Com. après le 19 mars
Communiqué de presse
19/03/2004
D?AUTRES CHOIX POUR LA RECHERCHE ET UNIVERSITE
Plus que jamais mobilisés et en colère, ce jour, 19 mars,
en France et à l?étranger, des dizaines de milliers de chercheurs, d?enseignants-chercheurs,
de doctorants et de jeunes docteurs, d?étudiants, d?IATOSS et d?ITA, ont dénoncé,
une fois de plus, la politique gouvernementale en matière de recherche.
Leurs revendications, simples et précises, sont :
- la restitution des 550 postes de chercheurs titulaires supprimés au budget 2004,
- le recrutement de 1000 enseignants-chercheurs et 1000 ATOSS à la rentrée 2004,
- le versement effectif des crédits 2002 et 2003 non payés,
- un budget 2005, première étape d?une loi de programmation, permettant le développement de la recherche et de l?enseignement supérieur et la résorption de la précarité.
A cette heure, aucune réponse gouvernementale ne leur a été donnée ;
aucune réponse n?a été donnée à la misère de l?enseignement supérieur
et de la recherche, à l?explosion de la précarité. L?université comme
les grands organismes sont pourtant confrontés aux mêmes problèmes.
Toutes les menaces de démantèlement libéral des statuts des personnels
des établissements, de la carte des formations, sont à l?oeuvre.
La lettre du Président de la République en date du 17 mars leur
apparaît en complet décalage. Elle leur donne le sentiment qu?il les
écoute sans les entendre. Elle attise la détermination à lutter pour
obtenir satisfaction.
L?opinion publique partage très majoritairement ces sentiments. Elle
sait que l?argent existe, mais que le gouvernement a fait le choix de
l?utiliser à des fins électoralistes sans se préoccuper de la
recherche, de l?université, de l?avenir des jeunes et du pays.
Dans la transparence, d?autres choix doivent être faits pour le service
public de la recherche et de l?enseignement supérieur.
Les Etats Généraux sont le fruit de la lutte. Maintenant, ils doivent
être organisés par toute la communauté scientifique, chercheurs,
enseignants-chercheurs, doctorants et jeunes docteurs, représentatifs
de tous les acteurs, secteurs et domaines de recherche ; le comité
d?initiative et de proposition (CIP) doit être à leur image. Ils
doivent être le garant de l?unité du débat en étant pleinement
démocratiques et largement ouverts. Ils doivent associer l?ensemble des
forces sociales, la société civile, la communauté scientifique des
autres pays et être organisés dans les établissements en région.
Parce que la Recherche et l?Université sont une grande cause nationale, le SNESUP invite tous les citoyens et citoyennes concernés à se joindre à l?action de la communauté scientifique. Au soir du 19 mars, il demande aux personnels de l?enseignement supérieur, de se réunir dans l?unité la plus large, avec les collectifs « Sauver la Recherche et l?Université » pour arrêter ensemble les formes d?action.