Com.SNESUP 22/9/04:budget
Communiqué de presse
Paris, le 22 septembre 2004
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, RECHERCHE :
LE BUDGET 2005 ENTRETIENT LA CRISE
Par ses effectifs et sa dépense nationale par étudiant -7000 euros en moyenne, soit 0, 6 % du PIB-, la France est très en retard pour l'Enseignement Supérieur par rapport aux pays comparables. Avec aussi 0, 6 % du PIB, l'effort public de recherche civile est très insuffisant. La grande misère des universités est un scandale maintenant connu de tous.
Le budget 2005 présenté ce jour, 22 septembre 2004, en Conseil des Ministres, entretient la crise dans l'Enseignement Supérieur et la Recherche, telle que le mouvement de la communauté scientifique -chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, IATOSS- du début de l'année l'a dénoncée. Pour l'essentiel, il ne fait qu'inscrire au compte du budget 2005 les engagements qu'avait pris le Ministre Fillon en avril 2004 comme mesure d'urgence devant être poursuivie par un effort équivalent les années suivantes, à commencer à la rentrée 2005.
Les mesures nouvelles se limitent à la création de 150 emplois de maîtres de conférences. L'emploi scientifique et l'avenir des jeunes chercheurs sont ainsi à nouveau sacrifiés. Elles ignorent totalement les besoins en IATOSS, font stagner les crédits de fonctionnement et les conditions de vie des étudiants (bourses). Les seules mesures positives, à préciser (!), concernent le logement.
Les crédits de recherche ne correspondent en rien
aux trois milliards par an qu'il faudrait pour aller vers les 3 % du PIB consacrés
à la recherche, objectif de la communauté européenne. L'effort pour 2005 se
limite en fait à 350 millions d'euros pour le BCRD, les 650 restants sur le
milliard affiché, servant en fait à augmenter l'aide aux entreprises et à financer
une nouvelle Agence pour la recherche (par le produit des privatisations).
Le budget 2005 n'ouvre pas la perspective d'une loi d'orientation et de programmation de l'enseignement supérieur et de la recherche qui les sortirait de l'ornière. L'horizon de recrutement pour les jeunes docteurs reste bouché. Les causes qui ont provoqué leur colère dans le premier trimestre 2004 perdurent.
Le SNESUP-FSU examine dès aujourd'hui avec tous ses partenaires (Intersyndicale, SLR), avec les personnels dans les établissements, les formes d'action à mettre en ?uvre pour contraindre le gouvernement à inverser ses orientations et à faire véritablement de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche une priorité nationale.
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