CPU20/02/04 : C.Haigneré
Discours de C. Haigneré,
Clôture du colloque de la CPU
Bordeaux le 20/02/04
Mesdames
et Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux,
Mesdames et Messieurs,
L’avenir de la recherche publique, thème choisi par la Conférence des Présidents d’Université pour son colloque annuel en cette année 2004 se trouve, chacun en conviendra, au cœur des préoccupations et des réflexions du moment.
Un très large consensus existe aujourd’hui, j’en suis convaincue, à la fois au sein de la communauté scientifique, mais aussi, plus largement, au sein de la société, pour exprimer une forte aspiration au changement de notre recherche vers plus de lisibilité des actions et vers un niveau de moyens et d’efficacité plus conséquents.
Je partage cette aspiration et, au fil de mes entretiens avec vos représentants, particulièrement avec le bureau de votre Conférence, au cours de l’année 2003, j’ai appelé de mes vœux un travail de réflexion, dans la perspective des évolutions qu’il nous incombe de concevoir, de proposer à la concertation et d’engager pour parvenir à ces objectifs communs.
Nous avons également reçu, au début de cette année 2004, un signal important du Président de la République avec l’annonce d’une loi qui, d’ici la fin 2004, permettra d’exprimer et d’engager pour l’avenir et dans la durée notre politique en faveur de la recherche.
Dans un cercle de travail auquel votre conférence a très efficacement contribué, nous avons ainsi élaboré une série de questionnements dont la pertinence et l’intérêt global méritent une large concertation. Cette contribution au débat, largement diffusée en décembre 2003 par votre intermédiaire ainsi que par les Présidents et Directeurs Généraux des organismes de recherche, est également disponible sur le site du ministère. Des contributions en retour ont commencé à nous parvenir. J’ai annoncé, il y a quelques jours, le lancement d’une concertation élargie et j’ai saisi chacun d’entre vous par lettre pour que vous participiez au diagnostic et élaboriez des propositions. Votre Colloque, fort opportunément prévu cette année sur « l’avenir de la recherche publique », constitue une étape initiale très importante de ce processus de concertation qui est désormais engagé et auquel je souhaite que chacun d’entre vous puisse contribuer pleinement.
Si je réponds avec beaucoup de plaisir à l’invitation que vous m’avez adressée, c’est tout d’abord pour vous faire partager ma conviction que l’université est un acteur majeur de la recherche et parce que je ne voudrais en aucune façon, à un moment aussi crucial de l’évolution de notre recherche, être absente de vos débats dont j’ai toujours apprécié la qualité et la richesse.
Mais si je suis aussi ici c’est avec l’intention de pouvoir échanger avec vous et vous exposer mon point de vue sur des sujets auxquels nous devons aujourd’hui réfléchir ensemble pour proposer des évolutions.
Le premier point que je souhaite souligner est ma conviction profonde du lien quasi symbiotique entre l’Enseignement supérieur et la Recherche et de l’importance qu’il y a à le développer.
En effet la recherche, tout particulièrement la recherche fondamentale, trouve sa pleine légitimité dans le partage, la transmission, l’utilisation des connaissances, des savoirs et des savoir-faire qu’elle crée.
Or, cette communication, ce partage, cette transmission des connaissances nouvelles, c’est essentiellement au sein de l’université qu’elle se concrétise, car c’est le lieu privilégié de rencontre entre ceux qui créent les savoirs et ceux qui veulent apprendre.
Je crois profondément que ce lien donne à la recherche au sein de l’université une triple mission tout à fait essentielle et irremplaçable.
La première mission est la transmission, plus ciblée et plus traditionnelle mais essentielle, des connaissances nouvelles pour la formation des étudiants. La question peut être posée d’une relation entre le déficit actuel d’étudiants au sein des disciplines scientifiques et techniques et la pratique de l’information scientifique et technique telle qu’elle fut mise en œuvre ces dernières années. Nous devons, par l’information et par la formation, mieux faire percevoir par nos concitoyens et surtout aux jeunes, les enjeux de la science.
