Appel du courant « Action Syndicale » à voter pour « Unité et Action »

Publié le 19 novembre 2009

Appel du courant « Action Syndicale » à voter pour « Unité et Action »

 Pour un syndicalisme ouvert et unitaire, de transformation sociale, de lutte et de propositions

 

Le congrès de la FSU est un moment important dans la vie démocratique de notre fédération pour choisir les orientations qui guideront notre activité pour trois ans. Nous oeuvrons pour un syndicalisme de masse : nous avons vocation à rassembler tous les salariés dans notre champ de syndicalisation pour mieux les défendre et créer un rapport de forces à la hauteur des enjeux. La création d'un collectif syndical fort dans les établissements, au moment où toutes les tentatives gouvernementales visent à mettre les individus et les établissements en concurrence, est un enjeu déterminant dans la période à venir. Le syndicalisme est un moyen de résister à la tentative forte de division ou de repli sur soi.

Un syndicalisme offensif : Le SNESUP et la FSU sont de toutes les luttes contre les atteintes au service public d'enseignement supérieur et de recherche (ESR) et de l'éducation, mais aussi pour défendre le pouvoir d'achat, la protection sociale, les retraités, et lutter contre les discriminations. Des luttes contre le CPE à celles menées cette année contre les décrets statutaires et la mastérisation, le SNESUP a su construire des espaces de débats permettant de montrer les enjeux des réformes de l'ESR en lien avec celles menées contre les services publics : RGPP, contractualisation, marchandisation... La fédération doit contribuer à rendre lisible et crédibles nos analyses et propositions, et les porter dans les instances dans lesquelles siègent nos élus.

Un syndicalisme indépendant : le SNESUP n'est lié à aucune force politique, ses décisions sont prises démocratiquement en interne. Il construit ses positions sur le monde économique et social, sur l'environnement, sur un projet alternatif de société et est ouvert aux autres forces syndicales en Europe et dans le monde.

La FSU, syndicat démocratique, permet l'expression des syndicats nationaux, des courants de pensée et des sections départementales et régionales tant au niveau d'instances locales qu'au travers de collectifs nationaux. Au fil des ans, elle s'est enrichie de nombreux syndicats implantés dans la fonction publique dont les préoccupations, plus ou moins proches de celles du supérieur, enrichissent notre réflexion. Cela nous a permis de renforcer nos analyses, de les confronter à d'autres champs. Pour autant la représentativité de la FSU, forte dans la fonction publique, ne nous permet pas aujourd'hui de participer à tous les dossiers concernant les salariés (réforme de la représentativité syndicale).

Nous assistons à une restructuration profonde de l'ESR. Les dispositifs territoriaux se démultiplient et s'enchevêtrent sur un air de déconcentration / reconcentration. Cela pose la question des contours d'une fédération syndicale historiquement dédiée à la fonction publique d'État et dont les structures fédérales sont calquées sur des territoires administratifs (régions et départements) que les nouvelles structures de l'ESR ne recoupent pas nécessairement : réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA), PRES ou pôles de compétitivité. De même, au sein de ces nouvelles structures, comme dans les établissements autonomes, les méthodes de « gouvernance » et de GRH tendent à s'uniformiser sur le privé (évaluation individuelle, primes au mérite, recours intensifié aux nontitulaires...) et s'appliquent à l'ensemble des personnels qui entrent dans le champ de syndicalisation de la FSU. Cette décentralisation qui ne dit pas son nom nécessite de (re)structurer la FSU pour constituer localement des contre-pouvoirs, et construire des alternatives.

La multiplication des statuts des personnels (titulaires ou non, contractuels de droit privé ou public), la diversification des employeurs (État, collectivités territoriales, établissements et organismes de recherche, SAIC, fondations, entreprises privées...) posent à la FSU la question de son organisation interne et des frontières de syndicalisation.

Le courant de pensée Action Syndicale, majoritaire dans le SNESUP, doit prendre toute sa place au sein de l'orientation Unité et Action. Il peut nourrir de manière constructive la réflexion fédérale tant au niveau local que dans ses différents secteurs nationaux. Un des enjeux du prochain congrès est que les syndiqués SNESUP votent nombreux pour le courant de pensée Unité & Action afin de renforcer l'apport original du SNESUP à la vie de la fédération.

 

Thierry Astruc, Frédérique Bassino, Noël Bernard, Didier Chamma, Marc Champesme, Marc Delepouve, Pierre Duharcourt, Jean Fabbri, Martine Gest, Carole Hoffmann, Gisèle Jean, Xavier Lambert, Michelle Lauton, Anne Mesliand, Marc Neveu, Alain Pagano, Philippe Rousseau, Stephane Tassel, Maurice Zattara.