Com. snesup 25/01/06 cpe
Communiqué de presse
25/01/2006
Imposer le retrait du Contrat de Première Embauche
Le gouvernement poursuit et aggrave le démantèlement du Code du
Travail et droits sociaux : la loi Fillon sur les retraites restreint les possibilités
d’embauche des jeunes en retardant les départs à la retraite
et dévalorise les droits à pension ; dans la foulée du
contrat nouvelle embauche (CNE), l’entrée dans la vie active est
maintenant globalement précarisée par le contrat première
embauche (CPE), les stages, les petits boulots …
Les jeunes voient reculer une nouvelle fois la perspective d’un emploi stable et des droits qui y sont attachés.
Avec le nouveau dispositif CPE que le gouvernement souhaite faire adopter à la hussarde, c’est ainsi la reconnaissance des formations et qualifications -notamment celles délivrées dans l’enseignement Supérieur- qui se trouve considérablement fragilisée. C’est aussi l’abandon de l’objectif d’élévation du niveau des qualifications qui est signifié (vers 50% d’une génération ayant une qualification supérieure et 3 millions d’étudiants en formation initiale et continue). Abandon qui est aussi à l’œuvre dans le projet de loi de programme pour la recherche qui est discuté en urgence à l’assemblée nationale. Projet qui augmentera la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Le SNESUP se félicite de l’unité des organisations syndicales et étudiantes pour la journée du 7 février et de son lancement dés le 31 janvier. Leur appel à l’action est dans le prolongement de la déclaration UNEF-SNESUP du 20 janvier : « le gouvernement instaure et fige une véritable «double peine» pour les étudiants : déjà précaires dans leurs conditions de ressources durant leurs études, ils se voient «précarisés» à nouveau et pour 2 ans lors de leur entrée dans la vie active. Le CPE pèsera sur les conditions de travail, les garanties statutaires de tous les salariés. Il propose un avenir bouché ! Nous en demandons le retrait ».
Le SNESUP prendra toutes les dispositions pour assurer le succès, y compris par la grève, de cette journée du 7 Février. Il invite les personnels à y participer massivement. Il appelle à reporter les examens et les enseignements prévus ce jour-là. Dans tous les établissements, il invite les universitaires à participer pleinement aux assemblées générales, manifestations unitaires prévues ce 7 février. Dès à présent, il prend tous les contacts avec les organisations syndicales de l’enseignement supérieur et de la recherche pour donner toute l’ampleur nécessaire au mouvement unitaire en cours.
Paris, le 25 janvier 2006