La seconde est la transmission de l’information et de la culture scientifique et technique auprès de nos concitoyens. Cette diffusion est vitale pour leur permettre de connaître, de comprendre et d’apprécier ce que produisent concrètement les efforts importants de la nation pour soutenir la recherche qui crée ces connaissances, et de mesurer l’incidence des connaissances créées sur leur vie quotidienne.
La troisième est la
diffusion des connaissances nouvelles issues de la recherche
fondamentale auprès des entreprises pour innover
et pour nourrir la compétitivité économique
de notre pays. Nous savons tous aujourd’hui
que les voies de l’innovation ne suivent pas le
schéma linéaire qui va de la recherche
fondamentale à la production d’un bien
marchand. Nous connaissons aujourd’hui la complexité
et les rétroactions qui sont en œuvre dans
cette séquence. Mais il n’en est pas moins
vrai que la recherche fondamentale en constitue le socle
et la source et que, si l’innovation implique
bien d’autres ressorts, il ne peut y avoir
innovation dans la durée sans une recherche fondamentale
puissante et féconde. Ce lien singulier
entre la recherche et l’innovation explique tout
naturellement que notre effort de recherche fondamentale
soit aujourd’hui, en très large part, réalisé
par la recherche publique. L’université
a évidemment un rôle éminent à
jouer dans le domaine de l’innovation qui est
essentiel à son attractivité et à
celle de notre territoire. Les entreprises,
pour leur part, peuvent contribuer très efficacement
à cette impulsion nouvelle vers l’innovation,
par l’expérience inégalable qu’elles
possèdent en matière de valorisation.
En cette matière également, la mutualisation
des expertises, la conjonction des forces dans l’action,
et la professionnalisation des acteurs constituent,
par l’effort qu’elles impliquent, des défis
qui se gagnent quotidiennement.
Pour cette triple mission, l’université
dispose d’atouts importants qu’il
nous faut faire fructifier ensemble.
Le premier, je l’ai déjà cité, c’est cette proximité des jeunes qui est inhérente à sa mission éducative.
Le second, c’est la répartition très large de notre outil d’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire français.
Je souhaite dire ici, sans ambiguïté, que cette très large distribution de l’enseignement supérieur sur le territoire et cette proximité des jeunes sont à la fois des richesses mais également une responsabilité immense et un défi que nous devons relever pour l’avenir de notre pays.
Ce défi et ce pari sont de donner
pleinement leurs chances à tous les jeunes qui
accèdent à l’enseignement supérieur.
Cet objectif appelle la conciliation de deux exigences.
L’une que l’enseignement supérieur
doit être placé au cœur de l’orientation
des jeunes, anticipant l’évolution des
métiers et suscitant l’appétence
des lycéens.
L’autre est que l’enseignement supérieur
doit se distinguer par la qualité et l’excellence
scientifique et professionnelle des enseignants, qu’il
ne peut maintenir qu’adossé à une
recherche forte.
Cependant, la recherche ne peut être menée partout au même niveau et dans tous les domaines. En conséquence, un des principaux sujets soumis à notre réflexion doit être la formation d’un maillage cohérent des universités, et d’une coordination plus intense dans l’action de recherche, à l’échelle d’un territoire tel que la Région. Sur une aire géographique telle que par exemple celle d’une région, la fertilité de l’interaction des universités, des écoles et des organismes de recherche constitue une exceptionnelle ressource de puissance scientifique. En conséquence nous devons saisir, chaque fois que les acteurs seront disposés, cette chance de déploiement de politiques de sites, pour soutenir dans notre pays le développement de pôles de recherche favorisant autour et à partir de l’excellence scientifique le développement économique et intellectuel de nos régions.
