Art. infos mouvement

Publié le 19 novembre 2003

Informations sur le mouvement à l'Université

NDLR : Cette page se veut le point des dernières actions dont nous avons eu connaissance.
Elle esssaie aussi de donner les principales informations connexes (réactions, articles de presse)
Merci de nous prévenir d'éventuelles informations n'y figurant pas. Cette page sera modifiée en conséquence.
Merci de votre indulgence pour les inévitables délais de mise en oeuvre et de mise à jour informatique.

Prochaine journée nationale d'action le 27 novembre (coordination le 29 à Rennes)

Lire l'appel intersyndical à la semaine d'action , le communiqué du SNESUP du 18/11/2003,
le communiqué du 20/11 faisant suite à l'annonce de l'ajournement du projet Ferry,
l'appel du BN du 21/11 appelant à la grève.

Lire aussi les contributions sur notre forum (textes d'établissements, articles parus, réactions collectives et individuelles).
Utilisez cette possibilité de diffuser vos informations, vos appels et vos analyses.

Des informations supplémentaires éventuellement disponibles à l'adresse http://www.unef.fr/actualites/mobilisations.php
Un état de la mobilisation est aussi disponible sur le site de notre camarade Marc de Paris XIII : http://www.univenlutte.lautre.net.

Les informations sont données par établissement, ou à défaut par date.
Dernières mises à jour (indiquées par *) le 26.11.03 13:52 .


La réforme LMD est totalement maintenue, affirme Luc Ferry à l'Assemblée nationale le 25/11 Pour revenir en haut de cette page !

Dépèche AEF
http://www.L-aef.com/script/private/form_verif_id.cgi?art_id=38798


"Nous soutenons entièrement - j'espère que vous aussi - cette réforme [la mise en place du LMD], voulue par Claude Allègre et poursuivie par Jack Lang, avant de l'être par moi-même", explique Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche, aujourd'hui, mardi 25 novembre 2003, lors de la séance des questions orales à l'Assemblée nationale: "L'harmonisation européenne des diplômes représente en effet une chance formidable pour les étudiants, qui pourront ainsi commencer leurs études à Rennes ou Toulouse, les poursuivre à Berlin ou Madrid, avant de les terminer par exemple à Paris, sans perdre aucun temps dans leur cursus."

"Dans ce contexte, les étudiants s'interrogent sur divers points, comme la compensation des notes ou la semestrialisation des enseignements. Parallèlement, les présidents d'université demandent des mesures techniques pour mieux s'adapter à la réforme LMD, concernant, entre autres, le conseil d'administration ou l'octroi d'un budget global. Les réglages ainsi rendus nécessaires constituent le deuxième volet de la réforme: ils passent nécessairement par des mesures législatives."

"Ma réponse est très claire. La réforme LMD est totalement maintenue: il n'y aura aucun recul sur ce sujet. S'agissant des réglages techniques que cette réforme impose, je réunirai les présidents des universités qui l'ont déjà mise en place. Enfin, aucun projet de loi n'est inscrit à l'ordre du jour parlementaire, vous le savez pertinemment. Nous l'avons seulement rappelé aux étudiants, afin de leur montrer que le dialogue se poursuivait, avec eux, comme avec les présidents d'université d'ailleurs."


Nouvelles du 24 et du 25 novembre Pour revenir en haut de cette page !

Chambéry : Le mouvement etudiant continue, sur un rythme d'une journee d'AG et une journee d'actions. L'AG d'aujourd'hui a reuni environ 250 etudiants.
Le SNESUP, SUD et la FERC-CGT ont decide d'appeler a la journee de greve de jeudi 27.

Lille III : L'université de Lille-III est occupée depuis lundi 24/11/2003, sur décision d'une assemblée générale de 500 étudiants. "Les amphithéâtres ont été barricadés avec les tables et les chaises des salles de TD" explique Jérôme Calmels, de l'UNEF. "Le bâtiment A est entièrement bloqué." La direction de l'université a décidé de fermer les salles restantes. Une petite centaine d'étudiants est restée dans la faculté durant la nuit.

Lille I : Mardi 25 à 13 h s'est tenue une réunion d'étudiants sur lille 1 (la première du mouvement) qui s'est mue en AG. 200 participants. Excellente organisation de la réunion par un collectif de personnes soutenu par la CNT, l'UNEF et Sud. Des commissions de travail sont mises en place, nouvelle AG étudiante demain à 13 h (Lieu, rendez-vous au C15), jeudi journée d'action avec participation des étudiants à l'AG des personnels, maifestation l'après-midi à Lille. Applaudissement au soutien du SNESup et à son appel à la grève nationale de jeudi.

Sur Lille 1, la CGT, le SNESup et SUD appellent tout le personnel à participer aux actions du jeudi 27 novembre : Grève nationale,
AG des personnels, à laquelle se joignent les étudiants, 9 h 45, amphi Archimède, bâtiment M1.
Manifestation l'après midi à Lille. (Lieu de rassemblement et heure à préciser)
Voir le forum pour plus de détails

Montpellier III Près de 200 personnes se sont réunies mardi 25 novembre en assemblée générale à l'université Montpellier-III Paul-Valéry. L'AG a voté la reconduction de la grève. Par contre, la proposition de piquet de grève a été rejetée. Prochaine AG jeudi suivie d'une manifestation l'après-midi.

