C R CNU 2004
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Section 10 |
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| Littératures comparées |
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2004 |
Auteur(s) : |
Isabelle Krzywkowski et Irène Langlet |
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NDLR : Les compte-rendus sont publiés sous la responsabilité
de leur(s) auteur(s).Isabelle Krzywkowski
et Irène Langlet
Liste des élus de
la section : cliquez ici !
Compte rendu de la session de qualification M.C. 2004
pour la 10ème section (Littérature comparée)
La session du CNU 2004 était la première session d’un nouveau CNU. Sa composition a été, comme pour l’ensemble des sections, clairement orientée par le Ministère, qui na pas choisi les membres nommés en fonction de critères scientifiques (représentation des spécialités en particulier), mais en fonction dune appartenance politique, allant jusqu’à nommer des collègues qui s’étaient par ailleurs présentés sur la liste « de droite » où ils n’avaient pas été élus.
La session de qualification 2004 s’est cependant bien déroulée.
En pourcentage, le nombre de candidats qualifiés est en augmentation
par rapport à l’an dernier. J’insiste une fois de plus sur
le très grand nombre de dossiers qui nous parviennent bien que sans rapport
avec la spécialité ; la situation s’est incontestablement
aggravée depuis qu’il est possible de postuler sur tout poste quelle
que soit la section où l’on a été qualifié
: nous sommes indubitablement une section qui, faute sans doute d’être
clairement identifiée, vaut que l’on y « tente sa chance
» ; de ce fait, 68 dossiers (soit presque 42 % !) ne relevaient pas de
la section, voire pas des études littéraires, ce qui pèse
sur les travaux de la commission, comme sur les statistiques.
MC : 187 candidats - 162 dossiers examinés - 49 candidats qualifiés,
soit 30 % (mais plus de 52% si l’on décompte les dossiers non comparatistes).
Sur ces candidats, 6,5% demandaient leur renouvellement au bout de 4 ans et
21 % représentaient leur dossier.
PR : 22 candidats - 20 dossiers examinés - 9 candidats qualifiés,
soit 45 %
Voici ce que l’on peut retenir du fonctionnement et des critères pour préparer la session 2005 :
Principes
- les dossiers envoyés après la date limite imposée par
le Ministère ne seront pas pris en compte. Il est toutefois possible
d'envoyer plus tard le rapport de thèse, si celle-ci a été
soutenue tardivement. L’absence de rapport et d’attestation de diplôme
au jour de la réunion rend en effet la candidature irrecevable. La thèse
est à fournir dans les documents autorisés (le texte du BO ne
le précise pas, mais les conseils donnés sur le serveur ANTARES
le rappellent).
- le CNU ne refait pas les jurys de thèse : les rapporteurs présentent
un résumé des rapports et vérifient qu’ils sont confirmés
par la lecture des travaux présentés ;
- on ne doit pas être rapporteur sur le dossier d’un candidat que
l’on connaît ;
- les rapporteurs peuvent contacter les candidats s’il leur manque des
éléments d’information ;
- tous les éléments du dossier sont pris en compte, c’est-à-dire,
outre la thèse, l’expérience professionnelle, la pratique
de la recherche, les langues pratiquées, etc. (sauf les hobbys) ;
- quand deux rapporteurs sont d’accord, on ne revient pas sur leur proposition
(il y a eu néanmoins des cas de débat avec les autres membres
de la commission) ; quand ils ne sont pas d’accord, le vote à bulletin
secret est systématique ;
- quand un candidat a déjà été qualifié,
on le qualifie, sauf si le dossier ne fait état d’absolument aucune
évolution depuis la dernière qualification (les rapporteurs se
sont engagés à écrire aux candidats concernés pour
en parler avec eux). Pour cette même raison, mieux vaut faire évoluer
un dossier avant de le représenter s’il a été refusé
: des dossiers qui avaient été refusés comme « non
comparatistes » ou « insuffisamment comparatistes » ont été
qualifiés lorsque la recherche a évolué vers la littérature
comparée. Ne pas oublier de demander le rapport auprès du Ministère,
d’autant qu’un effort a été fait cette année
pour les rendre plus détaillés ;
- les débats sont confidentiels ;
- le nombre de qualifications ne dépend pas du nombre de postes mis au
concours.
