Développer le syndicalisme au plan international

Publié le 1 décembre 2009

Développer le syndicalisme au plan international

par le collectif d'animation du secteur international du SNESUP

L'activité internationale de la FSU doit faire l'objet de débats et de décisions permettant de la développer dans toutes ses dimensions.

L'activité et les solidarités internationales sont importantes pour le syndicalisme qu'entend développer la FSU. Elles le sont particulièrement pour un syndicat comme le SNESUP. Pour au moins deux raisons : le service public de l'enseignement supérieur et de la recherche est partout, et notamment en Europe, l'objet d'attaques similaires (mise en concurrence, gestion entrepreneuriale, finalité de la recherche dictée par les entreprises, dislocation des statuts) ; les syndiqués, par leurs activités professionnelles, sont amenés à nouer des liens avec des universitaires d'autres pays, et à vivre leurs conditions de travail lors de séjours scientifiques à l'étranger. Elles le sont aussi parce que si le capitalisme néolibéral, mondialisé, est chaque jour plus lourd de conséquences sur l'éducation, la recherche, la culture et l'ensemble des services publics, a contrario ces domaines devront être au coeur des choix de société répondant à la crise globale. Ce qui implique la construction par les mouvements syndicaux, sociaux et altermondialistes, de rapports de forces
à toutes les échelles, y compris européenne et internationale.

La partie III du thème « Quelle FSU pour quel syndicalisme ? » aborde cette activité de la fédération du point de vue des partenariats qu'elle peut instaurer, des coopérations et de son implication dans l e s f o r u m s sociaux (FSE pour l'Europe, FSM au plan international). Le texte traite aussi des affiliations internationales de la FSU. Le précédent congrès de Marseille avait engagé la fédération à organiser un débat et un vote des adhérents sur la demande d'affiliation à la Confédération syndicale internationale (CSI). Le vote a été favorable après débat, notamment dans le SNESUP. La demande a été déposée, mais sans réponse de la CSI à ce jour. Le congrès de Lille aura à s'exprimer sur l'opportunité d'une adhésion à la Confédération européenne des syndicats (CES). Si la CES peut être à l'initiative de grandes manifestations européennes, le texte (page 44 du supplément au Pour de novembre) souligne sobrement qu'elle « peine à faire converger les luttes et à se doter d'un véritable agenda de mobilisations permettant de se confronter aux politiques néolibérales à l'oeuvre dans l'UE ».

La question centrale demeure : comment peser sur les politiques mises en oeuvre aux niveaux mondial, européen et national ?

Sur toutes ces questions, il y a matière à débattre dans les congrès départementaux...