Rennes : 5 000 étudiants de l'Université de Rennes-II se sont rassemblés en assemblée générale aujourd'hui mardi 25 novembre, sur le campus de Villejean à l'extérieur des bâtiments, car l'université est toujours fermée pour des raisons de sécurité. Ils ont reconduit la grève et le blocage de l'université jusqu'au vendredi 28 novembre. Les étudiants ont également élu cinq délégués qui les représenteront à la réunion de la coordination nationale qui se tiendra samedi 29 novembre à Rennes (Chaque université en grève est invitée à se faire représenter par cinq délégués lors de cette réunion).

Franck Bélet, le vice-président du CEVU de l'Université de Rennes-II, mandaté par la présidence s'est adressé à l'assemblée en expliquant que la direction de Rennes-II avait pris la décision de fermer les bâtiments suite à l'assemblée générale de vendredi dernier, parce que la circulation des personnels n'était plus assurée de "manière convenable" et pour maintenir l'égalité de traitement entre les personnels qui pouvaient entrer sur leur lieu de travail et les autres. Il a rappelé que la présidence souhaitait la réouverture rapide de l'université et a invité les étudiants grévistes à reprendre le dialogue avec la direction. La présidence de Rennes-II était prête à mettre à disposition des moyens logistiques par "souci démocratique", comme le souhaite le comité de grève.

Lors de l'assemblée générale des étudiants mardi, le président de séance a fait savoir que l'Université de Rennes-I venait de voter la grève et le blocage des bâtiments (près de 200 étudiants).

Toulouse : L'appel de Rennes-II a été voté mardi 25 novembre 2003 par les étudiants des universités Toulouse-II Le Mirail et Toulouse-III Paul-Sabatier réunis en AG.
À Toulouse-III, le comité de mobilisation mis en place lors de la dernière AG souhaite par ailleurs demander des dispositions particulières au CA (conseil d'administration) de l'université qui se réunit lundi prochain, afin de favoriser le développement de la mobilisation. Le comité ne prévoit pas de voter une grève qui concernerait l'ensemble du campus tant que les AG ne réuniront pas au moins 500 personnes.

De son côté, L'UNEF à Toulouse-II souhaite jeudi pouvoir soumettre la grève au vote si les étudiants sont également davantage mobilisés. L'UNEF, le SNESUP, la CGT et le SNPTES-UNSA ont appelé à une journée de grève dans cette université ce même jour. Les étudiants de Toulouse-II se joindront à la manifestation prévue place du Capitole dans l'après-midi alors que le comité de mobilisation de Toulouse-III envisage de son côté d'autres modes d'actions

Tours. Entre 250 et 300 étudiants réunis en assemblée générale ont voté pour la grève à l'université de Tours selon la présidence de l'université.

Versailles-St Quentin : Entre 800 et 900 étudiants ont participé à l'assemblée générale du mardi 25 novembre 2003, à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. La grève a été reconduite à la majorité absolue. Les étudiants grévistes participeront à la journée de mobilisation, le 27 novembre 2003, et à la coordination nationale à Rennes, samedi 29 novembre. Des bâtiments de l'université ont été bloqués par les étudiants grévistes pour permettre à tous les étudiants de se rendre à l'assemblée générale mais la reconduction des piquets de grève n'est pas envisagée pour le moment.

Les enseignants chercheurs de St-Quentin s'étaient réunis lundi 24 avec les iatos et ont décidé d'appeler leurs collègues à se mettre en grève jeudi prochain 27 novembre, et les invitent à participer à une assemblée enseignants-iatos à 11H à vauban en salle 434, ainsi qu'à la manifestation parisienne de l'après-midi.

L'appel à la grève pour jeudi a pour objet :
- d'obtenir le retrait, et non un vague diffèrement post électoral, du projet de loi de "modernisation universitaire"
- d'exiger le renforcement de la garantie du caractère national des diplômes dans le cadre de la mise en oeuvre du lmd
- de permettre à tous de participer à la manifestation parisienne sur ces mots d'ordre l'après-midi


Communiqué du ministère du 24 novembre Pour revenir en haut de cette page !

Luc Ferry apporte des précisions concernant le débat sur les universités

Luc FERRY, ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, apporte les précisions suivantes concernant le débat sur les universités :

- D’une part, une vingtaine d’universités françaises viennent d’entrer, du fait de leur seule volonté et avec un large accord de toutes les instances universitaires et nationales, dans le processus d’harmonisation européen dit « LMD » (licence, master, doctorat). Ce processus est une grande chance pour leurs étudiants, dont il facilitera la mobilité à l’intérieur de l’Europe. Mais c’est aussi un enjeu majeur face à la mondialisation pour empêcher la marchandisation des services de l’éducation et pour consolider les grandes valeurs du service public de l’éducation.
- Luc Ferry, rappelle que dans ce contexte, il n’y aura ni sélection à l’entrée de l’université, ni modification du régime des droits d’inscription, ni suppression des diplômes nationaux (Bac 2 et Bac 4) qui resteront en vigueur, ni mise en concurrence des universités françaises entre elles. Non seulement aucune « privatisation » ou « régionalisation » de l’université n’est prévue, mais à l’inverse nos diplômes nationaux seront plus nationaux que jamais et la mobilité des étudiants en France sera rendue à l’évidence plus aisée.

