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Communiqué de presse
01/04/2006
Communiqué du SNESUP-FSU
Après la promulgation du CPE par J. Chirac
Indifférent aux mobilisations historiques contre le CPE, le président de la République a montré une obstination sourde aux critiques, à la détermination de la jeunesse et des organisations syndicales unanimes.
La loi promulguée rend le CPE opérationnel dans sa logique de précarisation systématique de l’entrée dans la vie active pour tous les jeunes. Les manœuvres présidentielles qui relayent les faux aménagements déjà annoncés par le premier ministre sont dérisoires. Elles ne touchent pas le cœur du dispositif de précarisation et d’étroite subordination de l’emploi aux intérêts de court terme des entreprises. Ce n’est pas la flexibilité qui crée l’emploi !
Retirer le CPE c’est répondre sans travers à l’affirmation « beaucoup d’étudiants ont exprimé de vraies inquiétudes sur la valeur de leur diplôme, sur leur accès à l’emploi, sur leur avenir » (Chirac le 31 mars !). C’est d’une politique économique orientée vers la croissance, qui passe par la recherche, la formation, la reconnaissance des qualifications dont notre pays a besoin.
Ce signal fort la jeunesse l’exige. Mobilisée dans un élan exceptionnel au lendemain du 28 mars 2006, elle se sent aujourd’hui trahie. Le président et le gouvernement ont choisi de décourager les étudiants et lycéens, d’ignorer l’aspiration de tous les précaires, de contourner, voire de casser les organisations syndicales.
Le SNESUP renouvelle son appel avec l’ensemble des organisations syndicales de salariés, d’étudiants, de lycéens,... à donner une force nouvelle aux grèves interprofessionnelles et aux manifestations organisées mardi 4 avril pour exiger l’abandon du CPE.
Comme organisation syndicale investie de la responsabilité particulière de travailler au quotidien avec et pour les étudiants, le SNESUP appelle tous les personnels à amplifier les mobilisations dans les établissements, par tous les moyens et en particulier la grève active, reconductible dans l’unité étudiants-enseignants-personnels.
Paris, le 1er avril 2006