Le second point que je voudrais souligner auprès de vous aujourd’hui, est la dimension universelle du modèle universitaire qui constitue, à mon sens, un atout essentiel dans l’évolution du monde de l’enseignement et de la recherche dont le champ d’action est désormais au moins européen, voire mondial.
En effet, dans le contexte de compétition mondiale de notre recherche avec les autres pays développés –rejoints plus récemment par quelques puissants compétiteurs émergents – le mot « université » constitue, dans le champ de la création de connaissances, l’un des rares modèles connu et immédiatement fédérateur, partagé par tous, pour créer et transmettre des savoirs.
Je ne peux que constater que les universités dont la notoriété est la plus large pour leur enseignement, bénéficient également, à ma connaissance sans aucune exception, d’une image d’excellence pour leur recherche.
L’examen des conditions propices à cette excellence de la recherche pour une université doit donc être un point central de notre réflexion. Il me semble que ces conditions passent par la capacité à choisir avec sagacité les domaines dans lesquels l’université estime pouvoir conduire une recherche du meilleur niveau, l’existence d’une masse critique d’acteurs rassemblés sur les domaines choisis et l’intensité de la collaboration internationale. Nous devons donc réfléchir ensemble aux moyens de renforcer la visibilité et la notoriété mondiale d’une université par sa recherche et d’en tirer parti pour mieux organiser les synergies entre les acteurs de la recherche.
L’enjeu central auquel nous devons aussi chercher à répondre est, me semble-t-il, celui de la place qu’occupera à l’avenir notre pays dans l’espace scientifique et technique, et par conséquent économique, du monde qui nous environne. Cet enjeu n’est pas de seule notoriété, il est aussi de puissance, particulièrement technologique et économique. Chacun comprend, dès lors, que s’y trouve attaché également le niveau de vie à venir de nos concitoyens, en raison des logiques d’emplois qui s’y développent.
A cet égard, notre responsabilité est immense. Elle nous impose la modestie dans l’approche, la rigueur dans l’analyse des facteurs, l’abstraction des enjeux partisans dans l’appréciation. C’est la raison pour laquelle je souhaite que se déploie, dans la plus large concertation, le débat national que j’ai lancé, afin que puisse s’élaborer, en fin d’année 2004 un cadre législatif nouveau pour la recherche, dont les éléments soient vraiment à la hauteur de l’enjeu.
Le troisième thème sur lequel je veux échanger avec vous est celui de l’organisation de notre dispositif de recherche dans la perspective de l’élaboration de la loi à venir.
Les enjeux et les objectifs que je viens de mentionner sont clairs et, je le crois, partagés. Les moyens de les atteindre sont plus complexes à définir ; ils nécessitent des propositions opérationnelles et une large concertation sur leur mise en œuvre, comme je vous l’ai écrit voici quelques jours.
Le premier facteur clé, dont nous ressentons tous l’urgence, est de repenser profondément l’organisation et le mode de fonctionnement de l’ensemble de la recherche publique.
Je ne pense pas cependant qu’il faille aborder ce débat avec l’idée a priori de suppression ou de refonte structurelle des organismes de recherche ou des universités ; le débat n’est pas celui des structures ; il faut au préalable s’entendre sur la définition des missions, les conditions de l’efficacité dans l’action et les modalités d’optimisation de l’emploi des moyens.
C’est donc celui de l’articulation entre programmes et structures, de l’organisation de la recherche au plan opérationnel comme au plan territorial aujourd’hui si émietté, et des conditions pratiques de développement de meilleures synergies de sites.
Les forces des universités, comme celles des organismes, doivent aujourd’hui se déployer davantage dans une logique de complémentarité et de collaboration. Nous devrons également définir ensemble les simplifications à intervenir dans les procédures de fonctionnement et de gestion, en particulier financière, de la recherche publique, en modernisant les structures et les règles de leur gouvernance.