- D’autre part, certaines mesures sont nécessaires pour améliorer le fonctionnement interne de nos universités et leur permettre de mieux s’inscrire dans cette perspective nouvelle, notamment pour mettre en oeuvre une politique universitaire et scientifique plus dynamique, créer des diplômes communs et des voies de formations communes avec d’autres universités européennes. Dès le mois de juin dernier, Luc Ferry a souligné la nécessité de prendre le temps du dialogue social et de poursuivre la concertation avec les différents partenaires. Aucun projet de loi n’est inscrit au programme de travail du gouvernement ni à l’agenda parlementaire. Comme Luc Ferry s’y est engagé, le dialogue se poursuivra sur les mesures nécessaires à mettre en œuvre pour que notre service public puisse relever les défis de la concurrence internationale.

Sur tous ces points, Luc Ferry continuera de recevoir comme il le fait depuis le début les organisations syndicales de personnels et d’étudiants.


Motion votée par l'ESIB le 23 novembre Pour revenir en haut de cette page !

L'ESIB (National unions of students in Europe) a adopté une motion de "solidarité avec les mobilisations étudiantes en France et en Allemagne" à 25 voix pour, 4 contre et 25 abstentions, dimanche 23 novembre 2003, lors de son assemblée générale à Madère. Le texte affirme que "l'ESIB soutient la lutte des étudiants français et allemands pour défendre leurs droits et portera une grande attention aux développements de ce mouvement." Cette motion a été présentée par l'UNEF, membre de l'ESIB, et soutenue par une quinzaine d'organisations étudiantes. L'ESIB, qui représente 53 organisations étudiantes de 37 pays, soutient le processus de Bologne.

La motion indique que "dix-sept universités françaises sont en actuellement en grève. Ce mouvement étudiant a rapidement grossi depuis plus de 10 jours maintenant. Les étudiants expriment leur opposition aux deux réformes de l'enseignement supérieur que le gouvernement français introduit actuellement. La première, réformant les diplômes, prend le processus de Bologne comme prétexte pour détruire les droits des étudiants et l´égalité entre eux. La seconde, dite 'projet de modernisation universitaire', permet aux universités d'introduire des frais d'inscription élevés et la sélection à l'entrée des études, et présente de nombreuses menaces sur les universités vues comme des organes démocratiquement contrôlés. C'est pour des raisons similaires que dans plusieurs régions d'Allemagne les étudiants protestent et sont en grève actuellement. Les étudiants en grève réclament d'autres réformes de l'enseignement supérieur et une vraie Europe de l'éducation."

Pour Karim Saïd de l'UNEF, "l'adoption de cette motion prouve que soutenir l'harmonisation européenne et refuser la réforme française du LMD qui aboutit à un recul des droits étudiants ne sont pas contradictoires". Pour la FAGE, également membre de l'ESIB, "cette motion manque de clarté et peut conduire à différentes interprétations. On peut se dire que les réformes ne vont pas assez loin en l'état actuel car on ne leur a pas donné les moyens d'être efficientes ou on peut les contester en bloc." La FAGE a donc voté contre ce texte.


Communiqué UNEF du 21 novembre Pour revenir en haut de cette page !

17 UNIVERSITES EN GREVE

Rennes 2, Paris 13, Aix 1, Amiens, Brest, Caen, Chambéry, Lille 3, Lyon 2, Metz, Nancy 2, Nantes, Nice, Perpignan, Paris 10, Strasbourg 2, Versailles-St Quentin sont en grève contre les réformes Ferry (LMD et autonomie des universités).

LES ETUDIANTS DE RENNES 2 APPELLENT A UNE JOURNEE NATIONALE DE MANIFESTATIONS LE JEUDI 27 NOVEMBRE

Face au succès de la journée de mobilisation d’hier, les étudiants de Rennes 2, réunis aujourd’hui en assemblée générale, appellent à une journée nationale de manifestations décentralisées le jeudi 27 novembre.

L’UNEF appelle donc l’ensemble des étudiants à manifester ce même jour : jeudi 27/11

Les étudiants de Rennes 2 appellent à une coordination nationale des étudiants en grève le samedi 29 novembre à Rennes (Rennes 2 étant l’université en pointe de la mobilisation puisqu’en grève depuis le 5 novembre).

L’UNEF appelle également les étudiants mobilisés à s’organiser dans leurs universités et à répondre à cet appel pour la coordination nationale des universités en grève le samedi 29 novembre prochain à Rennes.

