Cnu05 sec14 motion LOPRI
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Section 14 |
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Session de février 2005 |
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Auteur(s) : |
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NDLR : Les compte-rendus sont publiés sous la responsabilité
de leur(s) auteur(s).
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la section : cliquez ici !
Motion de la 14e section du CNU sur la LOPRI
La 14e section du CNU exprime son désaccord avec le projet ministériel
sur l’orientation et la programmation de la recherche.
Elle tient à réaffirmer avec force son attachement à la
recherche, et à la valorisation de la connaissance qui en découle,
dans le domaine qui est le sien: Langues, Littératures et Civilisations
Romanes.
Après avoir examiné la motion élaborée par la 30e
section du CNU, elle affirme sa totale convergence de vue avec les inquiétudes
et l’argumentation qui y sont exprimées. Les choix généraux
de ce projet présentent de graves dangers pour la gestion et l’évaluation
de la recherche, nombre de propositions prévues par la LOPRI étant
à contre-courant des conclusions des États Généraux
de la Recherche. Notamment,
— Le Projet de LOP est un projet pour l’innovation et les technologies.
Il ignore que la recherche, et en particulier la recherche fondamentale, consiste
en l’élaboration et la transmission des connaissances.
— Notre section rappelle son attachement au maintien des organismes nationaux
(EPST) et à un tissu dense et homogène de recherche universitaire.
Elle s’oppose à la mise en place du «tout incitatif»
au détriment des financements «récurrents». De plus,
il apparaît que la mise en place des PRES risque de déposséder
les universités de la responsabilité des Écoles Doctorales
et de la recherche, au bénéfice des pôles. Ceux-ci regrouperaient
les équipes les mieux dotées dans une structure administrative
de gestion privée.
— Notre section s’oppose à la généralisation
de statuts précaires pour les jeunes docteurs et à l’attribution
de primes au mérite accordées par les instances d’évaluation
nommées ou les établissements. Elle demande que cette évaluation
présente des garanties de transparence et soit réalisée
par des instances composées majoritairement d’élus.
— Enfin, elle rappelle que le développement de la recherche universitaire
ne se fera que grâce à une diminution de la charge d’enseignement
(150h/an, 1h TP= 1h TD), une décharge partielle d’enseignement
pour tous les jeunes Maîtres de Conférence et une diminution des
charges administratives. Finalement,elle constate que le nombre de postes d’enseignants-chercheurs
et d’IATOS prévu dans la LOPRI est environ quatre fois plus faible
que celui demandé par les États Généraux de la Recherche.
Adopté à l’unanimité Aix-en-Provence le 4 février
2005