CNU20 Com.03/2004

Publié le 6 février 2004

Texte adopté par la 20ème section du CNU : ANTHROPOLOGIE
lors de la session qualifications du 2 au 6 février

 


La recherche universitaire, notamment en ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE et PREHISTOIRE est en péril en France.


L’examen des dossiers en vue de qualification aux fonctions de Maître de Conférences et Professeur des Universités a encore témoigné du grand potentiel humain de nos disciplines. Or, la recherche est menacée car les enseignants-chercheurs ont dans les faits, de plus en plus de difficulté, faute de temps et de moyens à assumer leur mission de recherche.


C’est un risque grave qui menace nos disciplines et la qualité des enseignements. Le travail de recherche ne se formate pas. Il nécessite de la passion et de la compétence, elles ne manquent pas. Il nécessite aussi des moyens, notamment en temps, de la disponibilité et de la reconnaissance.


En conséquence, il nous semble urgent:


1. de restaurer à un niveau décent les moyens alloués à la recherche: détachements et primes d’encadrement doctoral pour nous, allocations de recherche pour nos étudiants…;


2. de remédier à la surcharge de tâches administratives qui pèsent sur les enseignants du fait de la sous-administration chronique de l’Université française, en recrutant du personnel Iatos à la hauteur des besoins réels;


3. de remédier à la surcharge des tâches d’encadrement pédagogique, due au manque de titulaires, par la création de postes tant de Maître de Conférences que de Professeur des Universités.

A ce constat s’ajoute une grande inquiétude quant aux effets possibles des réformes en cours ou prévues: sur le statut des établissements, sur l’architecture des diplômes et surtout sur les obligations de service des enseignants-chercheurs.


N’aggravons pas une situation déjà préoccupante.