Ainsi, l’UNEF appelle les étudiants à continuer de s’informer sur les réformes en cours, participer aux Assemblées Générales, étendre la mobilisation et à s’organiser en conséquence.


Motion votée par la CPU le 20 novembre Pour revenir en haut de cette page !

Motion sur la modernisation universitaire
La CPU réaffirme la nécessité absolue de réformer la loi de 1984 régissant les universités.

Elle estime que l'abandon du processus de modernisation universitaire, s'il se confirmait, constituerait une insupportable régression et ferait peser de graves menaces sur le service public d'enseignement supérieur universitaire.

Sans une université publique forte, dotée enfin des moyens nécessaires à son fonctionnement, ni la France, ni l'Europe ne sauraient faire face aux défis sociaux, économiques, culturels et politiques du monde contemporain.
Sans une université publique forte, les logiques de marchandisation de l'enseignement supérieur et de la recherche l'emporteront, ce que la CPU ne peut admettre.

La CPU ne peut accepter que les universités françaises, une fois de plus, soient sacrifiées.

Elle décide ainsi de suspendre ses travaux et demande solennellement au gouvernement et au chef de l'Etat de manifester leur volonté de faire de l'enseignement supérieur et de la recherche, une priorité nationale.

Adoptée à l'unanimité en séance plénière du 20 novembre 2003


Communiqué de l'UNEF du 20 novembre Pour revenir en haut de cette page !

La mobilisation franchit une nouvelle étape

AUJOURD’HUI, LA MOBILISATION ETUDIANTE A FRANCHI UNE ETAPE IMPORTANTE.

Après Rennes 2, Paris 13, Lyon 2, Versailles St Quentin, Nancy 2, Nantes, Caen, les universités de Strasbourg 2, Amiens, Brest, Metz, Nice, Perpignan, Paris 10 ont rejoint le mouvement de grève.

L’appel de Rennes 2 a encore été voté par de nombreuses Assemblées Générales.

De nombreuses premières manifestations ont eu lieu partout en France : 8000 à Rennes, 5000 à Paris, 2500 à Caen, 1500 à Nantes, 1000 à Nancy et Strasbourg et plusieurs centaines dans d’autres villes universitaires.

· PARCE QUE LES INQUIETUDES ET LES DANGERS SONT BIEN REELS, LE MOUVEMENT S’AMPLIFIE ET FAIT TACHE D’HUILE.

Au delà des cafouillages au plus haut sommet de l’état, le Ministre persiste et signe en maintenant son projet de loi d’autonomie en l’état pour Juin.
Par ailleurs, la réforme LMD continue à s’appliquer dans les universités entraînant la remise en cause du cadre national des diplômes et le recul de droits étudiants, ce qui est la source du mécontentement des étudiants.

Ainsi, l’UNEF appelle les étudiants à continuer de s’informer sur les réformes en cours, participer aux Assemblées Générales, étendre la mobilisation et à s’organiser en conséquence.

UNE NOUVELLE JOURNEE NATIONALE DE MANIFESTATION DECENTRALISEE DEVRA ETRE FIXEE POUR LA SEMAINE PROCHAINE.


Article paru dans Libération le 21 novembre 2003 Pour revenir en haut de cette page !

Etudiants sacrifiés, diplômes bradés, ça va péter»

« Le mouvement s'amplifie et fait tache d'huile », claironnait l'Unef, hier soir, à l'issue de sa première journée d'action nationale dans les universités, soutenue par Sud-Etudiant, la FSE et la CNT. Répondant à l'appel de Rennes-II, en grève depuis le 7 novembre, un chapelet d'universités a rejoint le mouvement. Avec des mobilisations plus ou moins fortes. Dans le collimateur des grévistes : la réforme LMD (licence, mastère, doctorat), décidée par 29 pays européens en 1999, qui entend harmoniser les diplômes européens, et celle de la modernisation des universités.

Hier, les étudiants de Lyon-II, Paris-XIII (Villetaneuse), Versailles Saint-Quentin, Caen, Nancy-II, Strasbourg-II, Amiens, Brest, Lille-III, Metz, Nice, Perpignan, Paris-X (Nanterre) et Paris-I (Tolbiac) ont tenu des assemblées générales sur les campus. Avant de descendre dans la rue. C'est à Rennes que la mobilisation était la plus spectaculaire. Entre 4 000 et 6 000 étudiants ont marqué leur opposition aux « réformes libérales dans l'enseignement supérieur ». Première cible des manifestants : Luc Ferry, dont la caricature en « Reformator » émergeait d'un gros char en carton.