L’élément capital pour engager ce mouvement est de s’inscrire dans une démarche pragmatique et de nous donner d’abord des objectifs réalistes, tenant compte de nos ambitions : qualité, performance du meilleur niveau, notoriété internationale dans la durée. Il nous faut également, sur ces bases, examiner concrètement les modes d’actions pour converger vers ces objectifs, le cas échéant, par l’expérimentation, et valider leur faisabilité.
Dans ce mouvement que nous engageons pour construire l’avenir, je voudrais que participent largement les Universités et Ecoles, les organismes de recherche, les collectivités, notamment les Régions, et les entreprises qui, elles aussi, sont des acteurs importants de la recherche.
La deuxième clé
du succès me paraît être
la nécessaire mise en perspective pluriannuelle
de notre politique de recherche. Nous ne partons
pas de rien, fort heureusement, puisque, dans le cadre
de vos contrats quadriennaux de développement
avec mon Ministère, auxquels font pendant les
contrats pluriannuels des organismes de recherche, une
réflexion pluriannuelle sur votre stratégie
de recherche s’est déjà exprimée.
Il nous faut cependant aller plus loin sur ce sujet,
dans les mois à venir, avec les organismes de
recherche, les Universités, les Ecoles, afin
de définir des objectifs, et d’élaborer
les composantes d’un outil législatif
permettant de définir un cadre programmatique
national identifiant de grandes orientations de la recherche
et la programmation des moyens assortis.
Il ne s’agit pas seulement de définir les
secteurs thématiques à privilégier,
mais aussi de contribuer par la recherche à
répondre aux besoins perceptibles de notre pays
sur plusieurs années : emplois pour
les jeunes diplômés, mutations de la recherche
en écho aux évolutions socio-économiques,
engagement de la France dans des projets européens
ou internationaux.
Je mesure l’effort qu’impliquera pour l’Etat,
comme pour tous les acteurs, une telle mise en perspective
pluriannuelle mais j’en mesure également
l’intérêt pour que la stratégie
de recherche de notre pays soit largement partagée.
Dans cette perspective de meilleure cohérence, une mission interministérielle sera mise en place en même temps que la LOLF, coordonnée par le ministère chargé de la recherche.
En outre, la loi pour la recherche qui sera soumise au parlement fin 2004 comportera une programmation pluriannuelle d’objectifs mais aussi de moyens, de manière à assurer la disponibilité des ressources financières publiques et des emplois dans une perception conjointe des besoins des Universités et des organismes de recherche.
Le troisième facteur
clé pour l’amélioration
de notre dispositif de recherche est l’évaluation.
Aujourd’hui, malgré des qualités
reconnues, le système français d’évaluation
de la recherche souffre d’imperfections tout à
la fois structurelles et de méthode : multiplicité
des structures, diversité et lisibilité
variables des critères mis en œuvre, et
manque évident de notoriété à
l’international.
Nous devons également progresser
dans la prise en compte, dans l’évaluation
individuelle, d’activités autres que la
création de connaissances. Il en est
ainsi par exemple pour la transmission des connaissances
par la formation ou l’information scientifique
et technique, ou bien pour les tâches de gouvernance,
d’animation et de gestion de projets scientifiques.
Il est clair que l’équité
à l’égard de tous ceux qui assument
de telles responsabilités dans leur activité
spécifique, en même temps que l’intérêt
de la recherche elle-même, est de donner
à toutes les personnes concernées la
possibilité de bénéficier d’une
évaluation individuelle portant sur l’ensemble
de leurs activités touchant à la recherche.
S’agissant de l’évaluation
des équipes de recherche aussi bien que des politiques
scientifiques des établissements, une
ouverture plus résolue à l’échelle
européenne doit être systématisée
; elle doit nous permettre d’élaborer des
indicateurs communs, partagés
à l’échelle des pays membres de
la communauté européenne et respectueux
des spécificités de chaque discipline
scientifique.
Le quatrième facteur
clé est un engagement plus large et plus intense
en Europe.
