Encore des économies sur le dos des enseignants
À la suite des multiples interpellations du SNESUP-FSU en comité social d’administration, le ministère a confirmé que le gouvernement ne tiendra pas les promesses de la loi de programmation de la recherche (LPR) de 2020 concernant la rémunération des enseignant·es et chercheur·ses du supérieur : pas de revalorisation en 2026 de la composante C1 du régime indemnitaire du personnel enseignant et chercheur pour les enseignant·es-chercheur·ses (Ripec) ni de la prime d’enseignement supérieur pour les enseignant·es des premier et second degrés affectés dans le supérieur (PES). Aucune augmentation non plus cette année du volume budgétaire de la composante C2 pour revaloriser les enseignant·es-chercheur·ses qui prennent des responsabilités.
En revanche, les dispositifs de la LPR de mise en concurrence se portent bien. Le ministère maintient les chaires de professeur junior, que le SNESUP-FSU combat depuis le début. Rappelons également que la masse salariale consacrée à la composante individuelle C3 – donnée à la discrétion des chefs d’établissement – avait déjà atteint l’année dernière son objectif de 2027 largement en avance.
Malgré les promesses de la LPR, pas de revalorisation en 2026 du Ripec ni de la PES.
VRAIE REFONTE INDICIAIRE
Pas d’augmentation du nombre de promotions non plus, qui reste au plus bas pour les maître·sses de conférences après la division par deux de leur taux d’avancement à la hors-classe décrétée en 2023. Le SNESUP-FSU réaffirme avec force que les enseignant·es-chercheur·ses doivent au contraire bénéficier du principe d’une carrière complète sur au moins deux grades qui s’applique dans tous les autres corps de la fonction publique.
Tout cela montre bien que la revalorisation du personnel enseignant et enseignant-chercheur à la hauteur de leurs missions passe essentiellement par l’amélioration des grilles indiciaires et des déroulements de carrière, et par l’augmentation du point d’indice, et non par des batailles pour des primes. Il est grand temps que le ministère mette sur l’ouvrage une vraie refonte indiciaire des corps d’enseignant·es-chercheur·ses et la suppression des trop nombreux barrages de grade.
par RAYMOND GRÜBER, responsable du secteur Situation du personnel