« Désengagement de l'Etat ». La principale inquiétude concerne les droits d'inscription. Avec le projet d'autonomie des universités et un « désengagement de l'Etat », beaucoup redoutent les financements extérieurs. «On ne veut pas dépendre des marques commerciales pour faire nos études, explique Céline, en deuxième année d'histoire. On veut bien des réformes : l'université a besoin d'évoluer. Mais pas de celles-là, poursuit-elle. Il y a d'ailleurs quelque chose de contradictoire à vouloir à la fois une harmonisation européenne des diplômes et l'autonomie, où chaque université devra se débrouiller dans son coin. On ferait mieux de nous donner davantage de moyens. Dans certains cours, on est entre 50 et 70 étudiants.» D'autres se veulent plus nuancés. « Qu'il y ait un rapprochement entre certains programmes et les entreprises, pourquoi pas, concède Olivier, en stage à l'École nationale de la santé. Mais il faut aussi préserver les disciplines qui offrent moins de débouchés, comme les lettres, la philo, l'histoire-géo. L'harmonisation européenne des diplômes est sans doute inévitable, sinon on risque de se couper d'un système d'échange international dans l'enseignement supérieur. Mais, en même temps, avec l'autonomie, on peut craindre une régionalisation des diplômes. »

Aux cris de « résistance à ceux qui veulent privatiser l'école », les manifestants ont également lancé des appels à la « grève générale ». Des petits groupes de lycéens entendaient « défendre leur avenir ». Yannez, en seconde professionnelle, « pense aussi aux enfants » qu'il aura. Il a « peur qu'ils ne puissent pas faire des études s'ils n'en ont pas les moyens. Il paraît aussi que les bourses vont baisser. Comment fera-t-on, alors que les petits boulots sont eux aussi moins payés ? On n'a pas envie de revenir à l'époque où nos parents devaient arrêter leurs études après la troisième et aller au travail. » En écho, l'Union nationale lycéenne (UNL) a appelé hier tous les lycéens à « soutenir les actions engagées et à se mobiliser pour faire barrage aux réformes qui remettent gravement en cause notre avenir et l'idée même du service public d'éducation ».

Certains, comme à Toulouse, n'en sont qu'aux réunions d'information. D'autres, comme à Caen, bloquent l'université depuis trois jours. Ici, comme à Nantes, ils étaient 2 000 étudiants à défiler. A Grenoble, des étudiants ont investi l'un des restaurants universitaires de la ville, obtenant la gratuité des repas pour la journée. A Lyon, les grévistes envisagent de bloquer cet après-midi la réunion d'un conseil d'administration de l'université. A Metz, les étudiants ont scandé «étudiants sacrifiés, diplômes bradés, ça ne peut plus durer, ça va péter», tandis que ceux de Paris criaient « Ferry, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue » à quelques mètres du ministère de l'Éducation nationale. Premiers arrivés aux abords du ministère, les étudiants des universités de la banlieue parisienne. « C'est difficile de s'organiser, mais on va y arriver, explique Corinne, en première année de lettres à Saint-Quentin (Yvelines). On est soutenus par nos profs, qui se sont engagés à ne pas pénaliser les grévistes. » D'autres en feront peut-être autant : le Snesup-FSU, syndicat majoritaire dans le supérieur, appelle les enseignants à « amplifier l'action en tenant des assemblées générales unitaires dans tous les établissements, en participant aux manifestations et aux délégations ». Forts de ce premier coup de semonce, les étudiants ont déjà annoncé une nouvelle journée d'action nationale pour la semaine prochaine.

Démenti. De son côté, Luc Ferry a confirmé que le projet de loi sur la modernisation des universités n'avait pas été ajourné, contrairement aux propos d'un « conseiller de l'Élysée » dans le Monde. La raison en est simple : « Il n'y a pour le moment aucun projet arrêté inscrit à quelque ordre du jour que ce soit et donc susceptible d'être ajourné », a indiqué le ministre, qui avait pourtant redit la veille que le projet serait présenté à l'Assemblée nationale « en juin 2004 ». Cette passe d'armes ­ sans fondement, selon l'Elysée ­ confine au cocasse, l'ajournement dudit projet lors du mouvement social du printemps dernier ayant déjà été commenté comme un enterrement de première classe. Au grand dam de la conférence des présidents d'université, qui a de nouveau dénoncé tout renoncement : « L'abandon du processus de modernisation universitaire constituerait une insupportable régression et ferait peser de graves menaces sur le service public d'enseignement supérieur universitaire. Sans une université publique forte, les logiques de marchandisation de l'enseignement supérieur et de la recherche l'emporteront. » Soit exactement ce que craignent les étudiants.

Un fossé d'incompréhension s'est creusé entre les étudiants mobilisés et les élites universitaires et gouvernementales (solidaires, de Claude Allègre à Luc Ferry, sur ces questions) quant au sens à donner aux réformes annoncées. Est-il encore temps de renouer les fils de la confiance ? Luc Ferry, qui traîne depuis mars (et l'épisode de la décentralisation) la solide réputation de tenir un double langage, n'a pas encore convaincu, malgré des déclarations claires (Libération d'hier). Il s'y essaiera de nouveau ce matin, lors d'une rencontre avec les étudiants de l'Institut des sciences et techniques de Valenciennes, premier site à avoir mis en oeuvre la réforme LMD.

Pour consulter le site de Libération


Communiqué du ministère (20/11) Pour revenir en haut de cette page !