En matière de recherche, le niveau actuel
de mise en œuvre intégrée des politiques
de recherche nationales, encore relativement modeste,
contraste avec la densité et la qualité
des collaborations existantes entre nombre de laboratoires
qui évoluent déjà dans un esprit
de collaboration sans frontières.
Cette situation démontre que l’Espace
Européen des Sciences que nous appelons de nos
vœux est encore à construire.
La construction de pôles d’excellence territoriaux
que j’évoquais précédemment
s’inscrit dans cette stratégie de construction
de l’Europe de la recherche et de la connaissance.
Nous nous mobilisons au niveau des Etats pour concrétiser
rapidement l’initiative récente du Premier
Ministre en faveur d’un renforcement significatif
de la coopération scientifique franco-allemande.
De même, avec le souci de développer cette
dynamique européenne en faveur de la recherche
fondamentale, j’ai d’ailleurs proposé
ce mardi 17 février, à Dublin à
la Commission européenne, à mes collègues
ministres de la recherche et aux représentants
des communautés scientifiques et industrielles
la mise en place et le financement d’une Agence
Européenne de Recherche.
Le cinquième facteur
clé est bien entendu l’emploi
scientifique et l’organisation des métiers
de la recherche, des conditions statutaires
et matérielles de leur exercice et des évolutions
qui devraient y être apportées.
Sur cette question, à laquelle
chaque acteur de la recherche est légitimement
sensible, la concertation est la voie privilégiée
permettant d’identifier les évolutions
possibles, dans l’archipel de celles
jugées souhaitables par les uns et les autres.
Dans les métiers de la recherche comme ailleurs,
la perception est aujourd’hui largement partagée
d’une accélération des rythmes professionnels,
qu’il s’agisse des savoirs à maîtriser
ou de la nature des fonctions à assumer.
Dans le même temps, une interrogation s’exprime
sur l’opportunité de persévérer
dans la disjonction –toujours bien réelle
malgré les tentatives d’adaptation- des
fonctions de chercheurs et de celles d’enseignants
chercheurs.
Sur ce sujet, la plurivalence des fonctions
reflète la polyvalence des missions des organismes
de recherche et des Universités.
Alors même que les paramètres
indiciaires de ces carrières sont si semblables,
le moment me paraît opportun d’examiner
ensemble si l’occasion d’une convergence
offerte par la préparation de la loi de programmation
de la recherche doit être saisie. Elle pourrait
l’être pour offrir aux chercheurs et aux
enseignants-chercheurs, ainsi qu’aux personnels
de soutien à la recherche, un cadre d’exercice
professionnel plus large sur l’ensemble des fonctions
de l’Enseignement supérieur et de la recherche.
Leur expression sur cette question méritera
toute notre attention, car il est naturel que ce sujet,
si important pour les personnels de la recherche publique,
soit examiné avec eux et avec leurs représentants.
Il a donc sa pleine légitimité dans la
concertation qui s’engage. Cette possibilité
de réflexion ouverte et concertée vers
un espace de liberté professionnelle plus large
doit aujourd’hui leur être ouverte.
Mesdames et Messieurs les Présidents,
vous ayant ainsi exposé sans détour les
principales motivations qui m’ont conduite parmi
vous aujourd’hui et quelques questions qu’il
me paraît essentiel d’examiner dans la concertation
qui s’engage, je veux vous dire ma confiance
et mon enthousiasme pour l’avenir de la recherche
et que je ne ménagerai pas mes efforts vers les
objectifs que j’ai évoqués. Notre
pays nous offre aujourd’hui la chance
de construire, ensemble, la nouvelle loi définissant
le cadre et les moyens de notre recherche pour les années
à venir.
Je mesure, comme vous, l’importance de
l’enjeu et la confiance qui nous est faite.
Je veux croire que, ensemble, nous ne laisserons pas
échapper cette chance, et que nous serons dignes
de cette espérance.
Je vous remercie de votre attention.