Comm. SNESUP 12/03/04

Publié le 12 mars 2004

Communiqué de presse
Paris, le 12 mars 2004

LE GOUVERNEMENT DOIT REPONDRE AUX REVENDICATIONS

Dans toute la France, soutenus par l'opinion publique, des centaines de milliers d'enseignants, de chercheurs, d'enseignants-chercheurs, d'étudiants, de lycéens, d'ingénieurs, de techniciens, d'ouvriers et d'administratifs de l'éducation et de la recherche se sont mobilisés contre la politique néo-libérale du Gouvernement. Ils ont dénoncé l'entreprise programmée de remodelage de la société, encouragée par le MEDEF, visant à faire table rase des protections sociales, des garanties collectives, de la reconnaissance des qualifications ; et à rétrécir le champ des services publics de l'enseignement, de la recherche, de la culture, de la santé.

Dans les manifestations d'aujourd'hui, la forte présence des jeunes -lycéens, étudiants et préparationnaires aux concours de l'enseignement, doctorants et post-doc- exprime leur inquiétude quant au devenir de l'enseignement et à leur avenir. Avec eux, le SNESUP exige une tout autre politique pour l'emploi, contre la précarité, et des recrutements de titulaires dans la Fonction Publique.

Le SNESUP-FSU se félicite de la vigueur de la mobilisation dans les Universités, dans tout l'Enseignement Supérieur et la Recherche qui souligne une fois de plus la volonté de remédier à leur grande misère. Il demande au Gouvernement d'ouvrir de véritables négociations sur un plan d'urgence pour l'Enseignement Supérieur et la Recherche :

  • Restitution des postes aux concours de recrutement des enseignants, des 550 postes statutaires de chercheurs et des crédits 2002 et 2003 pour la Recherche et l'Université ;
  • Création de 1000 emplois d'enseignants-chercheurs et de 1000 emplois d'IATOS pour les Universités.

Il lui demande aussi d'ouvrir dès maintenant le chantier du contenu d'une loi de programmation dans l'Enseignement Supérieur et la Recherche dont le budget 2005 sera la première étape.

Dès aujourd'hui, le SNESUP-FSU invite les personnels de l'Enseignement Supérieur à se rassembler en AG unitaires, avec les étudiants, pour débattre des suites à donner à l'action. En ce sens, l'Université de Pau-Pays de l'Adour a décidé de la fermeture administrative et pédagogique pour le mardi 16 mars afin d'obtenir des mesures d'urgence.

Le 19 mars, il les appelle à se mobiliser dans tous les établissements pour la Journée Nationale d'Action pour la Recherche et l'Enseignement Supérieur, arrêtée par le Collectif " Sauvons la Recherche " et par les syndicats de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et soutenue à l'étranger par la communauté scientifique. Il les invite à mener le débat dans toute la communauté universitaire et au-delà.

Au cours du mois de MARS, pour la sauvegarde des services publics, il souhaite que de nouvelles initiatives soient prises par les Fédérations et Confédérations.