Luc Ferry oppose le démenti le plus formel aux rumeurs concernant les universités

Communiqué de presse
[20/11/03]

Devant les rumeurs propagées depuis peu auprès des étudiants et qui suscitent des inquiétudes dans certaines universités, Luc Ferry souhaite rappeler avec force quelques principes qui fondent son action.

1 - L'enseignement supérieur n'est en rien concerné par la décentralisation en discussion au Parlement.
Chacun peut le vérifier à la lecture du projet de loi sur les responsabilités locales. L'enseignement supérieur reste entièrement de la compétence de l'Etat.

2 - L'Etat ne se désengage pas de l'enseignement supérieur.
Chacun peut vérifier qu'en 2004 l'Etat prévoit de dépenser beaucoup plus pour l'enseignement supérieur qu'il ne l'a fait en 2003, notamment en crédits de fonctionnement pédagogique (+ 9 %).
Aucune "privatisation" ou "marchandisation" de l'enseignement supérieur n'est à l'oeuvre ni en projet.

3 - Les diplômes restent plus que jamais nationaux.
La politique indispensable d'harmonisation européenne des diplômes (LMD) est mise en oeuvre en France dans le cadre des principes du service public. L'Etat garantit et continuera à garantir la valeur nationale des diplômes. De plus, ces diplômes seront reconnus non seulement en France mais dans toute l'Europe.

4 - Toutes les rumeurs concernant l'augmentation des droits d'inscription sont fausses et fantaisistes.
A la rentrée 2002 comme à la rentrée 2003, les droits ont évolué comme précédemment ; cette ligne sera évidemment maintenue.

5 - La réforme LMD et le projet de loi sur les universités n'envisagent pas la sélection à l'entrée à l'université et ne suppriment pas les diplômes existants tels le DEUG, la Maîtrise ou le D.U.T.

Luc FERRY rappelle ainsi ses engagements qui sont autant de garanties apportées aux étudiants, au monde universitaire et d'une façon plus générale au service public de l'enseignement supérieur.


Nouvelles du 19 novembre Pour revenir en haut de cette page !

Une assemblée générale a réuni environ 1 200 étudiants et vient de voter la reconduction de la grève à l'université de Caen jusqu'à l'assemblée générale de demain. Les étudiants protestent selon l'UNEF "contre les modalités d'application du LMD (licence-master-doctorat) et contre la loi sur l'autonomie des universités". "Le mouvement qui a débuté hier par une réunion d'information a attiré 300 étudiants.
un barrage filtrant est actuellement en place à l'entrée de l'université. Mais les cours ne sont pas suspendus.
L'accès aux cours et aux amphithéâtres sera bloqué complètement dès le jeudi 20 à 7 heures.
À 12h30, une nouvelle assemblée générale se réunira jeudi 20 et une manifestation dans les rues de Caen est prévue à 14h30.

800 étudiants, enseignants et personnels administratifs se sont réunis en assemblée générale sur le site de Saint-Quentin de l'université Versailles-Saint-Quentin. La grève votée hier en AG a été reconduite. et l'occupation d'un bâtiment de l'université à Saint-Quentin a été décidée. Une autre AG est prévue demain midi, de même qu'à Versailles.

Des assemblées générales ont eu lieu à Brest (environ 500 étudiants), à Montpellier-III (environ 150 étudiants), à Grenoble-III (environ 300 étudiants), à Toulon (près de 100 étudiants), à Paris-X (environ 350 étudiants). La plupart ont voté l'appel de Rennes-II.

De plus, une assemblée générale de près de 1 000 personnes à Paris-XIII a décidé une occupation de l'université mercredi soir. Par ailleurs, une assemblée générale a réuni à l'université Rennes-II environ 3 000 personnes et a voté la reconduction de la grève jusqu'à vendredi.

500 étudiants ont voté la grève mercredi 19 novembre 2003 à l'université Lyon-II Louis-Lumière, demandant "l'abrogation du décret LMD et le retrait du projet de modernisation universitaire". Une seconde assemblée générale a eu lieu en soirée et a rassemblé selon l'UNEF, environ 1 000 personnes.

Plus d'un millier d'étudiants en grève se sont réunis à Nantes et ont décidé d'organiser une manifestation demain jeudi.
Deux bâtiments du campus du Tertre ont été investis par des étudiants.

Environ 700 étudiants réunis mercredi soir en assemblée générale à la faculté de droit de Nancy-II et ont voté la grève pour se rallier à l'appel lancé par les étudiants de Rennes-II. L'AG composée en majorité d'étudiants de la faculté de lettres et de droit, s'est également prononcée pour une manifestation demain à partir de 12h30 qui se dirigera vers le rectorat de Nancy-Metz. Après une première AG à midi, plusieurs centaines d'étudiants de la faculté de lettres ont débrayé des amphithéâtres et des TD pour informer les autres facultés de leur mouvement de protestation contre les réformes du LMD et de l'autonomie des universités. À l'université de Metz, une AG est prévue demain midi à la faculté de droit.


Communiqué du ministère sur les IUP (19/11) Pour revenir en haut de cette page !

