de casse de nos retraites après un simulacre de discussion. C'est la poursuite du démantèlement des acquis et des droits des salariés, orchestré par le patronat et son organe de combat, le MEDEF.

Refusant de revenir sur les mesures de Balladur de 93 qui avaient créé l'inégalité entre le public et le privé, le gouvernement veut au contraire les étendre aux fonctionnaires, et les aggraver, ce qui signifierait :

 

  • faire passer le nombre d'annuités nécessaires pour une retraite à taux plein de 37,5 à 40 ans ou plus ;
  • pénaliser ceux qui n'auraient pu atteindre ce nombre d'annuités par un mécanisme de « décote » ;
  • abandonner la référence à l'indice des six derniers pour le calcul des pensions pour le remplacer par une base de calcul sur 10 ans ou plus ;
  • et pourquoi pas, supprimer la bonification d'un an par enfant pour les mères de famille, au nom de l'égalité « hommes-femmes ».

Et ce ne serait qu'une étape ! Le MEDEF veut aller encore plus loin !

Ces mesures toucheraient de plein fouet les enseignants, les enseignants-chercheurs, les chercheurs. Faut-il rappeler que l'âge moyen du recrutement d'un maître de conférences est de plus de 33 ans ? Pour un maître de conférences voulant prendre sa retraite, bloqué au dernier échelon de la classe normale, et n'ayant que 35 annuités à 60 ans, l'effet cumulé du passage aux 40 annuités et de la décote amputerait déjà sa pension de 30 %, soit 4.700 F par mois !

Toutes ces mesures n'ont qu'un but : réduire drastiquement le montant des pensions de retraites. Il faut le mettre en échec, exiger pour tous :

 

  • - la retraite à 60 ans ;
  • - un taux plein d'au moins 75 % du dernier salaire ;
  • - 37,5 annuités

et des droits nouveaux notamment la prise en compte des périodes d'études, de formation, de précarité et de chômage.

Tous en grève et dans la rue le 3 avril : C'est par une mobilisation massive et durable que l'on fera reculer le gouvernement.
(Unanimité)
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