Com. EG Grenoble
Communiqué de presse
29/10/2004
Grenoble : nouvel acte de la communauté scientifique
A Grenoble, à l’occasion des Assises Nationales des Etats Généraux de la Recherche, près d’un millier de chercheurs, d’enseignants-chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens et d’administratifs ont défini, dans un texte de synthèse, les grands axes qui pourraient tracer l’avenir de la recherche et de l’Enseignement Supérieur. Ces Assises sont un nouvel acte de la mobilisation de la communauté scientifique qui a pris son essor au début de l’année 2004. Le débat a souligné les forces du texte, fruit d’une volonté partagée et d’un effort commun, et en même temps ses ambiguïtés, ses manques.
Les forces ce sont :
- La recherche comme bien public et service public ;
- l’affirmation du co-développement des organismes, des universités et des écoles ;
- la priorité à l’emploi scientifique et le refus de la précarité ;
- la coopération volontaire des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche ;
- un effort budgétaire pluriannuel ambitieux conjoint pour l’Enseignement supérieur et la recherche ;
- l’assurance d’un financement pérenne des équipes de recherche ;
- le rôle essentiel des ITA et des IATOS dans le dispositif de recherche ;
- des garanties statutaires pour tous les doctorants.
Avec d’autres soulignant le rôle décisif du mouvement social de l’hiver et du printemps 2004, le SNESUP FSU a porté ses propositions pour :
- la démocratie dans la constitution et la composition
des instances d’évaluation et d’orientation
de la Recherche, tant au plan français qu’européen ; - le co-développement de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche traduit en objectifs budgétaires
dans la loi d’orientation et de Programmation, et dès le budget 2005 ; - la reconnaissance pleine et entière des sciences de l’homme
et de la société dans le dispositif de
la recherche publique ; - la réduction à 150 heures du service d’enseignement des enseignants-chercheurs ;
- la prise en compte de la totalité des missions des enseignants-chercheurs pour leur évaluation.
Au terme de ces deux journées des inquiétudes
persistent sur des points -clef :
- la proposition d’un CDD pour être « chercheur
ou enseignant-chercheur associé » après l’obtention
du
doctorat, ce qui instituerait une précarité prolongée
;
- le champ libre laissé au projet gouvernemental d’agence
de moyens ;
- les projets concernant la transformation du CNRS.
Confrontés à la combativité du mouvement qui s’est encore exprimée les 28 et 29 Octobre 2004, les ministres FILLON et D’AUBERT, en responsabilité des départements concernés, ont affirmé vouloir entendre la démarche de la communauté scientifique. Ils ont dû reconnaître des erreurs faites sur « le fond et la forme » en 2003. Toujours en porte à faux avec les aspirations des personnels de L’ESR, ils n’ont semblé retenir, aujourd’hui, que des mesures contestées, les CDD post-doc. Et ils ont avancé à nouveau l’idée des pôles d’excellence voire de compétitivité. Le SNESUP appelle à poursuivre la mobilisation et à intervenir pour que le texte issu des Etats Généraux reflète mieux les préoccupations de la communauté scientifique. Il appelle à se mobiliser les 4 et 5 novembre pour obtenir un autre budget 2005. Il propose de mener une campagne d’opinion sur le contenu et le champ de la loi d’orientation et de programmation.
A l’issue de ces Etats Généraux, il s’adresse en ce sens à ses partenaires de la communauté scientifique.