Dix grands principes pour la formation des enseignants

Publié le 3 avril 2009

Dix grands principes pour la formation des enseignants

Préalables

Le Snesup-FSU réaffirme sa condamnation du projet et exige le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants.

Nous demandons :

  • un bilan contradictoire de la formation actuelle incluant tous les acteurs
  • l’ ouverture d’un calendrier pour la réflexion sur le champ des possibles qui ne se situera pas dans le cadre de réflexion imposé.

Notre cadre général de réflexion est le suivant : Quels enseignants souhaitons nous former ?  Quelles connaissances et quelles compétences doivent-ils avoir ?

Dix grands principes

  • 1. Un recrutement par un concours national pour l’égalité de la qualité des enseignants sur tout le territoire. Les contenus de concours, fixés nationalement, doivent être débattus, les organisations représentatives doivent y contribuer. Nous exigeons des postes statutaires correspond aux besoins , inscrits dans un plan pluriannuel (5 ans) et le maintien du couplage concours/postes/statuts . Nous refusons un système instaurant la précarité (reçus/collés).
  • 2. L’élévation du niveau de qualification et l’amélioration de la formation professionnelle sont indispensables pour la démocratisation de l’école. Il faut une reconnaissance par un master du niveau de formation.
  • 3. Une  année de stage rémunérée post concours (statut de fonctionnaire stagiaire) en alternance et  sans détérioration des conditions actuelles.
  • 4. La construction progressive de la professionnalisation de la licence jusqu’en T1 ou T2, la mise en place d’une véritable formation continue. Une formation en alternance permettant de faire des aller retour entre théorie et pratique et de développer une posture réflexive.
  • 5. La  mise en place d’un prérecrutement, d’aides, d’allocations aux étudiants pour maintenir un recrutement de qualité et socialement divers.
  • 6. Une formation liée à la recherche (par et avec la recherche) et le développement de la recherche en éducation .
  • 7. Il faut former à un métier de la fonction publique d’État. La qualification acquise doit être reconnue à bac +5 en terme de revalorisation de la grille indiciaire de la fonction publique.
  • 8. Une formation inscrite dans des écoles de formation des enseignants,  IUFM rénovés. Construire une égalité territoriale d’accès aux préparations des métiers de l’enseignement pour tous les étudiants sur le territoire national. Maintenir des équipes pluricatégorielles.
  • 9. 1er et second degré  partagent des objectifs de formation et des lieux de formation.
  • 10. Penser en lien formation disciplinaire et professionnelle, construire les formations à partir des questions professionnelles. Cette formation doit prendre en compte les évolutions scientifiques disciplinaires et didactiques, les évolutions de l’école.

Points en débat sur lesquels il faudrait faire un travail d’approfondissement

  • Sur la préprofessionnalisation en L , à quel moment , quel contenus, place des stages, contenus, encadrement
  • Quelle formation construire pour les enseignants de lycées professionnels ?
  • Articulation concours master possible ou non, place de la recherche, type de recherche
  • Renforcer les SHS, quand, comment, contenus
  • Travailler la question de la formation par comparaison avec celles d’autres professions comme les médecins, sans pour autant oublier la spécificité du métier et de fonctionnaire
  • Un ou deux concours, faut-il conserver l’agrégation ?
  • Master et VAE pour les formateurs
  • Si admission à bac + 5, admissibilité à quel moment ?