Com. postes 2005

Publié le 2 mars 2005

Communiqué de presse
02/03/2005

Campagne de recrutement des enseignants-chercheurs :
On est loin du compte !

Le Ministère vient de publier les emplois d’enseignants chercheurs mis au recrutement pour l’année 2005.

Seulement 3017 emplois de maîtres de conférences et de professeurs sont à pourvoir pour la rentrée 2005 alors qu’en 2004, 3120 étaient publiés : cette baisse d’une centaine d’emplois cache en réalité un escamotage d’une plus grande ampleur, proprement scandaleux compte tenu des engagements du Ministre.

En avril 2004, le mouvement pour la recherche et l’enseignement supérieur a obtenu la création de 700 emplois dont seulement la moitié a été publiée et ouverte au recrutement à l’automne 2004. Il en reste donc environ 350 à pourvoir qui doivent être rajoutés aux 150 créations votées dans le budget 2005 : le déficit total, par rapport à 2004, s’élève donc à 600 et va à l’encontre des prévisions de départs en retraite d’un grand nombre de collègues. Ces données soulignent bien les contradictions entre, d’une part, les mesures gouvernementales contre l’emploi public et d’autre part, les attentes légitimes des jeunes chercheurs et des personnels. Aux Etats Généraux, la création d’ici 2010 de 24000 emplois a été définie comme absolument nécessaire Cette exigence est en cohérence avec les estimations de besoins d’emplois scientifiques réalisées par le SNESUP, le SNCS et … la Communauté européenne.

La faiblesse du nombre d’emplois mis au concours en mars 2005 est lourdement pénalisante pour nombre de candidats. Elle vient se rajouter à un réel recul constitué, dans le même arrêté, par la décision inattendue et préjudiciable d’écarter la candidature de personnes qualifiées depuis 5 ans. En effet, la pratique établie depuis 1998, en accord avec des textes analogues publiés chaque année, permettait la candidature des personnes jusque dans leur cinquième année de qualification.

Le SNESUP s’adresse au Ministre sur ces questions. Il souligne que de telles mesures malthusiennes sont un motif supplémentaire à une mobilisation de grande ampleur, ce 9 mais aussi ce 10 mars pour un fort développement de la recherche et l’enseignement supérieur.