Des organisations syndicales quittent les Assises du financement

Publié le 3 mai 2026

Le 26 mars, avait lieu la séance plénière des Assises du financement des universités. La délégation SNESUP-FSU a participé à deux des réunions qui l’ont précédée, mais après avoir écouté quelques interventions, elle a préféré quitter la séance, accompagnée par celles de la CGT-FERC Sup, de SUD, de l’UNEF et de L’Union étudiante, puis expliqué dans une déclaration commune les raisons de ce départ.

Pour nos délégations, la situation catastrophique dans laquelle se trouve l’université vient d’abord de la succession de réformes faites sans considération pour les missions essentielles du service public d’enseignement et de recherche.

L’ESR n’a pas besoin d’une nouvelle loi destructrice, mais d’un financement du service public à la hauteur des besoins des établissements.
BAISSE DES MOYENS

Elles ont dénoncé l’objectif inavoué du ministère qui, à travers la formule attractive de « constat partagé, rigoureux et incontestable », envisage de fait une baisse des moyens, un financement de l’enseignement supérieur privé et une augmentation des droits d’inscription. Elles n’ont voulu cautionner ni le retrait du financement de l’État, ni la pérennisation des inégalités de dotation, ni la destruction des valeurs de l’université dans des établissements publics expérimentaux, qui réduisent la démocratie et légitiment l’enseignement supérieur privé – la loi concernant ce dernier sera examinée au Sénat en juin.

L’ESR n’a pas besoin d’une nouvelle loi destructrice, mais d’un financement du service public à la hauteur des besoins des établissements, des étudiant·es, qui sont les grand·es absent·es de ces Assises, et du personnel, dont les représentant·es ne sont convié·es qu’à une portion congrue des débats.

Nos délégations sont ensuite parties rejoindre les quelques centaines de manifestant·es pour défiler en fanfare dans le Quartier latin et réclamer un budget digne pour l’ESR, et défendre la liberté académique, avec l’association Stand Up for Science.

par Emmanuel DE LESCURE, secrétaire général