Problèmes soulevés
- francophonie : une rencontre avec les membres de la 9ème section (littérature
française) s’impose, car les dossiers relèvent selon les
cas de l’une ou l’autre section (les études monographiques
ou ne présentant qu’un chapitre panoramique relèvent plutôt
de la 9e ; celles qui portent sur des champs culturels multiples, sur le passage
d’une langue à une autre, sur l’interculturalité /
le multiculturalisme relèvent plutôt de la 10e).
- langues étrangères : la compétence avérée
en langues étrangères ne suffit pas pour la qualification si la
thèse n’est pas comparatiste. A l’inverse, une thèse
comparatiste doit faire apparaître des compétences en langues étrangères,
au moins celles du corpus utilisé (le « plurilinguisme »
reste quand même un critère de base, même s’il est
régulièrement mis en débat). Pour les candidats dont le
français n’est pas la langue maternelle, il faut prouver une compétence
en français.
- interdisciplinarité : voir ci-dessous
Critères
1 - un certain nombre de compétences sont requises par la spécialité,
mais aussi par le choix du corpus ou des problématiques.
- La qualification en littérature comparée n’est évidemment
pas fermée aux candidats issus de spécialités différentes
(cursus de langues, de philosophie, d’histoire de l’art, etc.),
mais suppose de leur part un travail d’appropriation des outils d’analyse
littéraire : un dépouillement d’archives, le recours à
un corpus littéraire sans analyses, une étude réduite à
une simple description apparaissent insuffisants : la maîtrise des outils
méthodologiques et critiques de l’étude littéraire
font partie de la discipline, de même que la capacité à
contextualiser.
- A l’inverse, un littéraire qui intègre un corpus ou des
questionnements extra-littéraires doit se doter de compétences
réelles dans les autres domaines étudiés (par exemple,
une thèse qui croise littérature et cinéma doit se donner
les outils de l’analyse filmique) et dans la pratique de l’interdisciplinarité.
2 - en termes de recherches, la thèse reste en principe seule requise,
sauf si elle est fragile scientifiquement : dans ce cas, la présence
d’articles est nécessaire. Ceci dit, les dossiers présentant
la thèse seule deviennent rares… et sont donc déconseillés.
Par ailleurs, il est souhaité qu’une partie au moins des membres
du jury soient comparatistes.
Pour les collègues isolés, je ne saurai trop conseiller de se
rapprocher des centres de recherches de l’université de leur directeur
de thèse, ou de l’université la plus proche, ainsi que de
la S.F.L.G.C., qui propose un annuaire des comparatistes et informe des colloques
(http://www.vox-poetica.org/sflgc/) ; voir aussi bien sûr sur internet
Fabula.org, ainsi que la liste de diffusion Metis, consacrée à
la littérature comparée (http://www.fabula.org, lien « Ressources,
listes hôtes »).
Il n’est pas nécessaire de présenter des articles dans des
revues à comité de lecture, mais plutôt de montrer, par
la participation à des colloques ou à des équipes de recherche,
que l’on est engagé dans un réseau de recherche et d’échanges.
3 - L’enseignement : Si une partie de la section pense que la décision
relève des universités qui recrutent, une ligne semble s’être
dégagée cette année que l’on peut formuler ainsi
: l’agrégation n’est pas exigée, mais il est préférable
d’avoir passé un concours d’enseignement, à tout le
moins de faire preuve d’une expérience de l’enseignement
(pas nécessairement dans le supérieur), puisque la qualification
débouche sur des postes d’enseignement. Certains dossiers de très
jeunes gens se sont vus refusés faute de toute expérience. C’est
plus problématique encore pour des candidats plus âgés,
engagés dans une autre voie professionnelle. Le problème est aggravé
par le fait que la littérature comparée ne s’enseigne qu’à
l’université : il ne peut donc être question de considérer
la seule expérience de l’enseignement comparatiste, mais pour les
candidats qui n’ont pas passé les concours du second degré,
il est préférable d’essayer d’obtenir des charges
de cours.
Isabelle Krzywkowski et Irène Langlet
Elues SNESup