CA du SNESUP-FSU – 09/03/2006 |
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Depuis l’immense succès du 7 mars, la mobilisation pour le retrait du CPE s’accroît dans les établissements d’enseignement supérieur. Les salariés sont de plus en plus nombreux à exprimer leur refus d’une régression qui les menace tous et leur solidarité avec les jeunes, qui seront les premiers touchés. L’opinion publique soutient de plus en plus le mouvement.
Le gouvernement et son chef se cramponnent à leurs orientations libérales,
autoritaires. Ils tentent de faire passer à marche forcée le projet
de CPE à quelques adaptations mineures près. Mais, en même
temps, ils ont de moins en moins de soutiens. Les jours voire les semaines qui
viennent sont décisifs : on peut gagner !
Pour ce faire, il faut amplifier les dynamiques actuelles : celle des mobilisations
étudiantes et lycéennes, variées dans leurs formes, et
celle de l’unité d’action des organisations syndicales de
salariés et des associations. L’université doit rester un
lieu de critiques et de constructions de propositions alternatives.
Le SNESUP appelle les personnels de l’enseignement supérieur à
s’engager totalement dans cette dynamique, à construire la mobilisation
et à définir en AG, en dialoguant avec les étudiants, les
modalités d’actions nécessaires au succès. Il dépose
dès aujourd’hui un préavis de grève pour la période
à venir. Il appelle en particulier à la grève le
jeudi 16 mars et à la réussite des manifestations prévues
à l’initiative des étudiants.
Le SNESUP demande que des dispositions d’aménagement du calendrier
universitaire soient prises afin que tous les étudiants aient les meilleures
conditions pour réussir leur année universitaire. Il appelle à
intervenir en ce sens pour que les conseils d’établissements les
décident dès maintenant.
Le SNESUP fera tout pour réussir les manifestations du samedi
18 mars, dans l’unité des salariés, de la société,
de sa jeunesse.
Paris, le 9 mars 2006