Com. Gollnisch
Communiqué de presse
08/03/2005
Le SNESUP se félicite de la condamnation de Bruno Gollnisch
SNESUP-FSU
78 rue du Fg Saint-Denis
75010 Paris
Bruno Gollnisch vient de se voir signifier l’interdiction d’exercer
toute fonction d’enseignement et de recherche dans son établissement
pendant cinq ans, avec privation de la moitié de son traitement. Il s’agit
là de la cinquième sanction applicable selon l’article L
952-8 du code de l’éducation, qui en compte sept, allant du simple
blâme à la révocation.
Revenons en arrière. Le 11 octobre 2004, Bruno Gollnisch donne une conférence
de presse à Lyon, au local de son parti, le Front National. Sujet : le
rapport de la Commission Rousso sur le racisme et le négationnisme au
sein de l’Université Jean Moulin-Lyon III. Là, tout en prenant
fait et cause pour les négationnistes Henri Roques, Robert Faurisson
et Jean Plantin, il présente les chambres à gaz hitlériennes
comme une simple hypothèse sur laquelle les historiens n’auraient
pas encore porté de conclusions définitives. « Quant à
la façon dont les gens sont morts, » dit-il « le débat
doit avoir lieu ». « Je pense, » insiste-t-il, « qu’il
faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait être
libre » .Propos feutrés, mais suffisants, dans un lieu où
la cause était entendue d’avance. Un conseiller régional
FN n’a-t-il pas déclaré, lors de la même soirée
: « Il faut savoir faire la différence entre la mémoire
vécue et la mémoire rapportée. Moi, j’ai vu les chambres
à gaz, je les ai même utilisées. Elles ont servi à
désinfecter des milliers de prisonniers, pouilleux ou atteints du typhus
. » ? ( Le Monde, 13.10.04 ).
Aussitôt après cette conférence, le Snesup et la FSU du
Rhône, ainsi que ces deux organisations au niveau national, ont réagi
en condamnant, par des communiqués de presse, les prises de position
de ce personnage, professeur de Droit International et de Civilisation Japonaise.
Le Recteur de l’Académie de Lyon a immédiatement exprimé
son indignation, et le Président de l’Université de Lyon
III a procédé à la saisine de la section disciplinaire
de cet établissement.
La section disciplinaire vient de sanctionner Bruno Gollnisch. Cette décision
est une condamnation significative et un coup d’arrêt à l’encontre
de ceux qui tentent de faire de Lyon III un centre de diffusion des doctrines
racistes et négationnistes.
Cette condamnation répond à l’émotion et à
la mobilisation des syndicats (UNEF, SNESUP) et des étudiants d’HIPPOCAMPE
et de l’UEJF contre l’activisme néo-nazi au sein de l’Université,
et à la réaction très vive de tous les démocrates,
des partis politiques et des associations.
Le 8 mars 2005