IUP : la clarification

Communiqué de presse
[19/11/03]

L’assemblée des directeurs des Instituts universitaires professionnalisés (IUP) a été reçue, mercredi 19 novembre, par Josy REIFFERS, directeur-adjoint du cabinet de Luc FERRY, et Jean-Marc MONTEIL, directeur de l’enseignement supérieur, en présence de Michel LAURENT, premier vice-président de la Conférence des présidents d’université.

Cette rencontre a permis de clarifier un paysage obscurci ces dernières semaines par ce qui apparaît aujourd’hui comme des malentendus.

Un accord général s’établit sur la nécessité d’intégrer pleinement les formations IUP au sein de l’offre de formation Licence-Master-Doctorat (LMD) des universités en garantissant la qualité de la professionnalisation des parcours de formation qui est l’image de marque des IUP.

Les universités offriront aux étudiants engagés dans des formations IUP des parcours de formation professionnalisés jusqu’au niveau master (bac 5). Ces parcours masters seront organisés en 120 crédits après le grade de licence, en étroite liaison avec le monde professionnel selon des principes de professionnalisation prolongeant la charte de qualité des IUP au niveau master. Les diplômes de master remis à l’étudiant à l’issue de sa formation porteront la marque de leur préparation au sein des IUP.

Bien entendu, le cursus licence de l’université concernée devra prévoir des parcours préparant l’accès aux divers masters de l’établissement, et notamment à ceux portés par les équipes d’IUP. Dans ce contexte, à chaque fois que cela apparaîtra nécessaire, la troisième année du cursus licence pourra comporter des parcours préparant l’entrée dans les masters portés par les IUP, dans le cadre d’une cohérence globale de l’offre universitaire. L’identification IUP sera également assurée.

L’entrée dans les formations IUP sera possible pour des étudiants de diverses origines et de divers établissements, par l’aménagement de passerelles aux divers niveaux.

Enfin, il n’a jamais été question de remettre en cause les moyens attribués aux universités pour les formations IUP. Cette position est réaffirmée.

Dès lors, il est apparu que les inquiétudes peuvent être dissipées. Elles ont, pour une large part, été dues à un déficit d’information et de communication. Elles sont également la conséquence presque inévitable de l’ampleur du chantier qui vise à mettre l’ensemble de l’enseignement supérieur français à l’heure de l’Europe.

Luc FERRY rappelle à cette occasion l’attachement qui est le sien, dans la mise en oeuvre du LMD, à la qualité de la professionnalisation au sein des universités qui fera l’objet dans les prochaines semaines d’un texte adressé à l’ensemble des établissements pour les trois niveaux : licence, master et doctorat.


État des grèves votées le mardi 18 Pour revenir en haut de cette page !

500 étudiants se sont réunis en assemblée générale à l'université Strasbourg-II Marc-Bloch et ont voté "l'appel de Rennes", selon l'UNEF Strasbourg. Les étudiants mobilisés doivent débrayer les amphithéâtres et les cours de TD mercredi 19 pour sensibiliser les étudiants.
Une nouvelle AG est prévue jeudi 20 à 10 heures, à l'issue de laquelle les étudiants iront manifester en ville, pour terminer leur parcours devant le rectorat.

Près de 600 étudiants ont voté la grève à l'université Grenoble-II Pierre-Mendès-France, pour protester contre le projet de réforme relatif à l'autonomie des universités.
Le mouvement est fondé "sur les mêmes revendications que celles énoncées à Rennes", expliquent les représentants de l'UNEF.

La grève a été votée lors de l'assemblée générale à la faculté de lettres de l'université de Nantes, à l'appel de l'UNEF. Une délégation d'étudiants de Rennes-II était présente. parmi les 500 personnes de l'assemblée. Un comité de mobilisation étudiant avait déjà été constitué la semaine dernière.
Une nouvelle assemblée générale aura lieu jeudi, pour décider de la suite à donner au mouvement.

500 étudiants à Paris-X auraient voté, en AG, l'appel des étudiants de Rennes-II et auraient décidé de débrayer les cours.

A Caen, 500 étudiants auraient voté la grève.

A Brest, 300 étudiants auraient décidé des débrayages.


Mardi 18 : communiqué de l'UNEF sur la mobilisation étudiante Pour revenir en haut de cette page !

La contestation contre les réformes Ferry s'amplifie

Des assemblées générales se sont tenues aujourd’hui à l’appel de l’UNEF contre les réformes Ferry sur l’enseignement supérieur.

Après les universités de Rennes 2 et Paris 13, les étudiants réunis en AG dans les universités de Caen, Grenoble 3, Nantes et Versailles-St Quentin ont voté la grève.

Des AG dans les universités de Brest, Strasbourg 2, Nanterre ont rassemblé plusieurs centaines d’étudiants qui ont voté l’appel des étudiants de Rennes 2.
Cet appel précise que : « L’harmonisation européenne des diplômes doit être basée sur un service public européen d’éducation égalitaire. »

Des manifestations seront organisées jeudi 20 novembre dans les villes universitaires où les étudiants sont mobilisés. En Région Parisienne : rassemblement à 15 heures rue du Bac, à l’appel des étudiants de Villetaneuse. A Rennes : manifestation à 14 heures Place de la Mairie).

