Com.SNESUP Raffarin III

Publié le 31 mars 2004

Communiqué de presse
31/03/2004

FACE AU NOUVEAU GOUVERNEMENT, PLUS QUE JAMAIS L’ACTION

 


Le pays vient d’infliger un désaveu cinglant à la politique anti-sociale du Gouvernement Raffarin, à la mise en cause des grands services publics, et particulièrement à celui de l’Education Nationale et de la Recherche.

La reconduction de J. P. Raffarin va à l’encontre d’une nouvelle orientation de la politique du gouvernement exigée avec force par les citoyens ce dimanche 28 mars. Il faut rompre avec la recomposition libérale de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, comme de l’ensemble de la société.

Le SNESUP-FSU est pleinement engagé dans le puissant mouvement « Sauver, ensemble, la Recherche et l’Université ». Il demande que de véritables négociations soient engagées au plus vite avec l’ensemble des forces qui animent un mouvement d’une ampleur sans précédent. Le SNESUP adresse, pour sa part, une demande de rencontre avec le Premier Ministre.

Les revendications immédiates du mouvement doivent recevoir des réponses concrètes

- restitution des 550 postes de titulaires ITA et chercheurs supprimés dans les EPST,

- création immédiate de 1000 postes d’enseignants-chercheurs et de 1000 postes d’IATOS indispensables pour engager la rentrée 2004,

- versement effectif des crédits indûment gelés, supprimés ou différés depuis 2002,

- rétablissement des 5500 postes des concours de recrutement du second degré, arbitrairement supprimés en février dernier.

En même temps, dans la définition d’une loi de programmation pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche, de véritables négociations doivent aussi être engagées et dès maintenant concernant le budget 2005. La pauvreté des universités comme des organismes de recherche, la précarité inacceptable qui atteint des jeunes doctorants ou docteurs sont maintenant largement connues et dénoncées. C’est l’avenir du pays, son indépendance économique, l’avenir de l’emploi, des jeunes qui sont menacés et qui appellent des décisions à la mesure de ces enjeux, notamment la création de milliers d’emplois scientifiques.

Le SNESUP appelle au développement d’un large débat dans le cadre du processus démocratique des Etats Généraux. Ce processus doit associer l’ensemble des acteurs, l’ensemble des secteurs, des domaines de connaissances, des forces impliquées. Le SNESUP vient de s’adresser en ce sens au Comité d’Initiative Provisoire des Etats Généraux, pour que soient réellement pris en compte les universités comme les grands organismes, le rôle de tous les personnels, particulièrement des enseignants du Supérieur, les responsabilités de leurs organisations, de leurs représentants syndicaux. Ce processus démocratique doit être indépendant du Ministre et du Gouvernement.

Son objectif doit être clairement de construire et d’imposer le développement et la transformation démocratiques du service public national d’enseignement supérieur et de recherche. Le SNESUP appelle la Communauté Universitaire à rejeter les projets libéraux d’éclatement du service public. Les tentatives et les projets de transformation des universités en entreprises concurrentielles, l’éclatement du statut national des enseignants du Supérieur, le renforcement des sélections multiples au lieu de la nécessaire démocratisation doivent être dénoncés et combattus dans ces débats et dans leurs conclusions.

C’est dans cette voie que le SNESUP appelle les universitaire

- à se joindre aux manifestations de ce samedi 3 avril pour l’emploi, contre la précarité, pour les services publics,

- à assurer le plein succès de la Journée nationale d’actions et de grèves unitaires du 7 avril, dans l’ensemble du secteur éducatif, pour la restitution des postes supprimés aux concours de recrutement. Ce mouvement doit prendre en compte et faire converger les actions importantes qui se développent dans des secteurs comme les STAPS, avec la Journée nationale de grèves et d’actions du 2 avril, dans des universités comme Poitiers, Perpignan, La Rochelle.

L’enjeu est plus que jamais de sauver ensemble la Recherche et l’Enseignement Supérieur.

Paris, le 31 mars 2004