Au Portugal comme partout : « Valorisation maintenant ! »
La Fenprof a tenu son 15e congrès les 16 et 17 mai à Lisbonne. Ces deux journées ont été l’occasion, entre autres, de rappeler l’urgence à lutter contre les attaques grandissantes contre les libertés académiques partout dans le monde.
Le 15e congrès de la Fenprof, principal syndicat des enseignant·es, éducateur·rices et chercheur·ses du Portugal, s’est tenu à Lisbonne les 16 et 17 mai, précédé d’un séminaire international avec une trentaine de délégué·es d’Europe, de la lusophonie, des États-Unis, du Japon et d’Argentine.
Le thème du congrès, « Valorisation maintenant ! Pour la profession enseignante. Pour l’éducation publique », résonnait avec la nouvelle campagne de l’Internationale de l’éducation, « Go public ! », ainsi qu’avec les préoccupations des invité·es internationaux.
DES MAUX MULTIPLES
Car, malgré quelques progrès dans certains pays (le Brésil après les attaques violentes de Bolsonaro, le Bulgarie, le Cap-Vert), les maux auxquels nous sommes confronté·es traversent les frontières : sous-financement, manque de personnel, perte d’attractivité de nos professions, épuisement professionnel, précarité, manque de reconnaissance sociale et salariale, contrôle politique et administratif, attaques contre les libertés académiques, etc., avec des situations particulièrement préoccupantes pour celles-ci en Turquie, en Argentine et aux États-Unis, tandis que le dénuement matériel reste criant en Afrique. Le tout dans un contexte politique dominé presque partout par l’extrême droite. À Lisbonne, les affiches électorales du parti d’extrême droite Chega, la veille des élections législatives, témoignaient d’un regret à peine masqué de la dictature de Salazar, cinquante ans après les premières élections libres.
La politique internationale était présente au congrès aussi par le biais de la participation d’un représentant du gouvernement sahraoui en exil et de Rawan Sulaiman, ambassadrice de la Palestine au Portugal, auxquels la Fenprof a manifesté un vibrant soutien.
Par Gaël MAHé, secteur International