Yassir Fichtali, président de l’UNEF déclare : « Face à un ministre intransigeant sur la réforme LMD et le projet autonomie des universités, nous appelons tous les étudiants à rejoindre la mobilisation pour défendre leurs droits et faire entendre leurs revendications. »


Rennes Pour revenir en haut de cette page !

Lire l'appel à la grève de Rennes 2 du 5 novembre voté lors d'une assemblée générale de 2000 étudiants.

Depuis le 5 novembre, seuls les cours de préparation aux concours, les cours de langues destinés aux étudiants étrangers et les stages pour l'enseignement à distance sont maintenus à Rennes-II.

Selon une dépêche AEF du 13/11, cent cinquante étudiants grévistes de Rennes-I et Rennes-II ont été délogés du rectorat de Rennes par les forces de l'ordre le 13/11 vers une heure, dans le calme. Les étudiants avaient investi les locaux après une manifestation dans le centre-ville de Rennes, vers 17h.

Les étudiants réunis lundi 17 novembre en assemblée générale ont voté la reconduction de la grève, le blocage et l'occupation de leur université jusqu'au mercredi 19 novembre. Ils entendent poursuivre l'information sur les réformes universitaires en distribuant des tracts devant les lycées rennais, à l'université de Rennes-I et dans le centre-ville de Rennes d'ici mercredi.
Ils étaient 3 000 réunis lors de cette assemblée générale.

François Mouret, président de l'université Rennes-II a reçu le comité de grève étudiant ce même jour, lundi 17 novembre 2003.
Selon une dépèche AEF, il a demandé aux étudiants de laisser un libre accès à l'université notamment pour des "raisons de sécurité" et déclare
que le mouvement est "d'une ampleur certaine
, vu le nombre d'étudiants présents aux assemblées générales".
La question de la récupération des enseignements qui n'ont pas lieu se pose, et une modification du calendrier universitaire est envisagée par le Président.
Les trois conseils centraux seront réunis collectivement le 27 novembre pour réfléchir sur le projet de loi de modernisation des universités.
Enfin, le comité de grève de l'université Rennes-II a refusé mardi 18 de lever les barrages qui bloquent l'accès à l'université.

Les étudiants en grève depuis le 6 novembre manifesteront jeudi 20 novembre avec le soutien du SNESUP.


Communiqué du SNESUP-CGT de Rennes 2 du 17/11/2003 Pour revenir en haut de cette page !

Les organisations syndicales de Rennes 2 soussignés, se situant dans le prolongement des mouvements de lutte contre la politique gouvernementale des mois de mai et juin derniers et rejoignant l'actuelle mobilisation des étudiants, rappellent qu'elles sont toujours fermement opposées :

- au projet FERRY de "modernisation" universitaire visant à instaurer, sous couvert d'autonomie, un système d'enseignement supérieur concurrentiel privant les universités de liberté face aux lois du marché, aux choix des collectivités locales et, en définitive, aux injonctions ministérielles.

- à la mise en oeuvre du LMD qui, sans cadrage national des formations, remet en cause la valeur nationale des diplômes et va à l'encontre d'une réelle mobilité des étudiants.

- à la remise en cause du statut public des personnels des Universités et des conditions statutaires de leur service au sein des établissements.

- au désengagement de l'Etat dans le service public d'enseignement, sous couvert d'une décentralisation conçue comme un instrument de déréglementation, défonctionnarisation et marchandisation de ce secteur.

Elles réaffirment leur attachement à, et leur volonté de défendre, un service public d'Education, et, en particulier, d'Enseignement et de Recherche Universitaires, qui soient au service de tous (français, européens, non-européens) et au service de l'intérêt général (régional, national, européen, international).

Elles appellent à se joindre à la manifestation unitaire qui se déroulera le jeudi 20 novembre (heure précisée ultérieurement), pour s'opposer à l'ensemble de ces politiques libérales mises en oeuvre par le ministère.

Elles appellent à une Assemblée générale des personnels à 10H00 ce jeudi 20 novembre (lieu précisé ultérieurement) afin de préparer cette manifestation mais aussi de débattre du projet dit de « modernisation ».


Paris XIII Pour revenir en haut de cette page !

Les étudiants réunis en AG jeudi 13 novembre à Paris 13 (400 à 500 étudiants présents + une délégation d'étudiants de Rennes 2 + quelques enseignants et personnels IATOS) ont voté la grève contre les réformes LMD et de modernisation universitaire. Suite à l'AG les étudiants sont partis débrayer les amphis et TD en vue d'une nouvelle AG à 15h.

L'AG de 15h qui a réuni entre 600 et 700 étudiants a de nouveau voté la grève et appelé à une nouvelle AG vendredi 12h. Un comité de grève a été constitué.

L'assemblée générale du lundi 17 novembre à Paris-Nord a réuni près de 800 étudiants qui ont voté la grève reconductible et des cours