Com.SNESUP budget2008

Publié le 26 septembre 2007

Communiqué de presse
Paris, le 26 septembre 2007

Budget 2008 du supérieur et de la recherche :
augmentation en trompe-l'oeil et très en-deçà des besoins

Le gouvernement fait grand cas d'une priorité vers le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche à l'occasion de la présentation du projet de loi de finances 2008. L'augmentation annoncée ne correspond en fait qu'à une très modeste évolution des moyens de formation et de recherche publique. En effet, à notre connaissance, sur les 1, 8 milliards d'euros d'augmentation, environ le tiers relève du crédit impôt recherche dont l'effet sur l'effort de recherche-développement des entreprises est totalement dérisoire. De plus, une part conséquente est destinée aux pôles de compétitivité et une autre au financement, sur contrats de court terme, de quelques thématiques par l'intermédiaire de l'agence nationale de la recherche.

Les quelques dispositions présentées comme relevant de l'aide sociale ou du soutien aux étudiants sont très insuffisantes et accusent encore un retard considérable sur celles adoptées dans des pays voisins.

Le fait majeur, totalement inédit et contraire aux engagements antérieurs, est le refus de création de tout emploi public statutaire quel qu'en soit la nature (chercheurs, enseignants-chercheurs, autres enseignants, ingénieurs, techniciens, administratifs). C'est dramatique pour l'enseignement supérieur et la recherche. Cela donne la mesure de l'hypocrisie des déclarations quant aux objectifs d'amélioration de l'encadrement et du suivi des étudiants, de l'innovation pédagogique. Quant au potentiel de recherche, il se trouve fragilisé.

Ce budget s'inscrit dans la logique de démantèlement de la fonction publique annoncée par Nicolas Sarkozy à Nantes ; il obscurcit les perspectives d'insertion dans des activités scientifiques des nouvelles générations qu'il conviendrait pourtant d'encourager fortement.

Le SNESUP mettra tout en oeuvre pour rassembler les universitaires, les étudiants, les citoyens, pour à la fois contester les logiques à l'oeuvre tant dans ce projet de budget que dans la loi "libertés et responsabilités des universités", du 10 août 2007, et faire entendre les besoins et des propositions pour une authentique et indispensable dynamique des formations supérieures et de la recherche.