Com. SNESUP-SNCS: AERES
Communiqué de presse
SNESUP-FSU, SNCS-FSU
Paris, le 18 juillet 2006
AERES : LE MINISTERE S'OBSTINE DANS SA LOGIQUE TECHNOCRATIQUE,
AVEC LE SNESUP, LES AUTRES ORGANISATIONS SYNDICALES UNANIMES S'OPPOSENT A CE DISPOSITIF
MM. Monteil, Lebouché et Bloch pour le cabinet du ministre ont reçu lundi 17 juillet 2006 de 15 h à 17 h les organisations syndicales pour présenter le projet de décret AERES (voir site du SNESUP et lettre flash n° 43). Seule QSF a émis un avis favorable. A des degrés divers, toutes les organisations syndicales présentes (SNPTES-UNSA, SUP'RECHERCHE-UNSA, SGEN-CNRS-CFDT, SGEN-INSERM-CFDT, FO, Fédération des syndicats autonomes, SUD, SNPHU et SNESUP-FSU) ont contesté la logique et les dispositions de ce décret qui confie l'ensemble du dispositif d'évaluation à une instance essentiellement composée de nommés et copiant la logistique de la MSTP, Le SNESUP, représenté par son secrétaire général, Jean Fabbri et par Philippe Enclos, a souligné en particulier les nombreuses contradictions du texte avec la plateforme issue des Etats Généraux, les propositions des actuelles instances d'évaluation et les revendications des personnels des universités et des organismes. Nous avons fustigé le mépris qu'affiche le gouvernement incapable même de tenir ses promesses en matière de moyens (1500 postes au lieu de 3000 annoncés pour le budget 2007). La volonté du pouvoir politique de caporaliser le système d'évaluation est apparue clairement, les représentants du ministre affirmant que le choix d'exclure de fait les élus des personnels est structurant, opposant ainsi une fin de non-recevoir à une exigence fondamentale. Le SNESUP a contesté, notamment, le grand silence du projet quant au principe intangible du contradictoire, l'absence de reconnaissance des champs disciplinaires et d'articulation de ceux-ci sur les questions tant de recherche que d'enseignement, ainsi que le rejet du principe de l'évaluation conjointe des équipes et des personnes. Le ministère s'est également montré intransigeant quant à son refus d'assurer la représentation des collègues de rang B (maîtres de conférences et chargés de recherche) dans les instances d'évaluation. Sur ce point comme sur les autres, la volonté de casser la confiance issue du mode électif majoritaire est patente. Le SNESUP interpelle le ministre et les parlementaires au CNESER et, avec l'intersyndicale, dès la rentrée, il entend bien faire prendre en compte les préoccupations des personnels face à un projet foncièrement irrecevable.