Com. Recherche 27/02

Publié le 27 février 2004

Communiqué de presse
27/02/2004

PLUS QUE JAMAIS,
SAUVER ENSEMBLE LA RECHERCHE ET L’UNIVERSITE

Les annonces faites ce vendredi 17 février par Claudie Haigneré sont très loin de répondre aux exigences justifiées de la communauté scientifique, universitaire.

Le versement de 293 millions d’euros de crédits recherche gelés en 2002 et 2003, le dégel de 120 postes statutaires pour la recherche (chercheurs et ITA), sont des reculs à mettre au compte de la force et de l’unité du mouvement. Mais cela est très loin des exigences portées par le mouvement et par les 50.000 signataires de la pétition pour la recherche : rétablissement de 550 postes supprimés dans la recherche publique, dotation d’urgence en emplois statutaires pour les universités. Alors que fait, sans précédent, le budget 2004 se caractérise par zéro création d’emplois d’enseignants-chercheurs, la Ministre de la Recherche évacue les demandes explicitement formulées en sa présence lors du Colloque de la CPU à Bordeaux. Le Ministre L. Ferry se tait, alors que demeure le déficit de 16000 emplois d’enseignants-chercheurs, officiellement reconnu à en 2001 !

Il faut sortir la Recherche publique et l’Université de cette situation de pauvreté et de précarité aggravée pour les jeunes docteurs.
Le 9 mars, avec l’ensemble des organisations syndicales, avec le collectif « Sauvons la Recherche », les universitaires assureront le plus grand retentissement à la Journée Nationale pour la Recherche et pour l’Enseignement Supérieur.
Le 12 mars, c’est avec l’ensemble du système éducatif, que s’affirmeront en force, par la grève et les manifestations unitaires, les revendications pour l’emploi, contre la précarité, pour le recrutement des jeunes.

Le mouvement dans la recherche et dans l’enseignement supérieur administre la preuve de sa force, de son unité, de sa maturité. Le gouvernement doit en prendre pleinement la mesure : quelques concessions limitées ne suffiront pas. Il doit prendre en compte la réalité de besoins fondamentaux, pour l’avenir des jeunes, pour le développement scientifique, culturel, économique.

Le SNESUP-FSU en appelle à tous les universitaires, aux étudiants, à toutes les forces vives du pays : la recherche et l’enseignement supérieur publics exigent un effort national à la mesure des retards, des déficits accumulés, alors que se développent les connaissances scientifiques et les besoins de formation et de qualification.